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Critique du Film : La Colère des Titans
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Critique du Film : La Colère des Titans

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 6 août 2012 à 1639

Choc, Colère, même combat...

Bien qu'il se soit fait éreinter par la critique et par le public au moment de sa sortie cinéma, le remake du Choc des titans par Louis Leterrier aura connu une belle petite carrière au box-office, rapportant à ses heureux producteurs plus de cinq cent millions de dollars à travers le monde. Si ce succès commercial a eu pour conséquence directe la mise en chantier d'une suite - normal, on est à Hollywood ! - cela a pourtant posé aux producteurs un sérieux problème en terme de crédibilité. Imaginez plutôt le casse-tête : comment vendre au public une suite à un film que presque personne n'a aimé, et pour lequel la conversion en 3D a unanimement été jugée comme étant une grosse arnaque ? Heureusement, il y a toujours plus d'un tour dans le chapeau des publicitaire, et cela a finalement amené à une solution plutôt originale : l'honnêteté, chacun gardant profil bas, faisant son mea culpa pour le fiasco et critiquant sans retenue le remake pour sa médiocrité.

A une époque où le marketing est roi dans les productions hollywoodienne, et où le discours de chacun est impeccablement formaté pour vendre les films, il a ainsi été très surprenant d'entendre Sam Worthington critiquer ouvertement Le Choc des titans au moment de la promotion de sa suite. Tout le monde en a pris pour son grade : la conversion en 3D a été faite trop rapidement, le travail de Louis Leterrier n'était pas satisfaisant, le scénario ne s'est pas avéré à la hauteur des ambitions ; le stratagème a été poussé tellement loin que Worthington a lui-même avoué que son interprétation de Persée n'était pas très bonne. Une première dans une campagne promotionnelle dont le message semblait se résumer à « excusez nous, on s'est planté sur le premier, mais on a appris de nos erreurs pour vous offrir un spectacle digne de ce nom... ». Mais vu le résultat final, force est de constater qu'il fallait plutôt entendre : « on vous a baisé, on vous re-baisera ! ».

Parce qu'en effet, malgré tout ce qui a pu être dit, La Colère des Titans s'avère être dans la continuité du Choc des titans, c'est à dire tout aussi raté que lui. A posteriori, il est ainsi amusant de se rappeler des paroles de Sam Worthington quant à son jeu d'acteur lorsque l'on s'aperçoit que son seul effort a été de se faire pousser les cheveux (actor studio !) ; pour le reste, le petit protégé de James Cameron se contente de nous refaire le coup du froncement de sourcil en guise de seule expression faciale et de traverser le long-métrage de la manière la plus insipide qui soit. A ses côtés, les petits nouveaux (Rosamund Pike et Toby Kebbell) semblent visiblement faire le concours du comédien le plus insignifiant (en même temps, on peut comprendre qu'ils ne veulent pas que l'on se souvienne de leur participation) là où les plus expérimentés (Liam Neeson, Ralph Fiennes, Bill Nighy) se contentent de cachetonner ouvertement.

En terme de mise en scène, La Colère des Titans réussit même à passer un cran en dessous de son prédécesseur. Yes-man d'ordinaire plutôt sympathique, Jonathan Liebesman se vautre complètement, ne parvenant jamais à reproduire l'efficacité formelle du travail de Louis Leterrier (lequel avait livré un travail somme toute assez efficace qui réussissait à masquer les nombreuses faiblesses du scénario) ; les scènes d'action de cette suite sont donc très moyennes, et ne s'avèrent pas réellement passionnantes à suivre. On retrouve de plus en dénominateur commun entre les deux films l'absence totale de personnalité dans la mise en scène, ce qui, une nouvelle fois, confère au film un affreux côté quelconque. Le tout est cependant bien emballé dans un montage efficace qui parvient à faire illusion - on sent énormément le travail de post-production pour sauver les meubles - et qui confère au film suffisamment de rythme pour que l'on ne s'ennuie pas trop devant.

Etonnamment, au niveau visuel, le film ne s'avère pas à non plus la hauteur des attentes. Alors que la modélisation des monstres était l'un des quelques points forts du Choc des titans, les effets spéciaux de cette suite sont particulièrement fluctuants d'une scène à l'autre. Si Kronos, boss de fin de jeu du film, dispose d'un visuel tout à fait acceptable, nombre d'autres ne bénéficient pas de la même qualité de traitement, à l'instar de géants au design de mogoloïdes ou du minotaure en caoutchou. D'une scène à l'autre, La Colère des Titans passe donc du blockbuster hollywoodien au vieux swords and sandals bien bis, ce qui tend à renforcer le côté bancal du film. On notera cependant l'aspect nettement moins kitch du tout, les dieux ayant remisés leurs armures façon Saint Seiya au vestiaire pour s'habiller de frusques visiblement volées au premier clochard venu (les dieux étant sur le déclin, on suppose que le fisc leur a pris tout leur argent entre les deux films.).

Enfin, comment passer sous silence la grande bétise du scénario. Les choses avaient été amorcées dans Le Choc des titans, La Colère des Titans se situe sur la même ligne directrice et fait d'Hadès le plus demeuré des dieux de l'Olympe (on finit par se croire dans un film des Frères Coen tellement ce pauvre garçon est idiot !). L'histoire de cette suite est ainsi un monument de pure crétinerie, jamais masquée par un scénario d'une linéarité consternante (on se croirait dans un jeu vidéo avec une avancée par niveaux), par des séquences sans aucune cohérence (le passage du labyrinthe qui mène aux enfers n'a ni queue ni tête) et par des dialogues vraiment nuls. Au final, si La Colère des Titans a tout d'un énorme ratage, il s'avère donc plutôt uniforme dans la médiocrité et le manque d'intérêt, donnant une sorte d'uniformité à ce diptyque ; espérons maintenant qu'ils ne nous fassent pas un trois...

La conclusion de

Se situant dans la parfaite continuité du Choc des titans, La colère des Titans réussit l'exploit d'être légèrement moins bien que son prédecesseur, déjà pas terrible du tout. Tout aussi moyen et ennuyeux que pouvait déjà l'être le film de Louis Leterrier, il ne propose rien de fondamentalement nouveau et se contente de dupliquer avec plus ou moins de bonheur une recette pas franchement passionnante. Si l'accumulation de scènes d'actions parvient à donner au long-métrage suffisamment de rythme pour qu'il ne soit pas trop ennuyeux, cela ne parvient pas complètement à faire passer la pillule de ce spectacle bête à manger du foin, qui se pose comme l'archétype même du blockbuster raté à presque tous les niveaux.

Que faut-il en retenir ?

  • Un rythme bien entretenu,
  • Quelques effets spéciaux réussis.

Que faut-il oublier ?

  • Mise en scène peu inspirée,
  • Histoire particulièrement stupide,
  • Scénario inintéressant,
  • Dialogues très crétins,
  • Interprétation plus que moyenne,
  • Des monstres souvent ridicules,

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