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Critique du film : Les schtroumpfs [2011], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le samedi 6 août 2011 à 07h59

Les Schtroumpfs prennent vie !

Schtroumpf alors ! Il aura fallu attendre pas loin de 63 ans après que notre ami belge Peyo ait donné vie à de petits schtroumpfs bleus pour les voir débarquer sur nos écrans en film « live ».  Reste à savoir maintenant si l’attente en valait la peine et si cet univers enfantin et naïf a bien encaissé le lifting hollywoodien. Dans le cas d’un produit dénaturé, n’aurait-il pas mieux valu que nos petits amis bleus restent dans les bandes dessinées et les films d’animations ? Verdict ici.

Dans leur village de maisons aux allures de champignons et à l’environnement verdoyant, les  Schtroumpfs vivent dans la joie et la bonne humeur. Rien ne semble troubler leur petit mode de vie et leur tranquillité hormis la menace «  Gargamel », ce sorcier mesquin et peu intelligent, assisté de son vilain chat Azraël. Cette « nouvelle » aventure débute alors que le Schtroumpf Maladroit désire cueillir des fleurs pour son grand Grand Schtroumpf préféré et tombe malencontreusement sur Gargamel. En prenant la fuite, de par sa maladresse, il guide le sorcier et son chat jusqu’au village. Un événement désastreux qui oblige les créatures bleues, dans la panique générale,  à abandonner leur résidence. Dans leur tentative d’échapper au méchant Gargamel, le Schtroumpf Maladroit, le Grand Schtroumpf, la Stroumphette, le Schtroumpf à lunette et le Schtroumpf costaud vont emprunter une mauvaise route et se trouver projetés à notre époque… au beau milieu de Central Park.

Images Schtroumpfs 1

La bande-annonce ne trahissait en rien ce qu’est réellement le film. Faisant fi des vingt-neuf titres de la série de bandes dessinées, les scénaristes ont préféré opter pour une histoire originale qui amène Les schtroumpfs de notre tendre jeunesse en plein New York. La période moyenâgeuse se concentre donc dans les dix premières minutes du film. Passée cette mise en place collant assez fidèlement à l’univers fantasy créé par Peyo, on le quitte définitivement pour voir les schtroumpfs évoluer dans un New York plus moderne que jamais. Alors que l’on aurait aimé voir des apparitions de Johan et Pirlouit, ou encore, pourquoi pas, une variation sur les Schtroumpfs noirs, les scénaristes ont d'emblée préféré ne s’adresser qu’à la génération des 4-10 ans. Toutes les péripéties du récit semblent ainsi pensées pour ce public aux et ne cherche jamais à s’adresser aux adultes, en jouant sur la fibre nostalgique (hormis la musique de Lala la schtroumpf lala). En usant de cette démarche, la production se prive donc d’une certaine audience mais, heureusement, conduit tout de même son affaire de manière habile. D'une part, les hommages à son créateur sont si nombreux et si bien intégrés dans l’histoire qu’il parait évident que la nouvelle génération de spectateurs voudra se  plonger - après projection – dans d’autres aventures en bandes dessinées (les éditions Le Lombard vont s’en réjouir). D’autre part, l’humour très extravagant et saugrenu d’Hank Azaria (Gargamel) va faire souvent mouche auprès des plus jeunes et faire certainement rire aux éclats vos bambins. Hank Azaria interprète donc  un clown de service peu subtil, marchant maladroitement, forçant les grimaces, se cassant la figure au moindre prétexte, et n’hésitant pas une seconde à faire des gags « pipi – caca ». Le résultat est sans appel : le public ciblé passe son temps à rire, les autres ne pourront que pleurer devant tant de cabotinage.

Images Schtroumpfs 2

D’un point de vue « purement technique » les schtroumpfs tiennent assez bien la route, cela même si le bleu de leur peau et leur design si particulier laissent une impression étrange à l’œil. On appréciera aussi particulièrement le travail effectué sur Azraël (d'ailleurs, il est amusant de voir que le chat arrive -  et il est bien le seul - à tirer quelques sourires au public plus âgé). Lors des cinq premières minutes, à la vue de la réussite visuelle effectuée autour du village, on en vient même à penser réellement que le film aurait gagné à rester dans ce monde imaginaire créé par Peyo. Il aurait gagné énormément en « magie » et « émerveillement ». Mais voilà, comment faire du placement produit si tout se déroule dans la nature ?

Finalement, c’est le côté le plus agaçant qui ressort de cette production : la multitude de placements produits qui sont distillés dans le film. La publicité est présente de tout le long, et trouve même un semblant de justification dans l’intrigue principale. En effet, le personnage interprété par Neil Patrick Harris (Starship Troopers) travaille comme chef de produit pour une boîte de cosmétique. Cette seconde intrigue, se déroulant dans ce milieu, sera d’ailleurs beaucoup moins intéressante pour les enfants et toujours aussi grotesque pour les plus de dix ans. Mais bon, on imagine très bien les investisseurs financiers voir des dollars partout, et avouons que ce transfert du mythe dans notre monde réel est pour eux une occasion en or. D'une part, les bambins seront conquis, d’autre part les parents n’ont pas d’autres choix que de les accompagner… et subir.

La conclusion de à propos du Film : Les schtroumpfs [2011]

Richard B.
30

Les Schtroumpfs, pour un môme de 5 ans, c’est du rire à la seconde. Pour un adolescent ; un film enfantin plutôt lourdingue. Pour un adulte ; un supplice qui ne reconstitue en rien (hormis les dix première minutes) l’univers de Peyo. Il ne suffit pas de glisser quelques petites phrases et citer l’auteur trente fois pour transposer l’esprit d’une œuvre. Pour ce faire, il aurait fallu faire preuve d’un minimum de cœur et non agir avec des liasses de dollars dans les yeux ! Hormis cela, parions que le film sera tout de même une réussite commerciale !

Que faut-il en retenir ?

  • Les 10 premières minutes sont assez fidèles à l’univers de Peyo.
  • Azraël est plutôt sympa.
  • Un film drôle pour les moins de 10 ans.

Que faut-il oublier ?

  • Les placements produits sont indigestes.
  • Le scénario est ridicule.
  • Les « vrais » acteurs sont insignifiants !
  • Un film très difficile à regarder sur la longueur pour les plus de 10 ans.

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