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Critique de la Bande Dessinée : L'île des mers gelées
L'île des mers gelées >

Critique de la Bande Dessinée : L'île des mers gelées

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 9 décembre 2010 à 1723

Fils des étoiles

Deuxième album consacré aux aventures du personnage de Thorgal, L'île des mers gelées est également la deuxième et dernière partie de sa quête initiatrice. En début d'album, on retrouve le héros alors qu'il s’apprête à convoler en justes noces avec Aaricia, la fille du roi Gandalf-le-fou. Quand soudain, deux aigles s'emparent de la jeune fille et prennent la direction du nord. En compagnie de Bjorn, son futur beau-frère et ennemi intime, Thorgal arme alors un drakkar et vogue vers les périlleuses mers gelées d'où personne n'est jamais revenu. Là, après avoir surmonté mille dangers, il va devoir faire face à une incroyable révélation portant sur ses origines.

Excellemment structuré dans sa plus grande partie, avec l'exploitation d'un récit riche en évènements, cet album apparait comme nettement plus "réfléchi" que le précédent. Par l'importance de sa révélation finale, il compte également comme l'une des œuvres charnières de la série. Cependant, le scénario laisse apparaitre quelques problèmes de continuité qui peuvent gêner et qui laissent à penser que de nombreux éléments narratifs composant cette seconde partie n'avaient pas été préalablement programmés. On peut ainsi s'étonner, à postériori, de l'attitude la reine Slive, qui n'a jamais laissé entendre dans La Magicienne trahie ce qui est révélé ici. Tout comme l'on se demande comment son royaume agonisant ait pu tourner correctement durant sa longue captivité dans les geôles de Gandalf.

Pour ce qui est du récit, Jean Van Hamme nous offre quelque beaux moments épiques, qui prennent leurs inspirations dans les cultures et mythologies nordiques mais aussi des œuvres classiques comme Atlantis, Terre Engloutie, avec sa civilisation avancée et esclavagiste, et L'île Mystérieuse, de Jules Verne (Slive et sa fille peuvent en effet évoquer le capitaine Nemo et son bras droit, ultimes occupants d'un Nautilus piégé dans la caverne). Il nous fait aussi visiter l'île des mers gelées qui, en fait, correspondrait plus à une terre proche du cap nord, avec sa population sami, que de Thulé ou du Groenland, comme je l'avais imaginé à la lecture du premier tome. Les personnages, encore trop esquissés, tardent un peu à prendre du volume, hormis Thorgal; là, à son sujet, Van Hamme surprend le lecteur par l'introduction d'éléments SF. On peut juste regretter l'aspect un peu "grand déballage à la Jacques Martin" de la séquence où Thorgal apprend la vérité de la bouche de Slive, avec trois planches surchargées d'imposants phylactères, mettant à mal le climax, d'autant plus qu'elles sont suivies par une fin extrêmement abrupte, quasi précipitée.

Graphiquement, la série commence à bien trouver ses marques même si Thorgal et Aaricia, morphologiquement, changeront encore légèrement par la suite. Grzegorz Rosinski démontre déjà ici toute sa maitrise dans la gestion des mouvements, nous offrant de très beaux cadres, riche en dynamisme et en énergie. Il fait mieux que dans La magicienne trahie, à la fois dans le dessin, mais aussi dans la mise en couleur - plus précise et pertinente - où l'on reconnait le peintre. Il parvient même à aérer l'autrement indigeste partie finale en multipliant les angles de vue et les valeurs de cadres, dans un pur style cinématographique. Quelques planches, comme la 42 et la 43, restent cependant assez perfectibles, comme un peu négligées - vu la relative tranquillité de leur contenu narratif, on pourrait en déduire que Rozinski est plus attiré par la représentation de scènes épiques. Enfin, on peut apprécier son goût pour le détail, avec des personnages très expressifs, son trait réaliste s'exprimant de belle manière dans la représentation des visages. Bref, de l'excellent ouvrage.

 

La conclusion de

Avec L'île des mers gelées, Van Hamme et Rosinski haussent le niveau. On pourrait même dire qu'ils débutent vraiment leur grande aventure Thorgal, qui durera jusqu'au départ du scénariste (bien suppléé, ceci dit, par Yves Sente). L'histoire est bonne et riche en péripéties, la révélation finale est surprenante, les différents éléments qui feront la force de la série commencent à prendre leurs places définitives et, graphiquement, Rosinski nous offre de très belles planches. C'est vrai, Van Hamme chamboule ici un peu l'édifice mis en place dans le précédent opus mais on lui pardonne car c'est pour le meilleur. Bref, même si l'on peut toujours chipoter sur un détail ou deux, il serait malhonnête de considérer cette œuvre comme autre chose qu'une belle réussite.

Que faut-il en retenir ?

  • Une histoire captivante
  • Excellente atmosphère
  • Un héros qui prend du volume
  • Un joli travail graphique

Que faut-il oublier ?

  • Un final légèrement indigeste
  • Quelques planches perfectibles

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