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Critique du Film : 10 Cloverfield Lane
10 Cloverfield Lane >

Critique du Film : 10 Cloverfield Lane

Avis critique rédigé par Vincent L. le mardi 12 avril 2016 à 1255

Le sous-sol de la peur...

Huit ans après la sortie de CloverfieldJ.J. Abrams et sa société de production Bad Robot ont créé la surprise en annonçant la sortie d'une suite inattendue intitulée 10 Cloverfield Lane. On ne peut que constater l'indéniable savoir faire d'Abrams et de son équipe en matière de buzz et de promotion. Rappelons ainsi que si Cloverfield était un film somme toute assez moyen, la campagne promotionnelle qui nous l'avait vendu était quant à elle vraiment mémorable (faux journaux télévisés, fausses coupures de journaux, vraies informations mineures et grosses intox en tout genre). Sans être aussi dantesque, celle de 10 Cloverfield Lane aura su taper aussi juste pour nous vendre cette suite que l'on attendait pas du tout, suscitant contre toute attente une certaine impatience au fur et à mesure que les images étaient dévoilées.

Premier long-métrage de Dan Trachtenberg (auteur d'un fan film très qualitatif sur Portal, que l'on peut voir ICI), 10 Cloverfield Lane a bénéficié du talent d'artistes solides oeuvrant sur l'ensemble des postes clés du film : l'équipe de J.J. Abrams à la production (avec notamment Drew - La Cabane dans les bois - Goddard au poste de producteur exécutif), Damien Chazelle (tout juste auréolé du succès public et critique de Whiplashson excellent premier long) au scénario, Bear McCreary (compositeur pour de nombreuses séries télévisée, dont Battlestar Galactica) à la musique, Jeff Cutter (chef op sur Esther ou Freddy) à la la photographie. Chacun de ces artistes a clairement apporté au film un savoir-faire indéniable qui le dote d'un aspect technique soigné très agréable.


Par rapport à son prédécesseur, 10 Cloverfield Lane joue la carte de la rupture totale. Sur la forme, la technique du found footage a ainsi été écartée (et on ne s'en plaindra pas !) alors que sur le fond, on passe d'un film de monstre à un huis-clos psychologique. En fait, les deux longs-métrage semblent ne rien à voir entre eux, au point que l'on se demande de prime abord si le "Cloverfield" du titre n'est pas qu'un simple argument de vente (ce qui, commercialement parlant, était une théorie tout à fait plausible). C'est à la fois le cas et pas le cas, car si les deux longs-métrages sont bel et bien différents, ils possèdent tout de même un certain nombre de points communs les liants l'un à l'autre. Au final, cela finit même par bénéficier au premier film qui devient un poil plus intéressant dès lors que l'on a vu cette suite.

En effet, 10 Cloverfield Lane s'avère être un spectacle terriblement efficace. Si Trachtenberg ne réinvente pas le huis-clos, il en maîtrise clairement toutes les techniques formelles. Le film s'avère ainsi prenant du début à la fin alors même qu'il peut, sur le papier, se résumer à seulement trois personnages qui évoluent dans deux pièces différentes. Entre suspens et mystère, le long-métrage sait savamment entretenir l'attention du spectateur. Il faut aussi reconnaître qu'il est aidé par un scénario bien équilibré (qui, outre des rebondissements efficaces, prend le temps de poser ses personnages et de susciter l'empathie à leur égard) et par un casting quatre étoiles largement dominé par un John Goodman absolument génial (enfin un rôle à la hauteur de son talent !).

Mais si 10 Cloverfield Lane s'avère soigné et plaisant, il n'en demeure pas moins extrêmement classique, tant dans le fond que sur la forme. On n'est pour ainsi dire jamais surpris vraiment par le film, qui ne quitte jamais sa zone de confort pour tenter de jouer la carte de la rupture et amener le spectateur dans des directions inattendues. Dans le même ordre d'idée, La conclusion finit assez rapidement par devenir prévisible, et si le lien avec Cloverfield se fait somme toute plutôt naturellement, il reste à la fois trop léger et trop classique pour provoquer un réellement emballement. 10 Cloverfield Lane ne parvient donc jamais vraiment à s'extirper de son statut de simple série B, et bien que le métrage s'avère globalement supérieur à son prédécesseur, son absence de surprise le rend paradoxalement plus anecdotique.

La conclusion de

Bien que difficilement comparable à son prédécesseur, 10 Cloverfield Lane s'impose tout de même comme une suite supérieure au premier opus. En dépit de son absence totale d'originalité, le long-métrage s'avère être un huis-clos efficace et soigné, qui plus est porté par une équipe d'artistes talentueux et visiblement sincères de leurs démarches respectives. Dommage, donc, qu'il lui manque ce petit quelque chose en plus qui lui aurait permis de dépasser son statut de simple série B...

Que faut-il en retenir ?

  • Mise en scène et scénario efficaces,
  • Casting impeccable,
  • Techniquement soigné.

Que faut-il oublier ?

  • Souffre d'un gros manque d'originalité.

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