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Critique du Jeu Vidéo : Double Dragon Neon
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Critique du Jeu Vidéo : Double Dragon Neon

Avis critique rédigé par Bastien L. le mardi 10 janvier 2017 à 17:00

De la bagarre et des néons

Testé sur PS3

Véritable institution du beat'em all au tournant des années 1990, Double Dragon fêta ses 25 ans de bien triste manière fin 2012 avec une sorte d'hommage un peu trop kitsch...

A l'origine, la série est l'œuvre du développeur japonais Yohihisa Kishimoto qui donna ses lettres de noblesses au beat'em all. Une série qui fit le bonheur des salles arcades dans le monde mais aussi des possesseurs de consoles Nintendo entre 1987 et 1992. Trois jeux emblématiques et une adaptation hollywoodienne plus tard, la série garde un statut culte mais disparaît dans les limbes avec tous les fleurons du genre, Streets of  Rage en tête... Seul un rappel sur GBA en 2003 nous renseigne sur qui détient une licence qui a fait un sacré bout de chemin pour se retrouver dans les mains du développeur Californien WayForward Technologies, un studio de commande par excellente dont la seule licence originale notable se résume à Shantae... Et il en revient à Majeco Entertainment d'éditer, pour les 25 ans de la série, un Double Dragon Neon qui annonce clairement la couleur.

Le jeu se veut être un hommage à la licence mais aussi au genre du beat'em all en vue 2D à scrolling horizontal. Le tout avec une ambiance 80's dans tout ce qu'elle pouvait avoir de fluorescent. L'histoire début de manière classique avec la belle Marian se faisant violemment capturer par une bande de malfrats... Billy Lee et son frère Jimmy décident de partir la délivrer car c'est quand même leur petite copine... Oui, à tous les deux... Après deux niveaux à dérouiller du malfrat, le scénario pète un câble et nous voilà projeter dans l'espace où on nous apprend que notre belle est prisonnière de l'infâme Skullmageddon dont les motivations restent assez obscures. Mais on devra en découdre dans un vaisseau, un laboratoire secret, une ville fantôme et un repaire hight-tech... Le tout largement décoré de néons fluorescents aux couleurs improbables qui peinent à flatter la rétines des joueurs. Après si vous aimez, vous êtes largement servis... Plus sérieusement, l'ambiance générale du titre assez parodique et loufoque, comme son scénario nonsensesque au possible rendent la filiation avec les premiers Double Dragon difficile. Les vrais fans seront sûrement déçus. Les néophytes seront pour leur part désorientés. Alors oui on sourit quelques fois mais on ne peut s'empêcher de remarquer que le titre est techniquement à la ramasse. Les animations manquent de fluidité, l’incrustation des personnages sur les décors est peu convaincante et la direction artistique décevante. Seules les musiques dans le plus pur style de la pop/rock FM des années 1980 fait plaisir. On doit ces différents bijoux au talentueux Jake Kaufman.

Ce qu'on aurait pu espérer, c'est un vrai bon beat'em all à l'ancienne, capable de revitaliser le genre en s'accordant avec les exigences actuelles. Un bon défouloir décomplexé... Malheureusement il n'en est rien. Alors certes ce type de jeu ne brille pas par la profondeur de son gameplay mais quand même... On reste trop proche du basique coup de poing/coup de pied, armes à ramasser et coups spéciaux. Le nouveau système d'esquive n'est même pas satisfaisant. On peut certes améliorer les coups spéciaux et des capacités à choisir parmi de nombreuses à débloquer. Mais le système d'upgrade assez obscur (le jeu est totalement en anglais) se veut être un vrai bonus sur la durée palliant une durée de vie de 2 heures pour qui fait le jeu en co-op (seulement locale...) à deux. Et même dans ce gameplay assez simple, il nous arrive de pester face à des coups qui ne portent pas et la lenteur de nos personnages. D'autant plus que le level-design est trop basique ne surprenant que trop peu. La difficulté est aussi mal dosée et on ne comprend pourquoi on est obligé de commencer chaque stage avec 2 vies alors qu'on a terminé le niveau précédant avec bien plus. De même le système de continue est assez inutile puisqu'on recommence au début du niveau... Alors certes on peut s'amuser par moments avec des hordes d'ennemis à terrasser et des boss dans le plus pur esprit arcade. Mais d'un autre côté, le jeu coûte 10 euros soit deux fois plus que les premiers épisodes portés sur nos consoles ou que l'excellent Streets of Rage 2 dont l'accessibilité et la difficulté paramétrable est bien plus exemplaire.

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Double Dragon Neon est une déception. En voulant réaliser un hommage décomplexé à la licence, comme aux années 1980, les développeurs ne respectent pas tout à fait la licence malgré un côté kitsch qui peut plaire. Néanmoins le gameplay est trop pauvre pour justifier un nouvel épisode et on sent que le jeu n'a pas été assez pensé pour un titre qui aurait pu ressusciter un genre...

Critique de publiée le 10 janvier 2017.

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