75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°3 : Un peu de fantasy ! Désactivez votre Adblock pour notre domaine et nous revivrons comme par magie !
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Les Voyages de Gulliver >

Critique du Film : Les Voyages de Gulliver

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 13 février 2011 à 17:21

Une nouvelle version cinématographique pour Gulliver

Depuis l'adaptation de Georges Méliès en 1902, l'oeuvre littéraire de Jonathan Swift a souvent inspiré le monde du cinéma ou encore de la télévision. La version qui demeure dans les esprits est certainement celle de 1960 réalisée sous la direction de Jack Sher. Il faut dire que le film profitait grandement des effets spéciaux du génial Ray Harryhausen. Pour le reste, la dernière version en date est un téléfilm produit en 96 et réalisé par Charles Sturridge avec Ted Danson dans le rôle principal. Les effets spéciaux ayant bien évolué ces dix dernières années, et le récit demeurant une très belle et grande aventure, faire revenir les péripéties de Gulliver sur grand écran n'était pas forcément une mauvaise idée.

Les scénaristes Joe Stillman (Shrek, Planète 51) et Nicholas Stoller (Yes Man, American Trip) ont dû estimer que le XVIIIe siècle était une date peu encline à convenir au style de Jack Black et surtout à l’audience adolescente contemporaine, c'est pourquoi les scénaristes ont opté pour une réactualisation du conte pour le déplacer à notre époque. Lemuel Gulliver travaille donc désormais au service courrier d’un grand journal new-yorkais.

En apparence, Lemuel Gulliver semble n’etre passionné pour sa console et le jeu Guitar Hero, pourtant, secrètement, il serait prêt à accomplir l’impossible pour séduire la ravissante Darcy Silverman. C'est d'ailleurs pour impressionner la belle qu'il accepte une mission de reportage dans le triangle des Bermudes. Alors qu'il navigue vers sa destination, il se trouve soudainement pris dans une tempête. Après avoir fait naufrage, il se réveille sur Lilliput, une terre mystérieuse peuplée d’êtres minuscules.

Après avoir réalisé les films Gang de requins et Monstres contre Aliens pour le compte de Dreamworks, Rob Letterman quitte le monde de l'animation pour celui des plateaux de cinéma. Mais voilà, il devait être certainement plus aisé pour le réalisateur de diriger une multitude d'animateurs plutôt que Jack Black, qui semble, comme la plupart du temps, bien décidé à faire son « show » au détriment de l'histoire. Le problème est que la star semble avoir oublié que nous sommes sensés vivre une aventure épique, et non assister à un film du type « Rock academy » ou « Super Nacho ». Il est certain qu'on s’amuse plusieurs fois aux gamineries de Jack Black, les références à Star Wars et Titanic font immanquablement sourire, mais à la base nous étions tout de même venues pour voir les aventures de Gulliver et non un one-man-show de l'acteur ou encore un film construit autour de la « Geek attitude ».

Gulliver est Jack Black !

Même si la réalisation de Rob Letterman se montre largement effacée par la « star », de temps à autre, le cinéaste arrive à se délivrer de l'emprise de Jack Black pour signer quelques séquences intéressantes entre Emily Blunt et Chris O'Dowd. En conséquence, on aura plus de compassion pour le méchant de l'histoire que l’on aimerait presque voir triompher. Il est aussi étonnant de voir que les scénaristes, à moins que cela soit la production, ont quasiment mis de côté la partie du récit se situant chez les géants (pays de Brobdingnag) - réduit à une dizaine de minutes - pour se consacrer plus largement au monde des Lilliputes. N'espérez pas non plus découvrir les deux autres voyages de Gulliver. L'oeuvre de Jonathan Swift ne se trouve donc plus seulement modernisée, mais pour le coup vraiment trahie sur le fond comme sur la forme.

Au final, peut-on trouver un intérêt à cette nouvelle version, autre que pour les quelques gags qui fonctionnent ? Pour les adeptes d'effets spéciaux modernes, on pourrait dire que oui. Globalement l'ensemble des effets visuels reste assez indécelable (si l’on pose le postulat qu’il existe des géants et des êtres minuscules) et le film réserve même une surprise de taille pour la nouvelle génération (et encore plus pour nous) avec un combat entre Jack Black et un robot. Enfin, force est d’avouer que même si Amanda Peet n’influence que très modérément l’intrigue, il est toujours difficile de résister à son joli regard.

45

Si vous ambitionnez de voir un grand film d'aventures ou une satire politique, ou plus simplement une version fidèle des voyages de Gulliver, le film de Rob Letterman se pose comme un spectacle très dispensable. Par contre, si vous voulez voir Jack Black faire le clown durant 90 minutes, en ne recherchant qu'un récit prétexte à des situations balourdes, et par moment drôles, il est possible que vous puissiez passer un moment pas forcement déplaisant.

Critique de publiée le 13 février 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Les effets spéciaux sont de très bon niveau
  • Quelques passages font sourires
  • Amanda Peet, car on ne résiste pas à son regard
  • Le film possède un certain rythme qui fait qu’on ne s’ennuie pas

Que faut-il oublier ?

  • Jack Black en roue libre - et il en fait des tonnes
  • La partie chez les géants complètement amoindrie
  • À forcer trop l’humour le côté aventure passe en second plan
  • Au final, on préféra toujours la version de Jack Sher.

Acheter Les Voyages de Gulliver en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Les Voyages de Gulliver sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Suis nous sur facebook !