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Critique du Film : Kaboom
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Critique du Film : Kaboom

Avis critique rédigé par Gil P. le mercredi 13 octobre 2010 à 0018

La nouvelle explosion de Gregg Araki

Smith et Stella débarquent à l'université et y découvrent tous les plaisirs de cette période de l'adulescence (stade ado/adulte). Drogues, sexe sans lendemain, cours incroyables, amis mystiques, surfeurs... mais ils se retrouvent chacun embarqué dans une histoire incroyable, la petite copine de Stella se révèle avoir des pouvoirs surnaturels et lui déclare être une sorcière pendant que Smith pense avoir assisté à un assassinat perpétré par des hommes masqués de têtes d'animaux un soir où il a pris une drogue halucinogène.

Gregg Araki réalise ici une sorte de troisième chapitre à ses délires adolescents qu'étaient Doom Generation et Nowhere, tout en ayant, lui comme ses personnages avancé légèrement en âge et en maturité. Cela se voit principalement dans le travail de l'image, et des dialogues. Exit les grands délires sans fin, les logorrhées charmantes mais cachant une absence de réalisation d'une partie importante de Nowhere. Bienvenue par contre aux codes du slasher, même si le film n'en est pas à proprement parler un (2 mortes, dont on se demande jusqu'aux dernières minutes si elles sont vraiment mortes) qui viennent se mélanger aux thèmes visuels plus habituels du réalisateur, ça donne vraiment bien.

Le réalisateur nous emmène dans ses délires idéalisés : sexe, vie facile, drogue et les questions existentielles. Le tout est soutenu par une BO qui voyage entre rock et alternatif et qui réveille bien l'ensemble. Le film est punchy et si on y parle beaucoup (ce qui est une caractéristique habituelle), ça va quelque part et Araki n'en abuse pas. L'autre nouveauté est l'introduction totalement assumée du fantastique dans le récit, alors que c'était plutôt la façon de traiter le twist de deux précédents films sur ces sujets. Les fins en étaient hallucinantes et si c'est aussi le cas ici, l'histoire inclus le fantastique quasiment tout de suite dans le récit.

Si le film n'approche pas la perfection de Mysterious Skin (son chef d'oeuvre en date), c'est probablement car il choisit de retourner sur les plates-bandes de ses sujets favoris et non de raconter une histoire tragique réaliste comme ce précédent film qui avait fait sensation. Pourtant on passe un vrai moment délicieux à la vision de ce film à la fois haut en couleur, varié et très abouti. Tour à tour effrayé, attiré, excité, inquiet, le spectateur vit totalement l'expérience et ce par l'apport d'acteurs excellents qui incarnent parfaitement l'univers de cet auteur si particulier.

La conclusion de

Gregg Araki revient aux sujets de prédilection de deux de ses précédents films, l'adolescence, la sexualité, la prescience et les délires de la drogue. Cet opus est toute fois plus adulte (ça y est, les personnages sont à l'université) et plus abouti dans la réalisation comme dans le scénario. Une réussite au-delà de la brillante illumination habituelle de ses films qui touche toujours le coeur d'ado geek que l'on garde même en vieillissant.

Que faut-il en retenir ?

  • Thomas Dekker a appris à jouer
  • Une réalisation léchée
  • Des scènes chaudes
  • Gregg Araki quoi !

Que faut-il oublier ?

  • Une ou deux scènes juste pour le plaisir de faire durer

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