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Critique du Recueil de nouvelles : Solomon Kane
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Critique du Recueil de nouvelles : Solomon Kane

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 6 juillet 2008 à 2058

Le bras armé de Dieu...

C'était un homme hors de son temps... un étrange mélange de Puritain et de chevalier errant, avec une touche du philosophe des temps antiques, et une nuance encore plus grande de paganisme; pourtant cette dernière assertion l'aurait incroyablement choqué. Une surveillance anachronique de l'ancienne chevalerie, un chevalier errant portant les habits austères du fanatique..., tel était Kane...
Solomon Kane est un recueil de nouvelles de Robert E. Howard compilé et traduit par François Truchaud. Ces nouvelles présentent les exploits d'un aventurier du XVIème siècle, un homme très pieux (surnommé le Puritain) qui voue sa vie à combattre le mal sous toutes ses formes. Son combat, il le mène sur tous les continents - et même sur les mers - affichant une force de caractère et une volonté implacable, laissant peu de place à la pitié ou la compassion. Finalement, si l'on analyse ce personnage, on lui trouvera beaucoup d'analogies avec Conan, une ressemblance d'autant plus forte que les aventures de ce redresseur de torts ne sont pas si éloignées que ça de celles du barbare cimérien, avec son lots de peuplades exotiques et cruelles (la xénophobie et le racisme d'Howard, reflets de son époque, sont encore plus évidents ici), de monstres inconnus, de sorciers cruels et de belles femmes lascives en détresse. On reste donc dans le domaine de la littérature pulp, genre dont Robert E. Howard est assurément le maître.
Des crânes dans les étoiles (Skulls in the Stars – 14 pages): l'aventure se passe en Angleterre. Solomon Kane traverse les landes et est agressé par un spectre qui lui fait d'étranges révélations. Il va alors se consacrer à la libération de cette âme torturée.
La main droite du destin (The Right Hand of Doom – 8 pages): une petite nouvelle peu originale faisant suite à la première, au cours de laquelle Solomon Kane va être le témoin de la vengeance d'un mort.
Ombres rouges (Red Shadows – 35 pages): une nouvelle plus aventureuse, qui nous transporte de l'Europe à l'Afrique, dénuée de tout aspect fantastique sauf dans son dénouement. Une excellente nouvelle, avec la présence d'un villain particulièrement charismatique.
Bruits d'ossements ( Rattle of Bone – 10 pages): Retour en Europe, plus précisément dans la Forêt Noire. Une petite nouvelle, un peu trop prévisible, mais au déroulement très agréable.
Le château du Diable (Castle of Evil – 22 pages): une nouvelle qui nous place toujours dans la Forêt Noire. Solomon Kane n'est fois ci pas seul puisqu'il est accompagné d'un John Silent. Dans cet aventure, il va affronter un comte aveugle et sanguinaire qui massacre tous les gens qui ont le culot de porter les yeux sur sa femme.
La lune des Crânes (The Moon of Skulls – 66 pages): une très longue nouvelle d'aventure exotique, et cela tombe bien car elle est excellente. Le personnage de Solomon Kane fait un peu « tache » dans cet environnement à la Bourroughs, mais le récit, très pulp, est très distrayant et bien rythmé. Quand Solomon Kane abandonne un peu son costume de Puritain pour prendre celui d'Alan Quatermain...
La tâche sombre (The One Black Stain – 8 pages): Robert E. Howard était également (je vous encourage d'ailleurs à lire Récits de Contes et de Morts) un poète et François Truchaud nous le monte avec ce poème édité ici dans ses deux versions (anglais et français) qui nous parle de culpabilité.
Les épées de la fraternité (Blades of the Brotherhood – 38 pages): Solomon Kane est de retour en Angleterre, dans le Devonshire. Là, il va aider un jeune homme à libérer sa fiancée, prisonnière d'une bande pirate et d'un hobereau cupide. Une nouvelle assez violente, notamment l'affrontement entre Kane et le chef des pirates, qui présente un Kane comme un tueur au sang froid et au jugement implacable.

La conclusion de

Même s'il reste moins connu que Conan, Solomon Kane est l'un des personnages principaux de Robert E. Howard. Ici, on quitte le sword and sorcery pour le tumultueux XVIIéme siécle. Cependant, le principe reste le même: de la littérature pulp, très aventureuse et exotique, peuplée de créatures monstrueuses, de vils sorciers et de belles en détresse. En fait, seule l'aspect cosmétique change. Mais attention, ce recueil n'est pour autant inintéressant, surtout la nouvelle La lune des Crânes, excellente récit exotique avec son lots d'autochtones aux moeurs inhumains.

Que faut-il en retenir ?

  • Du pur Howard, pulp et divertissant
  • La Lune des Crânes, une excellente nouvelle
  • Le personnage de Solomon Kane

Que faut-il oublier ?

  • Des intrigues très classiques
  • L'écriture de Howard, un brin désuète.

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