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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Van Helsing II
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Van Helsing II

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 13 mars 2012 à 2001

Dracula (mentable)

Poussé par une soif de vengeance, traversant les âges, Abraham Van Helsing voue son existence à accomplir sa quête: exterminer la race des vampires ! Il dédie chaque créature éliminée à la mémoire d’Yvonne, son aimée, qu’il a dû tuer après qu’elle ait été mordue par Sebastian, le dernier des princes vampires. Au fil des siècles, cet impitoyable chasseur, qui a réussi l’exploit de détruire Dracula (en récompense de quoi il reçut l’immortalité), est devenu un personnage quasi légendaire, respecté par ses pairs et craint de la communauté vampire. Bénéficiant du soutien de l’église et des membres de sa société secrète, Van Helsing est désormais prêt à affronter Sebastian et ses créatures, au cours d’une nuit qui va s’avérer décisive...

Rebaptisé aux Etats-Unis, pour des raisons purement juridiques, Way of the Vampire, Van Helsing II a récupéré son nom originel en débarquant dans nos bacs à DVD (il est toutefois bizarrement sous-titré Dracula "contre" les vampires - un truc m'échappe, là). Cette petite production The Asylum datant de 2005, édité chez nous par Emylia, surfait évidemment sur le succès du film de Stephen Sommers et, comme l’on peut s’en douter, il n’a pas grand chose à voir avec le blockbuster de l’Universal. Réalisée avec trois figues et un caramel, cette œuvre de Sarah Nean Bruce et Eduardo Durão s’appuie sur un scénario des plus banals et sur une brochette de comédiens dont les performances dramatiques sont plus à même de déclencher des éclats de rire que provoquer des frissons d’angoisse.

Pour des raisons purement économiques, l’histoire se déroule principalement de nos jours (on remarque d’ailleurs que les scènes se situant à une époque vaguement médiévale ne diffèrent guère, par leur décorum, du reste du métrage). D’un coté, on accompagne un Van Helsing travaillant sous couverture dans un hôpital, entouré d’une équipe d’exterminateurs empotés. De l’autre, un Sebastian et sa compagne qui vampirisent sans répit, afin de se construire une puissante (hahaha!) armée de vampires. Aussi habiles avec leurs caméras qu’une poule avec un couteau, Sarah Nean Bruce et Eduardo Durão (qui depuis, probablement rouges de honte, ont disparu des plateaux) nous offrent la vision de combats absolument nullissimes baignant dans une photographie hideuse entre des vampires sous-doués équipés de canines en plastique et maquillés comme des opossums et des chasseurs lymphatiques qui ont appris quelques mouvements martiaux une poignée de minutes avant le début du tournage.

Pour égayer leur métrage, les deux cinéastes ont eu la mauvaise bonne idée d’introduire dans les combats acharnés nombre de plans de coupe aux propriétés gores (tous absolument pas raccords, mais l’on s’en moque un peu) et une longue scène érotique totalement inutile, donc essentielle, mettant en évidence les charmes des fiancés de Sebastian. L’amateur de cinéma Z appréciera donc ces plaies béantes fabriquées à base de latex imbibées de sang artificiel et appliquées maladroitement sur la peau des acteurs et la plastique de comédiennes bien plus agréables à voir qu’à entendre. On pourra également apprécier l’effort consenti par les deux olibrius de rester fidèle à la mythologie mise en place par Bram Stoker. Ainsi, les vampires craignent les crucifix (même les bijoux en sautoir en forme de croix les font flipper grave) et l’eau minérale bénite. Il est cependant dommage que les exterminateurs dédaignent souvent de faire usage de ces accessoires, notamment quand ils s’introduisent dans un nid rempli de ces créatures.

Dans Van Helsing II, les vampires ne se transforment pas en brouillard, ni en une multitude de rats, ni en chauve-souris. Ils ne font pas de bonds surhumains, pas plus qu’ils n’arrivent à soulever une victime à bout de bras, au dessus de leur tête. Par contre, ils se la pètent sévère. Des vrais copycat de David Caruso. En plus théâtral, les ray-ban et le soleil floridien en moins. Le summun de « j’me la pète » se situe vers la fin du métrage, quand Sebastian endosse la panoplie de Bela Lugosi et cabotine comme un super vilain de comic book. Puis, il y a les fiancées de Sebastian. Suivant l’état d’esprit du moment, l’on rira ou l’on s’irritera devant ces femelles « vampires » crachant, feulant et sautant comme des chats en colère. Personnellement, je me suis bien amusé, notamment grâce au jeu pitoyable de Denise Boutte, qui lui fait atteindre les sommets du ridicule.

Mais Denise Boutte ne détient pas l’exclusivité dans le domaine du non-jeu. Rhett Giles, charismatique comme une endive au jambon, n’a pas grand-chose à lui envier. Aussi crédible en héros éternel que le serait Josiane Balasko en danseuse étoile, ce spécialiste de la série Z et des productions Asylum ne possède même pas le grain de folie potache souvent rencontré chez ses confrères. C’est le Van Helsing le plus insipide qu’il m’ait été donné de voir. On aurait préféré qu’il en fasse des tonnes, comme Paul Logan qui, dans le rôle de Dracula, nous offre un cabotinage d’une intensité inversement proportionnelle à sa durée à l’écran (quelques minutes) ou Andreas Beckett, impayable en seigneur vampire baroque.

La conclusion de

Van Helsing II, c’est une réalisation médiocre, un environnement cheap, un casting pathétique, le tout construit sur un scénario qui n’a rien à voir avec l’histoire contée dans le film de Stephen Sommers, et pas grand-chose avec l’œuvre de Bram Stoker. Reste que c’est tellement nul que c’est parfois marrant. Ou pas.

Que faut-il en retenir ?

  • Drôle au dixième degré

Que faut-il oublier ?

  • Même pour du Asylum, c’est sacrément mauvais

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