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Critique de la bande dessinée : Au-delà des ombres #5 [1990], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 22 juin 2011 à 17h52

Jusqu’à la mort elle-même!


Brisé par la perte d’Aaricia, Thorgal a perdu tout goût à la vie.  Jadis fougueux guerrier, il se traîne désormais comme un mendiant de taverne en taverne, méprisé et conspué par la clientèle. Heureusement, la jeune et aimante Shaniah, qui se sent responsable de la situation, veille sur le fils des étoiles et empêche le pire. Puis, quand le couple est retrouvé par une ancienne connaissance de Thorgal et amené sur un site antique, des révélations sont faites et, Thorgal, redevenu lui-même, va se lancer dans la plus périlleuses des quêtes: pénétrer dans le royaume des morts!

Quête mystique évoquant à la fois les sagas islandaises et les récits mythologiques gréco-latins (on pense bien entendu à Orphée et Eurydice, mais aussi à Ishtar et Tammuz), Au-delà des ombres s’appuie sur un scénario qui se distingue par son aspect dramatique très poussé. L’histoire écrite par Jean Van Hamme met en scène un héros qui laisse de plus en plus apparaître un statut de «jouet des dieux» et ses rencontres avec les quelques immortels de ce tome ne font qu’amplifier l’impression que ces derniers ne l’apprécient guère. Le scénariste nous dresse aussi, à cette occasion, des portraits peu flatteurs des dieux (collant ainsi aux anciens textes eddiques) et celui d’un Thorgal malmené par le destin, les hommes et les immortels... Un Thorgal qui fait presque pitié.

Plus métaphysique et onirique qu’épique (quoique Thorgal se frotte à quelques créatures amphibiennes), l’intrigue se voit parfaitement mis en image par le trait de Grzegorz Rosinski, qui nous offre ici quelques planches de toute beauté, que l’action se déroule dans le monde réel ou sur dans les autres plans mystiques. Le style réaliste du dessinateur fait des merveilles et matérialise de belle manière l’ambiance crépusculaire du récit. Il excelle également dans la représentation en gros plans des visages, qui se révèlent très expressifs (et souvent superbes, comme les quelques cases mettant le minois juvénile de Shaniah en vedette).

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : Au-delà des ombres #5 [1990]

Nicolas L.
85

Au-delà des ombres prouve, s’il en était encore besoin, que le travail commun de Van Hamme et Rosinski se veut bien plus ambitieux qu’une simple saga aventureuse pour adolescents. Les deux artistes réussissent ici parfaitement leur essai (même si l’érudit va peut-être trouver que le scénario peine un peu à se démarquer des grands classiques) avec un récit crépusculaire et mystique, mené avec une belle élégance par le mariage de la plume inspirée de Van Hamme et du trait réaliste de Rosinski.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario ambitieux
  • Un récit dramatique efficace
  • Une ambiance crépusculaire bien entretenue
  • De superbes dessins

Que faut-il oublier ?

  • Un voyage à travers les plans un peu trop «classique»

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