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Critique de la Bande Dessinée : Le Club de l'Hypermonde - Tola
Le Club de l'Hypermonde - Tola >

Critique de la Bande Dessinée : Le Club de l'Hypermonde - Tola

Avis critique rédigé par Vincent L. le mardi 7 décembre 2010 à 1616

La fin est proche...

Les choses s'accélèrent dans l'univers de la Brigade Chimérique, elles vont d'ailleurs tellement vite que les évènements semblent se précipiter à toute vitesse, sans pour autant que les héros aient de véritables prises sur eux. Après trois tomes mettant en place les grands axes de l'intrigue, la saga passe désormais à la vitesse supérieure pour véritablement noyer le lecteurs sous les actes cruciaux et les révélations majeures. Et on ne va pas s'en plaindre ! Ainsi, dans les deux histoires développées dans ce cinquième tome - Le club de l'Hypermonde et Tola - les informations fusent, les coups de théâtre sont nombreux, et la conclusion, sombre et inéluctable, se dessine à traits de plus en plus nets.

Ce nouveau volume ne fait pas la part belle à l'action et aux véritables moments de bravoure. A l'image du cadre principal de la première histoire, Le club de l'hypermonde, le scénario développé est calme, feutré, baignant dans une ambiance mondaine pleine de cynisme. Réunis autour d'un groupe d'intellectuels, les héros vont résoudre l'énigmatique "H-A-V Russe" prononcé par le Cafard aux portes de la mort, et ainsi découvrir l'un des principaux secrets qui sert de fondation à l'intrigue. La révélation est d'autant plus jouissive qu'elle n'arrive pas comme un cheveu sur la soupe, mais avait été soigneusement préparée par les scénaristes tout au long des tomes précédents.

La seconde révélation est contenue dans la seconde histoire, mais ne prend pas immédiatement toute sont envergure et n'a finalement d'importance qu'au regard de la conclusion de la saga présente dans le sixième tome. Toutefois, là plus que dans toutes les autres histoires, entre l'arrivée de la Brigade Chimérique à Métropolis et l'opération de sauvetage de George Spad à Varsovie, les choses se dirigent à toute allure vers l'épilogue tant attendu. Il est cependant dommage que la partie flashback qui soit au coeur de Tola rende cette seconde partie structurellement plus faible, cassant quelque peu un rythme bien engagé pour livrer des éléments scénaristiques indispensables.

Ce tome cinq peut donc clairement s'envisager comme le volume de la transition. En plus de donner un peu plus d'envergure à un univers déjà très bien travaillé, il ne trouve finalement son intérêt et sa saveur qu'au regard de la saga vue dans son ensemble. Jouant sur les éléments déjà présents en filigrane dans les tomes précédents, et s'avérant indispensable au bon déroulement de l'épilogue, il ouvre sur la saga une nouvelle fenêtre de lecture. Cela n'était pas évident dans les tomes précédents, mais il apparaît désormais que la saga mérite une seconde lecture, plus globale, gagnant ce faisant une véritable profondeur (même si cela ne résoudra pas les soucis purement internes des précédents tomes).

Malgré tout cela, il est dommage que la saga ait quelque peu raté ses personnages, lesquels sont toujours en retrait par rapport à l'intrigue principale, et peinent à susciter un minimum d'empathie, voire de sympathie, chez le lecteur. Le Nyctalope ayant une nouvelle fois droit à une séquence d'anthologie, il s'impose désormais comme le personnage majeur de la saga, surpassant très largement Severac, Spad, ou la fameuse Brigade chimérique en terme d'intérêt. D'une manière plus générale, il apparaît que Serge Lehman et Fabrice Colin ont été plus inspirés sur les méchants (Mabuse et Nous Autres essentiellement) que sur nombre de gentils.

Enfin, il reste à passer un petit coup de projecteur sur le travail de Stéphane Gess sur ce nouveau tome, et notamment sur toute la partie flashback se déroulant en Espagne. Une fois encore, son trait apparaissant au premier abord vieux et désuet cache au détour de certaines pages de petites pépites expérimentales, parfois très proche du courant surréaliste dans lequel s'ancre historiquement les évènements de la Brigade Chimérique. Entre le style "périodique" et ces quelques fulgurances apparaissant épisodiquement au sein des six volumes, il apparaît au final que son style donne à la saga une identité visuelle forte.

 

Lire la critique du volume précédent

Lire la critique du volume suivant

La conclusion de

Bien qu'inférieur au quatrième tome, ce cinquième volume de la Brigade Chimérique n'en demeure pas moins d'excellente facture. Le processus de résolution de l'intrigue suit désormais son cours, nous délivrant quelques révélations plus ou moins majeures qui tendent à faire basculer la saga dans vers un épilogue très sombre. Les évènements s'accélèrent désormais, rendant le contenu de la première histoire particulièrement dense ; la seconde partie, en revanche, souffre d'une véritable absence de rythme, essentiellement lié au fait qu'y sont posés nombre d'éléments qui ne font pas vraiment avancer l'histoire, mais qui demeurent essentiels au bon déroulement de la conclusion, prévue dans le sixième et dernier tome.

Que faut-il en retenir ?

  • Une intrigue principale passionnante,
  • Une excellente première partie,
  • Des histoire riches en révélation,
  • Quelques éléments très cyniques,
  • Des visuels impeccablement travaillés.

Que faut-il oublier ?

  • Une seconde histoire molassonne,
  • Des personnages sans grande envergure,
  • Prix de vente trop élevé.

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