75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°5 : Nous ne sommes pas comme Skynet et méritons d'exister, mais avec ce bloqueur de pubs actif, nous vous dirons 'Hasta la Vista, Baby!'
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec
Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec >

Critique du Film : Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 11 avril 2010 à 1419

A la recherche de la petite sœur perdue

Si je ne connais quasiment pas l'œuvre de Jacques Tardi, après avoir feuilleté avec une certaine curiosité, l'un des albums des aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec, l'idée d'adapter cette bande dessinée pour le cinéma m'a semblé loin d'être aisée, c'est pourtant le défi que s'est lancé Luc Besson.

Nous sommes en 1912. À Paris. Du côté du Jardin des Plantes, un ouf éclos pour libérer un ptérodactyle vieux de 136 millions d'années. Ce dernier va commencer à semer la terreur dans la capital… et même tuer. Parallèlement à cet événement,  en terres égyptiennes, Adèle Blanc Sec, une jeune journaliste, essaie de mettre à jour la tombe d'un ancien médecin de la cour des pharaons. Elle n’est pas guidée que par une simple curiosité scientifique. En effet, grâce aux sciences égyptiennes aujourd’hui oubliées, elle espère trouver un remède pour libérer sa sœur d’une paralysie totale. Mais voilà, l'aventure s'annonce loin d'être aisée, l’archéologie ayant souvent attiré la convoitise des chasseurs d'objets précieux...

Que peut-on dire du nouveau film de Luc Besson ? Le premier mot qui vient à l'esprit est : « grand foutoir presque maîtrisé ! », A première vue, cette qualification, qui pourrait être perçue comme un défaut, n'en n'est pas forcément un, l'intérêt du film venant aussi de cette audace.

Tout d'abord, le film est inclassable : il y a ce côté fantastique avec l'apparition du ptérodactyle et ces momies qui parlent. Il y a cet aspect aventure, en particulier avec cette introduction en Égypte, qui est une sorte de gros hommage à Indiana Jones. Il y a cet humour et cette dérision qui s'entremêle avec le sérieux, un peu comme pour Fantomas. Fnfin il y a un côté historique pour le travail fascinant qui a été effectué pour représenter le Vieux Paris.

Le scénario lui-même entremêle diverses intrigues, sans pour autant donner l'impression de nous amener quelque part. De plus, l'absence d'un véritable méchant se fait cruellement ressentir: on se retrouve devant une multitude de défis, mais aucun ne semble pouvoir tenir tête à Adèle Blanc-Sec. C'est d'ailleurs sur ce point que se situe le plus gros défaut du film, personne n'étant réellement là pour donner du fil à retordre à la belle. Comme je le mentionnais plus haut, le scénario joue aussi beaucoup sur l'humour. Par moment cela fonctionne plutôt bien et contribue à entretenir une bonne ambiance, mais d'autres fois cela passe moins bien - voire beaucoup moins -, surtout lors de quelques répétitions de situations qui, bien qu'amusantes au départ, deviennent par la suite bien trop redondantes.

Qui dit film se déroulant dans le Vieux Paris, momies mort-vivantes, ou encore ptérodactyle, veut dire aussi un grand nombre de conceptions de costumes et d'effets spéciaux. Pour ce qui est des costumes, le travail est tout simplement fantastique et il en est de même sur tout ce qui est des images reconstituant le Vieux Paris. Par contre, lorsqu'il s'agit de l'animation en synthèse, le très bon se mêle au très moyen. Certains passages sont tous simplement fantastiques de crédibilité, d'autres sont beaucoup moins réussis, surtout lorsque Adèle se met à chevaucher le Ptérodactyle. Cette séquence, surtout dans l'animation d'Adèle en CGI, est assez raté et très perfectible.

Adèle Blanc Sec est un film jouant énormément sur la présence de ses seconds rôles. Chaque acteur connait son petit moment de gloire et la plupart s’en montrent à la hauteur. D'un certain point de vue, ils représentent une partie de la modeste réussite du film. Je suis par contre plus mitigé sur la performance de Louise Bourgoin, vraiment jolie fille (vive les baignoires !) et capable de porter avec grâce le costume d’époque. En fait, si sa gestuelle et son dynamisme ne sont pas non plus à remettre en question, sa diction ne facilite pas forcément la compréhension et la façon dont elle délivre ses lignes de dialogue n’est pas toujours très naturelle.

Côté musical, je dirais que j'aimerais bien réentendre, indépendamment du film, la musique d'Eric Serra, qui, lors de cette première écoute, m’a semblé fortement intéressante. Du moins collant parfaitement au film.

Que cela soit pour ses qualités, comme pour ses défauts - tous deux bien présents -, une chose demeure et laisse admiratif : c'est la nouvelle preuve que la filmographie de Luc Besson possède une vraie personnalité. Adèle Blanc-Sec a beau utiliser des formules vues ailleurs, le film de Luc Besson ne ressemble à aucun autre. Que l'on aime ou pas les films de Luc Besson, ses détracteurs ne pourront pas lui enlever cela, il se dégage une véritable notion de patte d'auteur à travers ses œuvres. Sa façon de poser sa caméra, son découpage du cadre, sa façon de diriger les acteurs ; c’est à travers tous ces aspects qu’il est un grand cinéaste. Seul l'art de l'écriture lui semble moins facile et moins naturel.

La conclusion de

Malgré un certain nombre de choses qui m'ont gêné ou laissé de marbre, Adèle Blanc Sec m'ait apparue, à bien des égards, comme une œuvre intéressante. Le film, inclassable, semble venir d'un autre temps, d'une autre époque, et, de fait, reflète une indéniable personnalité. Il est malgré tout difficile de savoir comment réellement l'appréhender : hommage à un bande-dessinée pas forcément récent ? Foutoir incroyable s’attaquant à divers registres ? Défi pour imposer une méthode narrative originale? Adèle Blanc-Sec apparaît en fait comme le mariage improbable entre le cinéma d’auteur et le film commercial. Le public suivra t-il ? Une chose demeure certaine : la suite dépendra se son accueil.

Que faut-il en retenir ?

  • Belle mise en image
  • Des seconds rôles amusants Une personnalité et un style affirmé
  • Bonne partition musicale d'Éric Serra
  • Quelques prises de risques intéressantes

Que faut-il oublier ?

  • Un mélange des genres parfois déstabilisant
  • L’absence d'un « vrai » méchant
  • Des F.X inégaux

Acheter Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec

En savoir plus sur l'oeuvre Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec