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Critique du Roman : Le village au bout du monde
Le village au bout du monde >

Critique du Roman : Le village au bout du monde

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 4 mars 2009 à 1838

Quand la bête se réveille en Louis

La malebeste le chargea.
Il se ramassa pour bondir, de la hargne plein les muscles, la gueule en peine de viande.
Alors que le gouffre rose, hérissé de dents à ne savoir qu’en faire, s’ouvrait pour lui cracher à plein museau son haleine d’abattoir, il se jeta en avant.
Ses pattes le propulsèrent sur le crâne de la malebeste. Il y planta une nouvelle fois tout ce qu’il pouvait de griffes et de crocs…


Le village du bout du monde est le premier tome de la trilogie de Louis le Galoup. En 240 pages, l’auteur Jean-Luc Marcastel nous décrit une région de France baignant dans le fantastique et l’uchronie médiévale : l’Occitania. Dans l’univers de Louis Le Galoup, cette région est désormais une nation, séparée du Royaume de France par la Grande Brèche, une fosse infernale créée par un cataclysme d’origine cosmique et maléfique.

Avec une écriture très accessible mais fleurie par de nombreuses expressions et mots en vieux français ou en patois, Jean-Luc Marcastel nous offre un récit couché sur le papier au moyen d'une prose simple et élégante - un choix judicieux, faisant de ce roman « jeunesse » un ouvrage agréable à lire pour tous. Le style et l’ambiance évoquent un auteur comme Claude Seignolle, mais aussi tous ceux qui redonnent vie aux contes populaires de France à travers des relectures plus modernes, plus nerveuses.

Louis Le Galoup mélange ainsi les éléments des fresques paysannes avec ceux d’une horreur plus actuelle, plus cinématographique. Et c’est justement ce mariage, malgré la présence d’un groupe de personnages aux profils psychologiques un peu trop classiques (le tuteur, l’élu, le sympathique compère, la jeune fille) qui entraînent des situations assez usuelles (les premiers émois amoureux, des responsabilités d’ordre cosmique sur de jeunes épaules, les rapports de groupe), qui fait le charme de ce premier opus. Bref, malgré ces « faiblesses » inéluctablement liées à la catégorie jeunesse dans laquelle s’inscrit l’ouvrage, le récit reste en permanence très divertissant.

Du coté du fantastique, on sent bien que l’auteur en a gardé sous la semelle pour les prochains tomes. Pour le moment, on entrevoit à peine la puissance des créatures. D’ailleurs, le premier tiers du roman se consacre essentiellement à décrire la vie paysanne du petit village de Mandailles avant de nous familiariser avec l’état de « galoup » (des victimes de lycanthropie). Heureusement, au lieu de nous agacer, cette discrétion dans les manifestations surnaturelles attise notre curiosité et je dois vous avouer que je suis assez curieux de connaître la véritable nature du vicomte de Marsac, ainsi que de ses sbires maléfiques… dont certains comportements ou détails anatomiques nous laissent deviner que l’Occitania n’est pas seulement battue par les humains et les galoups.

En fin de livre, le lecteur pourra trouver quelques illustrations. En plus d’une carte des terres d’Oc, Jean-Luc Marcastel nous propose un rapide récapitulatif (14 pages) de l’histoire via la mise en forme d’un roman graphique illustré par Jean-Mathias Xavier. Personnellement, je n’y ai trouvé aucun intérêt (d’autant plus que je n’adhère pas au style du dessinateur), mais nul doute que ce petit « plus » va plaire au plus jeunes. Le glossaire de vocabulaire qui suit m’a semblé nettement plus utile.

Plus amusant, complètement superflu donc indispensable comme l’on dit, est ce petit recueil de recettes de cuisine qui clôt, en 22 pages, cet ouvrage. Jean-Luc Marcastel, fier de son pays d’origine, nous le présente ici via ses traditions culinaires. Sept recettes paysannes qui réchauffent le corps et éveillent les papilles... que je n’ai pu m’empêcher de tester. Délicieux mais attention aux calories !!

 

 

Une illustration de Jean-Mathias Xavier

La conclusion de

Premier tome des aventures du jeune Louis, Le village au bout du monde est un sympathique roman jeunesse qui va ravir tous les jeunes amateurs de fantastique. L’auteur, Jean-Luc Marcastel ne se contente pas de leur offrir une énième histoire de loups-garous et de sorcières, il s’attache aussi à présenter de manière originale une région qui lui est chère : les terres occitanes.

Que faut-il en retenir ?

  • Très agréable à lire, même pour un lectorat adulte
  • Une uchronie fantastique, oui, mais avec un objectif pédagogique

Que faut-il oublier ?

  • Un groupe de héros assez classique
  • On évolue tout de même dans le domaine du roman jeunesse, avec son manichéisme et ses clichés.

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