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La cité de pierre >

Critique du Roman : La cité de pierre

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 15 juin 2010 à 01:17

Galoup blanc contre galoup noir, frère contre frère…

Severin, avec ce talent pour les armes qui était le sien, avait dû frapper juste, et trancher profond, pour lui souffler de la gueule sa gouaille détestable, mais pas encore assez…
A la lueur de son œil unique, qui consumait son fiel à ras d’eau, la Vouivre n’avait plus envie de parler, ni de s’amuser avec ses proies. Elle les savait à présent dangereuses… mais elle ignorait encore combien.
Il était presque sur eux quand la rivière se rebella…


La cité de pierre débute par des retrouvailles en une bonne ville d’Argentat pliant sous le joug des hommes du comte de Marsac. Le romancier Jean-Luc Marcastel nous conte en cette entame du quatrième volet du cycle, toujours au moyen d’une très agréable plume au style fleuri, la reconstitution de la compagnie de Louis le Galoup, composée de personnages sympathiques et hauts en couleurs. Des personnages qui ont muri, qui ont pris du galon au cœur d’une intrigue qui a désormais dévoilé (presque) tous ses secrets. Au début agréable, force est d’admettre que ces cinquante premières pages finissent par tirer un peu en longueur à force de descriptifs (Jean-Luc Marcastel met d’ailleurs ici encore un peu trop d’insistance à nous décrire les premiers émois amoureux de Louis, amenant parfois l’histoire sur les voies de la romance pour jeunes adolescentes). Mais heureusement, aussitôt posés, les héros doivent reprendre la route car le Mal est à leur trousse et, pardi, il est persévérant ! On retrouve alors un Jean-Luc Marcastel très en verve à travers une épopée riche en péripéties et en exploits.

Fier de sa région, désirant toujours amener un aspect pédagogique à son récit, Jean-Luc Marcastel conduit alors nos amis sur le site troglodyte de La Roque Saint Christophe. On applaudit. Excellente idée, en effet, d’avoir choisi ce lieu atypique du paysage périgourdin comme théâtre de l’affrontement le plus épique (du moins pour le moment) du cycle. Là encore, comme d’autres aspects de l’œuvre, la description de la bataille respire un petit air de déjà-vu (on pense notamment à la bataille de Fort-le-cor narrée dans le Seigneur des Anneaux) mais le talent de conteur de Marcastel fait que cela reste très divertissant, voire même captivant. Bien menée, très rythmée, riche en moments forts (on retrouve un peu la fougue des meilleurs moments de Frankia, autre travail de l’auteur) et facile à lire, cet important combat qui voit intervenir une nouvelle malebeste est assurément un moment clé de la saga, à la fois de par les révélations qui le précèdent (prévisibles, il faut bien l’avouer, ce qui enlève une grande partie de leur impact) et par ses dramatiques conséquences. On s’en doutait bien un peu, mais Jean-Luc Marcastel lève toute équivoque et nous confirme que chaque personnage de l’entourage de Louis n’est pas là par hasard.

Comme toujours, l’ouvrage s’achève par des annexes (une trentaine de pages) qui proposent une présentation (sur un ton très humoristique) du site de La Roque Saint Christophe, quelques précisions sur la région occitane et de nouvelles recettes de cuisine. D’ailleurs, à ce sujet, on peut être heureux de constater que les illustrations crayonnées de Jean-Mathias Xavier sont de très belle facture (d'ailleurs, elles sont meilleures à chaque opus).

75

En usant toujours de ce style très fleurie, Jean-Luc Marcastel continu de nous conter les aventures épiques de Louis le Galoup. Même si le fond est finalement très classique, que les personnages ne sont guère originaux et que bon nombre de révélations font long feu, le choix du décor (la région occitane, à la période médiévale), la belle plume de l’auteur et la consistance aventureuse du récit font que l’on passe un excellent moment à la lecture de ce roman.

Critique de publiée le 15 juin 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Des personnages attachants
  • Un récit riche en péripéties
  • Une plume très agréable
  • Destiné à tous les lectorats

Que faut-il oublier ?

  • Une intrigue très classique.
  • Quelques passages un peu trop fleur-bleue.

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