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Critique du Roman : Le coeur de Tolosa
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Critique du Roman : Le coeur de Tolosa

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 24 décembre 2010 à 1335

Sous la domination du Ver

Un coup à gauche, un coup à droite, à cogne que veux-tu, Maistre Lebreton progressait, dans la mêlée braillante de corps couverts de boue et d’acier…/… On peinait à se maintenir debout, les pieds gobés par la glaise molle à grands « slurps » poisseux. Partant, comment vouliez-vous vous battre dignement ?
Les combats ressemblaient de plus en plus à la sardane d’une assemblée d’ivrognes….

Dans Le cœur de Tolosa, dernier opus du cycle de Louis le Galoup, tous les protagonistes de l’histoire se rendre en la grande ville rose (Toulouse) pour un ultime combat devant décider de l’avenir d’Occitània. Dans le précédent tome, malgré la victoire de La Roque Saint Christophe, nous avions quitté nos héros dans une bien délicate posture ; Margot , Dame Stéphanie et Séverin étant tombés dans les griffes du Vicomte. Et si Louis avait dans l’affaire gagné quelques alliés et ravivé la flamme de la résistance, il avait également perdu deux être chers : Thierry le Galoup Blanc et un Jehan de Castleroc renaissant. On se demandait alors, en refermant La cité de pierre, de quelle méthode Jean-Luc Marcastel allait user pour redresser la situation… Car il ne pouvait en être autrement, bien entendu…

L’auteur répond à notre interrogation, toujours par l’intermédiaire de cette même plume fleurie, de si douce lecture, avec un roman épique mettant en avant le fracas des armes et les hurlements des Galoups. Ainsi, si le romancier cède un peu à la sensiblerie fleur-bleue dans quelques chapitres à tenue romantique, il nous propose par ailleurs le dénouement espéré, riche en actes héroïques et en moments forts (et même un peu d’horreur gore). En réaction à l’élan romanesque des héros, l’adversité dévoile toute sa puissance - loin de jouer les agneaux à l’abattoir, le Siblaire et le Vicomte se montrent de redoutables ennemis.  Le manichéisme est toujours de rigueur, bien entendu, Jean-Luc Marcastel continuant de diriger son récit à la manière d’un conte de veillées, avec son lot de stéréotypes. Ainsi, faisant fi des concours de circonstances un peu forcés qui marquent certains tournants, il compense en offrant à ses lecteurs une histoire simple mais passionnante, mettant en scène une lutte acharnée entre le Bien et le Mal (l’intrigue évoque toujours autant celle de Star Wars – normal, me direz-vous, Star Wars n’est-il pas un conte de fée transposé dans un univers de SF ?).  Un tel académisme pourrait, sous une autre plume, entrainer un récit jeunesse convenu et lassant, mais ce serait oublier le style d’écriture de Jean-Luc Marcastel et le choix narratif, mélange de fresque paysanne et de film d’aventures hollywoodien, deux aspects qui amènent au cycle une vrai personnalité.

Dans Le cœur de Tolosa, Jean-Luc Marcastel répond à la plupart de nos interrogations, dont la liste s’est progressivement constituée au fil des pérégrinations de Louis. Le final, s’il était attendu, reste très intéressant dans son déroulement, qui n’est pas avare en passages musclés. Par contre, il « oublie «  de nous en dire plus sur la Brèche, qui restera définitivement un lieu mystérieux générateur de malebestes, et sur la véritable origine du Ver, métaphore de ce Mal qui réside en chacun de nous, plus ou moins profondément suivant notre nature.  Peut-être pour un prochain cycle, qui sait ?

Enfin, comme d’habitude, ce cinquième livre des aventures de Louis le Galoup se conclut par une annexe, ici de quarante pages, où l’on peut découvrir des crayonnés de Jean-Mathias Xavier, une charmante présentation de la ville de Toulouse et quelques recettes de cuisine du pays d’Oc. A noter une très belle illustration de couverture de Dimitri Bielak.

La conclusion de

Véritable conteur, Jean-Luc Marcastel conclut son cycle Louis le Galoup en mariant toujours avec autant d’élégance le récit d’aventure fantastique moderne et le conte de veillées. Dénouement très riche en passages épiques (ce tome est le plus tumultueux des cinq), Le cœur de Tolosa est un roman captivant, mettant en scène des enjeux simples mais primordiaux, apte à satisfaire de nombreux types de lectorats. Avec ce cinquième opus se clos l’un des meilleurs cycles de romans jeunesse édités ces dernières années. Bravo !

Que faut-il en retenir ?

  • Une plume élégante, un style joliment désuet
  • Mélange d’aventures fantastiques modernes et de conte de veillées
  • Une intrigue riche en péripéties
  • Une belle histoire simple
  • Une adversité coriace

Que faut-il oublier ?


  • Un récit classique et manichéen,  qui n’évite pas les clichés et les stéréotypes

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