75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°2 : Remontez le temps jusqu'à l'installation de votre Adblocker et rajoutez-nous en liste blanche.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Les Gardiens de la Galaxie >

Critique du Film : Les Gardiens de la Galaxie

Avis critique rédigé par Jonathan C. le jeudi 6 novembre 2014 à 02:54

Galaxy quest

C'est à se demander comment Kevin Feige, président de Marvel Studios, a pu accepter de confier un gros blockbuster Marvel de 200 millions de dollars à un mec comme James Gunn, sale gosse des seventies et des eighties, ancien scénariste pour la Troma, scénariste de L'Armée des morts et du film Scooby-Doo, et réalisateur du savoureusement dégueu Horribilis et du jouissif Super (qui était déjà un anti-film de super-héros, ou disons un film anti-super-héros). En tous cas c'était un choix judicieux (ça change des tâcherons) et ça donne le plus punk et le plus rock'n'roll des films Marvel.

Avec ses losers dégénérés et marginaux en guise de héros, James Gunn dynamite à la fois le film de super-héros et le space-opera en leur retirant, pardonnez l'expression, le balai qu'ils avaient dans le cul depuis bien des années. Complètement décalé dans l'univers Marvel, Les Gardiens de la Galaxie ne se prend pas au sérieux et carbure à l'humour régressif et cartoonesque (mais pas de potache pipi-caca ici), accentuant ainsi l'aspect comics-book, sur une bande-son jubilatoire bourrée de titres rock des années 70 et 80 que le héros écoute sur son Walkman. Avec une audace de sale gosse, Gunn n’hésite jamais à interrompre des moments d’action ou d’émotion par un gag ou une punch-line, mais sans que cela ne nuise au récit. Jouissant d’une grande liberté, le réalisateur, enfant nostalgique de la contre-culture, multiplie les citations (il ose faire citer Footloose au héros et faire apparaitre…Howard the Duck ! qui, il faut le savoir, est bel et bien un personnage issu de l'univers Marvel !) et les coups d’épaule amusé au spectateur. Le générique de début annonce la couleur : c'est pop et ça swingue !

Mais ça ne l'empêche pas de développer des personnages très attachants et originaux, à la fois cools et touchants, et de caser de temps en temps des petites scènes émouvantes et intenses qui font des héros plus que de simples bouffons (hey Joss Whedon, prends-en de la graine). Il s’agit en réalité d’un récit initiatique ou des losers apprennent à devenir malgré eux des héros (même si c’est une thématique récurrente chez Marvel, ça a rarement été aussi bien mené qu’ici), notamment en se réunissant (séparément ils ne sont rien, ensemble ils sont tout), d’où la réflexion habituelle sur l’amitié.

James Gunn est parfois un peu brouillon dans l'action et il n’y a pas vraiment de morceaux de bravoure (mais beaucoup de séquences bien fun), mais ça n'en reste pas moins grisant, électrisant, flamboyant, jouissif, drôle (y'a vraiment des gags hilarants et plein de répliques qui font mouche), spectaculaire (avec de vraies batailles spatiales, des bastons, des fusillades...) et visuellement créatif (se révèle un univers foisonnant en ébullition : planètes, vaisseaux, nombreuses races d’aliens, armes et accessoires, etc.), le tout à une cadence non-stop truffée de rebondissements façon serial. Les Gardiens de la Galaxie trouve un parfait équilibre entre l’humour, l’émotion et l’action.

James Gunn a réuni un casting hétéroclite et improbable qui change vraiment des standards : le pas très connu (jusqu’ici second couteau) Chris Pratt assure totalement au niveau cool-attitude tout en parvenant à être émouvant, Rocket (Bradley Cooper) et Groot (Vin Diesel, qui n'a qu'une réplique à sortir) sont démentiels (tandem aussi bizarre que jouissif), l'ancien catcheur star de la WWE Dave Bautista (dans le rôle de Drax) joue avec dérision de son image de gros bourrin, Zoe Saldana (qui n’est plus bleue mais verte) a la classe, et on croise plein de têtes connues telles que Michael Rooker (ça fait plaisir de le revoir au cinéma, merci James Gunn), John C. Reilly, Glenn Close (un film ou l'on passe de Dave Bautista à Glenn Close, ça existe désormais), Lee Pace (dans le rôle du bad guy), Djimon Hounsou ou Benicio Del Toro (toujours dans son rôle du Collectionneur). Bref, avec Captain America : Le Soldat de l'Hiver, Les Gardiens de la Galaxie est la meilleure production Marvel.

78

Armé d'un énorme budget, le trublion James Gunn réalise le plus fou, le plus punk et rock'n'roll des films estampillés Marvel, pas étonnant de la part d'un transfuge de la Troma auquel on doit les délirants Horribilis et Super. Tout en dynamisant aussi bien le film de super-héros que le space-opera, Les Gardiens de la Galaxie développe des anti-héros marginaux attachants et originaux, et révèle un univers riche et foisonnant, dans une production design superbe, une mise en scène à la fois ample et nerveuse, et sur une bande-son old rock électrisante. Truffé de gags, d'action et de clins d'oeil, cet étonnant et grisant blockbuster dopé à l'adrénaline et à la contre-culture n'en oublie pas l'émotion, qui surgit quand on s'y attend le moins. Ca change de la soupe (plus ou moins bonne) que nous sert Marvel depuis des années.

Critique de publiée le 6 novembre 2014.

Que faut-il en retenir ?

  • Des anti-héros décalés attachants
  • Une esthétique très comics-book
  • Une bande-son rock'n'roll old school
  • Un parfait mélange entre action, humour et émotion
  • Réalisation et prod design au top

Que faut-il oublier ?

  • Un peu brouillon dans l'action
  • Pas de vrais morceaux de bravoure

Acheter Les Gardiens de la Galaxie en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Les Gardiens de la Galaxie sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Suis nous sur facebook !