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Critique du Film : Solomon Kane
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Critique du Film : Solomon Kane

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 29 novembre 2009 à 2021

Après Conan et Kull, voici Solomon Kane sur grand écran

Au XVIe siècle, dans une époque rongée par la guerre, le capitaine Solomon Kane est l'un de ces types que l'on ne pourrait pas qualifier d'engageant ni généreux. Mercenaire brutal et sans pitié, combattant souvent pour le nom de l'Angleterre, Kane est le meilleur lorsqu'il s'agit de tuer et de mettre une région à feu et à sang.
Sa dernière mission consiste à s'emparer d'une forteresse située quelque part en Afrique du Nord. Alors qu'il se croyait invulnérable, ce travail sera celui qui lui fera prendre conscience de ses faiblesses et, surtout, remettra en cause certaines de ses certitudes. Face à l'enfer et à ses démons, il va décider de se racheter et se tourner vers la paix et la lumière de Dieu. Mais, en des temps si sombres, il est difficile de ne pas céder à la tentation des armes.
Solomon Kane trouvera-t-il un début de rédemption en croisant sur son chemin la famille Crowthorn ?..

Réalisé et écrit par Michael J. Bassett (Wilderness, La Tranchée), « Solomon Kane » est avant tout un film de commande. Un chantier conduit par son producteur Paul Berrow, qui voyait en l'œuvre de Robert E. Howard, créateur de Conan, Sonja la Rouge ou encore Kull, un moyen de créer à la fois une potentielle franchise, mais aussi un personnage riche sur le fond comme sur la forme, et échappant, selon lui, à tous les archétypes héroïques. Il est vrai que les personnages de Robert E. Howard, conçu dans un esprit « pulp », sont rarement des tendres, il suffit pour cela de voir Conan qui avant d'être roi ne fut qu'un voleur. Paul Berrow,  pour matérialiser cet univers, s'est ainsi associé à Samuel Hadida, producteur du Pacte des loups. ET c'est ensemble que les deux producteurs choisirent Michael J. Bassett pour mener à bien la direction du projet.

Solomon Kane

N'ayant jamais lu, ni l'œuvre originale, ni les comics de « Solomon Kane », j'ai appréhendé ce film de manièbre brute,  sans aucun processus comparatif. Les premières minutes sont vraiment incroyables, et décrivent un personnage vraiment sombre et antipathique, ce qui introduit une approche vraiment intéressante. Ensuite, l'esprit visuel, accompagné d'une très belle photographie de Dan Laustsen (Silent hill) met en appétit, d'autant que la première rencontre avec les créatures de l'enfer et son émissaire amène très vite à penser qu'on peut se trouver face à un film traitant cette fois-ci la fantasy de manière sérieuse et adulte, dans la lignée de la trilogie de Peter Jackson ou bien du classique de John Milius. Bien que mes deux comparaisons se portent sur deux œuvres brillantes, il faut reconnaître que ce type de produits dérivent souvent, qualité mise de côté, dans la parodie et l'humour très enfantin. Bref, passée cette introduction plutôt forte, le reste du récit se concentre sur la quête rédemptrice de Solomon Kane et approfondit le personnage tout en dévoilant un peu de son passé. Bien que moins « spectaculaire », là encore, cette partie est plutôt bien conçue et permet au personnage de se doter d'un vécu, tout en échappant assez bien au côté manichéen que l'on a l'habitude de voir dans la création d'un héros. Puis, à un moment donné, le film va un peu se perdre, à la fois par l'ampleur qu'il veut essayer de donner aux spectateurs et en se tournant, vers le dénouement, vers des aspects bien plus traditionnels.

« Solomon Kane » est l’un de ces films qui se trouve avec un budget ni trop étroit, ni très dantesque. Construit pour environ 45 millions de dollars, ce dernier ne profite pas du confort d’un Seigneur des Anneaux. Au final « Solomon Kane » dégage par moment des allures de petites productions d’heroic fantasy, avec des maquillages pas toujours réussis (en particulier dans la deuxième partie) et des images de synthèses qui sont parfois un peu trop visibles. Le film souffre donc de séquences trop ambitieuses par rapport à ce qu’il peut offrir aux spectateurs. La fin est à ce titre le moment le plus représentatif du problème, l’idée de sortir de sa poche une créature (dessiné par Patrick Tatopoulos) avait tout pour séduire, mais celle-ci est traitée de manière trop rapide, plutôt confuse et finalement apparaît comme un gadget par rapport à l’intrigue. Sur ce point, le mieux aurait été certainement de privilégier la sobriété, car finalement, on a l’impression d’avoir eu une friandise sous le nez sans avoir pu la goutter.

Solomon Kane

Mais attention, « Solomon Kane » ; malgré une deuxième partie plus bancale,n’est pas un film ridicule et déshonorant. Dans l'ensemble le rythme est plutôt bon, la première partie à elle seule mérite d'être appréciée. Puis on n’a surtout pas cette impression de produit fait pour la masse. Il n’y a pas de « jar jar (comique)» de service, comme sur un Donjons & dragons ; il n’y a pas des enchaînements de situations indigestes comme sur un Van Helsing ou encore d’éléments abracadabrants dans lesquels un gamin arrive à tenir tête à un adulte, à l’exemple des Portes du Temps. Et, surtout l'attrait principal est que le personnage principal reste avant tout un meurtrier, un homme égoïste, cherchant juste à se donner bonne conscience et essayant de suivre le chemin d'une cause juste.

Côté direction des acteurs et casting, si le film ne sombre jamais dans le cabotinage, il y a tout de même des hauts et des bas. James Purefoy,en premier lieu, qui interprète ici le personnage principal, est correct dans l'ensemble, mais par moment peut paraître en roue libre. Sur quelques passages l'acteur ne trouve pas toujours la justesse et la force émotionnelle de ce que la séquence aurait pu offrir aux spectateurs. Dans l'ensemble, il sera aussi facile de reprocher aux adversaires de Solomon Kane de manquer de charisme (hormis celui du départ), enlevant en cela un peu d'ampleur aux actes du héros. Dans les visages connus on pourra apprécier la présence de Pete Postlethwaite (un habitué des seconds rôles), Rachel Hurd-Wood (qui a joué dans le Peter pan de P.J. Hogan) et de Max Von Sydow, qui avait déjà travaillé dans l'univers issu de Robert E. Howard, puisque jouant le roi Osric dans Conan.

La conclusion de

Si vous allez voir ces aventures de « Solomon Kane » en espérant y trouver une fresque à gros budget - façon « seigneur des anneaux » - ou encore un film aussi épique que « Conan le barbare », il y a des chances que vous sortiez du film légèrement déçu. Par contre, si votre désir est de voir un film d’heroic fantasy de construction modeste, très orienté premier degré, avec un héros plutôt égoïste qui aime à fracasser du méchant, alors les 100 minutes vous seront très agréables.

Que faut-il en retenir ?

  • Un personnage principal intéressant,
  • une mise en bouche vraiment sympathique,
  • un film de fantasy laissant enfin peu de place à l'humour,
  • un film plutôt bien rythmé.

Que faut-il oublier ?

  • Des effets spéciaux pas toujours réussis,
  • une fin pas très convaincante,
  • un jeu d'acteurs par moment inégale.

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