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Critique de la Bande Dessinée : Saison 2: Namibia, épisode 1
Saison 2: Namibia, épisode 1 >

Critique de la Bande Dessinée : Saison 2: Namibia, épisode 1

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 8 novembre 2010 à 0041

Kathy Austin revient en forme

Suite à sa rencontre avec un extra-terrestre, qui mettait un terme à son séjour au Kenya,  on croyait les aventures africaines de miss Austin terminées. Mais c'était compter sans l'insistance de Leo et Rodolphe à vouloir proposer un équivalent terrien aux Mondes d'Aldebaran, avec une intrigue mêlant science-fiction et aventures exotiques.

Après un départ prometteur, Kenya a perdu de son intérêt, tome après tome, pour s'achever sur un album réellement médiocre. Pour la première fois, Léo me décevait avec un opus en manque total d'inspiration et un dénouement que l'on pourrait sans tort qualifier de débile. J'ai donc appréhendé cette nouvelle saison, baptisée Namibia, avec la plus grande circonspection, presque une réticence.

Voici le pitch : suite à un rapport de journalistes signalant la présence d'Hermann Göring en Namibie (une ancienne colonie allemande tombée sous protectorat sud-africain après la guerre), l'agent Kathy Austin est envoyée sur place pour vérifier cette étrange information (n'oublions pas que le reichsmarshall s'est suicidé en 1946). Accueillie par un vieil agent britannique misogyne et raciste, la jeune femme va découvrir, en même temps que les particularismes de ce pays misérable, les étranges phénomènes qui s'y produisent, à commencer par la prolifération d'insectes géants.

Pour reconduire cette nouvelle saison, Leo et Rodolphe se sont chargés de l'écriture du scénario et ont confiés les crayons à Bertrand Marchal (un dessinateur ayant déjà travaillé avec Rodolphe, sur les séries Frontière et Le Village). Et  le moins que l'on puisse dire, à la lecture de cet épisode 1, c'est qu'ils ont eu là une excellente idée. Si j'osais commettre un crime de lèse-majesté, je dirai même que le travail fourni par Marchal dépasse en qualité (notamment dans la dynamique des postures et le naturel des expressions faciales) ceux de Léo.  La mise en cadre, si elle reste très classique, gagne en sensations cinématographiques, les décors en finesse et en profondeur de champ, bref, c'est du super boulot. De plus, cerise sur le gâteau, Marchal parvient même à conserver l'esthétique de Kathy Austin, qui est parfaitement reconnaissable ! Par contre, je serai plus réservé sur les tons vifs appliqués lors de la colorisation par Sébastien Bouët. C'est peut-être pour mieux faire ressortir une ambiance « soleil africain » mais, franchement, je ne trouve pas cela toujours très réussi.

Evidemment, aussi brillamment servi par le dessin de Marchal, le scénario de Leo et Rodolphe en est totalement magnifié. On se rend compte alors que l'intrigue démarre nettement mieux que celle de Kenya, avec des rapports entre les personnages un peu plus riches et un mystère mettant en avant plusieurs interrogations. Ici, les animaux préhistoriques de Kenya sont remplacés par des insectes mutants mais on y perd ni en spectacle ni en suspens car ces créatures, sous les traits de Marchal, sont bien menaçantes. Enfin, les auteurs joignent le divertissement à la critique en portant des regards sévères sur cette plaie qu'est le racisme et l'attitude des pays occidentaux envers le problème africain. Au final, on se retrouve avec un récit vraiment très accrocheur, plein de surprises et de rencontres étranges, et un trio de baroudeurs agréables à suivre.

La conclusion de

Avec ce premier opus de Namibia, Leo et Rodolphe se font déjà pardonner leurs ratés de Kenya, une série qui s’est terminée de la pire des façons. Peut-être qu’ils ont pris conscience de leurs erreurs car, cette fois-ci, ils nous proposent une intrigue reposant sur les mêmes bases (SF et aventures africaines d’après guerre) mais mettant en avant une double-énigme et exploitant un trio de personnages bien plus intéressant que le groupe de Kenya. Enfin, ils ont sollicité les services de Bertrand Marchal, un dessinateur qui a parfaitement assimilé les caractéristiques du trait de Léo pour n’en utiliser que le meilleur à travers un travail d’excellente qualité.

Que faut-il en retenir ?

  • Une intrigue qui démarre bien
  • On retrouve l’univers SF et aventureux de Léo
  • Un trait réaliste de bonne facture

Que faut-il oublier ?

  • Une colorisation peu pertinente
  • Un peu échaudé par Kenya, on attend de voir…

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