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Critique du Film : Van Helsing
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Critique du Film : Van Helsing

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 20 avril 2007 à 1515

Le Croque Monstre Show de tonton Stephen

Wolferine a perdu ses griffes métalliques. A la place, il a hérité d’un manteau de 8 tonnes plein de poches et d’un chapeau indestructible. Pour l’occasion, il a également changé de nom ; il se nomme désormais Van Helsing. Il n’habite plus chez le professeur Xavier (marre des mioches surdoués, probablement), mais dans une obscure cave du Vatican, grouillant de types en bures qui passent leur temps à faire semblant de lire ou inventer des gadgets pour le MI6 ou pour Austin Powers. Par contre, son métier n’a pas changé, il doit toujours chasser du Vilain, et les gens le détestent tous toujours autant. Comme quoi, c’est pas toujours utile d’avoir une belle gueule (je sais de quoi je parle).
Cette fois-ci, après qu’il ait mis en hors d’état de nuire un Hyde (une sorte de mélange entre un Hulk et un Casimodo, avec la connerie des deux), ses employeurs cul bénis l’envoient dans le Carpathes - ou dans les Monts Brumeux, ce qui pourrait expliquer la présence de gobelins - afin de calmer un Dracula surexcité (mais heureusement débarrassée de sa choucroute) ainsi que ses fiancées qui sont de véritables Harpies - dans tous les sens du terme. En effet, le prince des Ténèbres et ses meufs qui, tel Minus et Cortex, veulent dooooominer le monde, ont maintenant pour ambition de créer une armée de rejetons aux dents longues. Pour cela, ce cher Vlad s’est emparé des installations d’un Victor Frankenstein figuratif car vu son age, le Maître des Vampires a beau se la jouer séducteur, il y a longtemps qu’il ne peut plus le faire par des moyens plus naturels (le bourgeon est flétri comme on dit dans les campagnes).
Donc, accompagné d’un buddy sorti tout droit d’Au Nom de la Rose, Van Helsing débarque donc en Transylvanie. Là, dans le village des schtroumpfs (3 maisons, une vache, une fontaine) il rencontre une Kate Beckinsale qui a échangé son body en cuir d’Underworld contre un corset de girl de saloon. Dernière héritière de la lignée des ennemis de tonton Dracu, la belle brune vit en permanence sous la menace d’attaques de vampires, d’autant plus que son frère aîné est devenu un loup-garou esclave du Comte. Ca tombe bien d’ailleurs, car c’est le cas… les créatures de la nuit attaquent pile poil au moment au Van Helsing met un pied sur la place du village (probablement une alarme cachée). Les choses sérieuses commencent alors…
Van Helsing, le film de Stephen Sommers, est un véritable pot pourri de fleurs séchées sorties des cartons de l’Universal. Un Dracula très fade y côtoie un Frankenstein à l’allure de phare d’Ouessant et des Loups-garous numériques aussi effrayants que des caniches boiteux. A cela, il ne faut pas oublier d’y ajouter des sortes de gnomes à lunettes d’origine inconnue (les 7 nains mutants ?). Au niveau des décors, on passe du bossu de Notre-Dame à la Porte du Mordor, le tout avec une débauche d’effets numériques propres à rendre vert de jalousie des modeleurs de jeu vidéo de chez Cyan Inc. (ne me dite pas que vous ne connaissez pas !).
Le scénario, lui, tiendrait sur un papier d’emballage de Malabar, et encore, il resterait de la place pour écrire la liste complète des courses pour une famille avec cinq enfants, bonne espagnole comprise. Ca sent vraiment le truc écrit en cinq minutes sur une table de cantine, durant la pose casse-croûte de scénaristes syndiqués. Il ne fait par conséquent aucun doute que Stephen Sommers visait à réaliser un film d’action primitif, un défouloir sans retenue et plutôt fun. Ben, de ce coté là, on repassera aussi. Non pas que Van Helsing ne comporte pas de scènes d’action, bien au contraire, il n’y a que ça, et c’est là tout le problème. A part les gamins de moins de 10 ans et les harcore gamers de Counter Strike lobotomisés, il n’y a pas masse de gens qui souhaitent mater un film sans aucune trame narrative…Quoi ? Si ? Ah, bon, autant pour moi… Et même les dialogues cons ou creux ? Ils apprécient aussi ? Parce que là, pour le coup, à coté, les Chevaliers du Zodiaque c’est du Michel Audiard. Ils poussent même le vice à filer à Beckinsale des lignes de dialogue durant lesquels elles commentent l’action qui se déroule à l’écran. Du style : ils arrivent, ils s’en vont, ils sont trois ou je suis blessé. Finalement, si l’on y réfléchit, Van Helsing est le premier film pour aveugles ! Alors, concept révolutionnaire ou fumisterie ? J’ai fait mon choix.
J’en vois certains argumenter que c’est le cachet Stephen Sommers. La Momie, voir même Un Cri dans l'Océan, étaient construit sur le même modèle. Et là, je réponds non. Car Van Helsing ne cultive pas la même politique de distanciation, cette même approche au second degré que les films mis en exemple. L’humour est quasiment absent ou foireux, les punch lines tombent à plat. Hugh Jackman, malgré son talent et son charisme, ne possède pas le même potentiel de sympathie que Brendan Fraser, un comédien bouffon qui rendait son anti-héros si attachant, et ses répliques à deux balles font alors long feu. Le plus ennuyeux est le manque de punch des méchants. Passons sur les fiancés qui, même si elles bénéficient de bons effets numériques, ne sont que trois pétasses poseuses. Cela ne serait pas grave si leur amant éternel était à la hauteur. Ce n’est hélas pas le cas, c’est le Seigneur des Ténèbres le plus mou que j’ai vu depuis longtemps. En comparaison, même Gerard Butler dans Dracula 2001 est plus convaincant, c’est dire la cata. Là, pour le coup, c’est carrément carton rouge.
Alors, que reste-t-il ? Un moine qui essaye en vain de nous faire rire, une énigme a deux balles qui tient en échec l’Eglise romaine depuis 300 ans, un monstre de Frankenstein dépressif (fortement inspiré de celui de Kenneth Branagh), et des métamorphoses lycanthropiques et numérisées un peu trop cartoonnesques (mais toutefois réussies). Pas grand-chose de terrible, en fait. Ah oui, il y a aussi la chute de reins de la belle Kate, un des rares endroits où je m'hasarderais à faire du rafting… Mais c’est une autre histoire.

La conclusion de

Van Helsing est le pur prototype du produit foireux. A force de tirer sur l’élastique de l’actioner pulp (il avait déjà bien tendu dans le très moyen Momie 2), son élastique artistique un peu limité a fini par se rompre. Et lui est retourné sur le pif. Le résultat est fade, aussi fun qu’un discours de Sarko. Reste quelques séquences d’actions effectués par des agglomérats de pixel déterminés à rattraper le tout. En vain… Peut éventuellement plaire à votre petit neveu de 5 ans, celui qui n’arrête pas de vous piquer vos collectors de McFarlane.

Que faut-il en retenir ?

  • De bons effets numériques
  • Kate Beckinsale en contre-plongée

Que faut-il oublier ?

  • Bah, tout le reste
  • Et, comme dirait Wedge, ça manque de vaisseaux...

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