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Metal Hurlant 1975-1987: la machine à réver >

Critique du Livre : Metal Hurlant 1975-1987: la machine à réver

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 6 décembre 2005 à 04:48

Un bel hommage à la nouvelle vague des années 70

Pour les plus jeunes de nos internautes, il est peut-être nécessaire que je précise un peu ce que fut Metal Hurlant, ce magazine vraiment particulier qui mêlait cinéma de genre, musique rock et bande dessinée. Né en 1975, et créé par le trio Druillet, Dionnet et Moebius, Métal Hurlant, dés ses débuts en kiosque posa les bases d’un nouveau style culturel qui alla jusqu’à influencer le milieu artistique français, mais aussi mondial. Cela inspira notamment les américains, qui après la parution d’un équivalent papier, intitulé Heavy Metal, sortirent dans les années 80, un film d’animation éponyme qui est considéré aujourd’hui comme une véritable œuvre culte. Si cela n’est pas de la reconnaissance… D’ailleurs, il faut croire que cette ‘’metalmania’’ n’est pas prêt de s’estomper avec la sortie en 2001 d’une séquelle, Heavy Metal 2000, mis en chantier à l’initiative du dessinateur Kevin Eastman. Depuis 2002, Metal Hurlant est réédité sous une forme assez différente ; c’est un magazine bicéphale franco-américain dont le siège est à San Francisco, et il est destiné à promouvoir les jeunes auteurs.


Le livre de Poussin et de Marmonnier, fort de ses 360 pages, raconte de manière précise et détaillée la genèse, l’apogée, puis la tragique disparition de cet icône des années post 68. A grand renfort d’entretien avec les principaux acteurs, on prend connaissance du contenu des 12 tumultueuses années d’existence du magazine, mais aussi les conditions douloureuses dans lesquels il a vu le jour. Le départ des ‘’petits cons’’ – comme appelait Goscinny ceux qu’ils considéra comme ses enfants – que sont Druillet et Giraud de la rédaction de Pilote, la création de l’Echo des Savanes en 1973 par les autres transfuges de Pilote – Nikita Mandrika, Claire Brétecher et Marcel Gotlib -, l’arrivée du troublion Jean-Pierre ‘’celui qui va tout changer’’ Dionnet, puis la connaissance avec Jodorowsky. Une période fascinante remplie de colère, de trahisons et de déceptions, mais aussi d’une créativité sans limite.

Vient ensuite le descriptif, toujours par l’intermédiaire d’entretiens très intéressants, de la vie très agitée qui anima la rédaction de Metal Hurlant jusqu’à sa disparition. On y apprend ainsi les conditions dans lesquels se sont passées les arrivées de Philippe Manœuvre, de Bouyxou, de Jean-Luc Fromental, ainsi que le triste départ de Dionnet et l’éviction de Fromental en 1986. Un regard est également porté sur quelques uns des artistes lancés dans le grand bain par cette bande de dingues et qui ont rendus l’existence du magazine possible comme : Marc Caro, Florence Cestac, Paul Gillon, Frank Margerin, Chantal Montellier, Denis Sire, Serge Clerc, Jano, Kent, Tramber, Benito, Luc Cornillon, Max, Pierre Ouin et Marc Bati.
La dernière partie est une riche iconographie en couleur, de qualité, sur les contenus du magazine durant son existence, classés par année. Une initiative intéressante qui, au-delà du plaisir des yeux, permet de constater la richesse éclectique de ce mensuel hors norme.

90

Bref, Metal Hurlant : la Machine à rêver, est un ouvrage indispensable à tout amateur de bande dessinée - et pas seulement les quadragénaires, ok Requiem ?- qui voudrait s’informer plus précisément sur les influences exercées sur les graphistes des années 2000, qui ont été, de différentes manières, obligatoirement touchés par le phénomène Metal Hurlant ou Heavy Metal. Les seuls reproches que je ferais sont un brochage un peu fragile – c’est sur, pas de soucis pour Denoel, il est impossible de le scanner - et un prix relativement élevé. Mais bon, c’est bientôt Noël.

Critique de publiée le 6 décembre 2005.

Que faut-il en retenir ?

  • Une richesse d’information inestimable
  • Des entretiens très intéressants
  • Une iconographie riche et de qualité

Que faut-il oublier ?

  • Le prix, un peu élevé
  • La relative fragilité de l’ouvrage.

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