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Critique de la Bande Dessinée : Aberrations
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Critique de la Bande Dessinée : Aberrations

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 28 septembre 2010 à 1716

Mamm"Out of Africa

Après s'être rendue à Londres pour y remettre son rapport, l'agent britannique Kathy Austin est de retour au Kenya. Là, en compagnie de ses amis Konrad et Hank, elle compte bien tirer au clair cette étrange affaire qui couta la vie à l'agent du KGB Jacques Merlin. Pendant ce temps, dans le manoir du comte Valentino, Judith et le romancier John Remington se remettent de leurs émotions...

Troisième tome du cycle Kenya, Aberrations peut être considéré comme un album de transition, voire de reconstruction de groupes. En effet, si on y retrouve l'héroïne principale (qui ressemble de plus en plus à Kim Keller, personnage central du cycle des Mondes d'Aldebaran), on y voit aussi, par son "alliance" avec l'américain John Remington, la naissance d'un tout nouveau binôme. A coté de cela, arrivent dans l'intrigue des nouveaux agents soviétiques (Balthazar Irmanius et la sœur de Jacques Merlin) alors que le trio composé du baron, de judith et de Remington sert de matériau au développement - via la naissance d'une sous intrigue à la fois complicatrice et révélatrice - de l'aspect horrifique de cette histoire mêlant animaux préhistoriques, guerre froide et extra-terrestres. Toutes ces sous-intrigues vont évidemment commencer à se rejoindre vers la fin de l'album, mais durant la plus grande partie du récit, on bascule entre les différents points de vue.

Coté intrigue, Rodolphe continue d'entretenir ce type de récit à suspense qui réussit si bien - jusque là - à la série. Là encore, même si elle apparait parfois un peu trop "forcée", la méthode fonctionne sans gros accrocs et, finalement, l'on suit avec grand plaisir un récit qui, il faut bien le dire, est assez pauvre en  péripéties et en révélations (un récit à trames multiples ne facilite pas une grande dynamique narrative). En fait, l'efficacité de cet album repose sur plusieurs aspects qui composent largement un développement qui a tendance à prendre un peu trop son temps. Le premier de ces aspects est la richesse des personnages. Rodolphe, en effet, se penche à leur donner du relief et du caractère. Ainsi, on se surprend à "aimer haïr" le détestable John Remington et trouver vraiment attachant le comte Valentino, dit "Le Baron". Puis il y a la séduisante Kathy Austin, un personnage féminin au caractère bien trempé, qui rivalise sans problème en efficacité avec ses compagnons masculins, sans pour autant perdre tout son charme.

L'autre gros atout du cycle est le coup de crayon de Leo. En effet, si l'on peut trouver son style un peu trop épuré et rigide, avec une ligne claire péchant par son manque de finesse (notamment dans les expressions des visages), force est d'admettre que le dessinateur est vraiment très doué pour créer et entretenir une atmosphère (il l'a largement prouvé avec le cycle d'Aldébaran). Ici, dans Kenya, il parvient avec aisance à entretenir cette ambiance safari et coloniale qui évoque les romans d'aventures exotiques des écrivains britanniques de l'époque victorienne (notamment Les mines du roi Salomon de sir Henry Rider Haggard et le Monde perdu de Sir Arthur Conan Doyle). Le style un peu "rétro" de Léo est d'ailleurs en parfaite harmonie avec une intrigue qui mêle de nombreux éléments pulps (uchronie à base de dinosaures, visiteurs extraterrestres...) A noter l'excellente mise en couleur de Scarlett Smulkowski avec ce très réussi rendu "soleil africain" qui met vraiment bien en valeur les paysages et la faune rencontrés.

La conclusion de

Avec Aberrations, Leo et Rodolphe nous propose un album intéressant mais un peu léger en matière de révélations et de péripéties. Heureusement, le coup de crayon de Léo - qui fait toujours merveille quand il s'agit d'illustrer un univers exotique et aventureux -, la richesse des différents protagonistes et les mystères entretenus font que ce troisième tome, s'il n'est pas excellent, est tout de même très agréable à lire. En espérant un peu plus de densité narrative dans le prochain volet...

Que faut-il en retenir ?

  • Une intrigue principale très accrocheuse
  • Un mystère en chaque bas de page
  • Les personnages
  • L'atmosphère générale du cycle

Que faut-il oublier ?

  • Un album de transition
  • Peu de réponses, beaucoup de questions

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