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Critique du Film : Street Fighter - La légende de Chun-Li
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Critique du Film : Street Fighter - La légende de Chun-Li

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 2 septembre 2009 à 1807

Triste fighter

On le sait (Qui le sait? Qui le sait? disait le prof de Ferris Bueller), les adaptations de jeu vidéo au cinéma n'ont jamais brillé par leur niveau de qualité. Le seul espoir que l'on puisse avoir, quand l'on visionne ce genre de métrage, est de se retrouver devant une oeuvre si kitch, si forte en fragrance de nanardise ou en démonstration geek, qu'elle en devient sacrément drôle. Comme, justement, ce premier Street Fighter réalisé par Steven E. de Souza il y a belle lurette, avec un Jean-Claude Van Damme blondinet au top de sa forme ringarde et le génial Raul Julia dans l'uniforme du général Bison.

J'étais donc en mesure d'attendre au moins aussi bien de cette nouvelle adaptation, intitulée Street Fighters: la légende de Chen-Li. Après tout, le principal commanditaire de l'oeuvre n'est, ni plus, ni moins, que la Capcom Company, créateur de la licence. Une compagnie responsable de nombre de mes meilleures récréations vidéo-ludiques.

Et j'ai été sacrément déçu.

Remarquez, c'est un peu ma faute, car la présence derrière la caméra de ce gros bourrin d'AAndrzej Bartkowiak, un cinéaste si nul qu'il pourrait faire passer Uwe Boll pour la réincarnation de Friedrich W. Murnau, aurait dû me mettre la puce à l'oreille et refroidir un peu mon enthousiasme geek. Mais que voulez-vous, je suis un éternel optimiste.

Il serait néanmoins malhonnête de ma part de désigner Bartkowiak comme le seul responsable de cette bouse cinématographique. La Fox, distributeur américain du produit et principal actionnaire, et son équipe de scénaristes lobotomisés portent également une bonne part de responsabilité dans cette calamiteuse entreprise. Nous pondre un script pareil, absolument stupide, sous prétexte de rendre l'univers de Street Fighter plus crédible (accessible? Oui, mais à qui? Au pensionnaires d'un institut spécialisé dans le traitement de la débilité mentale?), tient de la pure inconsistance... ou de l'outrageux foutage de gueule. Tout d'abord, il faut savoir que tous les personnages ont été relookés. Par exemple, Chun-Li n'est plus une chinoise pur jus, mais le résultat d'un métissage entre un gros bourgeois de Hong-Kong et une américaine. Virtuose du piano, elle laisse tomber sa confortable position - résidence luxueuse, fournée de majordomes, etc. - pour se retrouver SDF à Bangkok (à croire qu'elle a oublié sa carte American Express et son téléphone mobile à la maison?), ville tentaculaire où elle se rend pour débusquer le méchant M. Bison (qui a perdu son pouvoir en même temps que son uniforme et son Power Drive - mais il a gagné un bouc changeant de teinture à chaque plan) et sa grosse brute favorite Balrog (gros bourrin, qui au cours d'une séquence, verra son image brisée par une pluie de pastèques). Les débusquer pour ensuite leur casser la figure, bien entendu, car nous sommes quand même dans un Street Fighter.

Parallèlement aux aventures de Chun-Li, qui mélange humiliation (faim et autres privations) et initiation (l'enseignement gen de maître Zen, euh... non, c'est l'inverse) d'une manière absolument rocambolesque, aussi crédible qu'un cours de claquettes dirigé par Sylvester Stallone, on suit l'enquête policière menée par un duo d'incapables composé de Charlie Nash et de la détective thaïlandaise Maya Sunee. Ces deux là sont tellement empotés qu'ils passent leur temps à courir, en vain, après des truands (le gang Shadaloo of course) qui crèchent dans le building situé en face de leur commissariat!

Dans Street Fighter, tout est absolument nul. Tant par le contexte que par son traitement. La séquence de la boîte de nuit, réalisée avec les pieds, où, sur une musique techno moisie, Chun-Li, un balai dans le cul, essaie de danser avec volupté, branche la lesbienne Cantana dans une sorte de relecture handisport de Basic Instinct et l'attire aux toilettes (qui se ferment de l'intérieur!) pour la questionner, est peut-être la plus catastophique scène du film mais d'autres ne se situent guère plus loin au niveau du n'importe quoi. Le pire dans tout cela, c'est que cela n'est même pas drôle (et ceux qui me connaissent savent à quel point je suis bon public dans le registre du nanard). C'est limite pathétique.

Reste la baston. Parce que, après tout, c'est ce qui importe le plus dans une adaptation du jeu star de Capcom, non? Et là, force est d'admettre que Street Fighter: la légende de Chun-Li est encore plus décevant (si, si, c'est possible). Les affrontements, même si certaines passes sont inspirées des combos du jeu vidéo, sont à la fois mal réalisés, montés avec fumisterie, et surtout assez rares et extrêmement brefs. Vega éliminé en quelques poignées de secondes, Balrog ne dure guère plus longtemps, tout comme M. Bison; les vilains de cette adaptation font pâles figures. De plus, le seul affrontement de masse, exécuté à grand renfort de rafales d'armes automatiques, est quasiment illisible, Bartkowiak ne s'étant apparemment pas rendu compte que les deux partis portaient des uniformes similaires piqués aux commandos du SWAT.

Au niveau de l'interprétation, si Kristin Kreuk s'en sort avec les honneurs, on ne peut en dire autant des autres membres ce casting pourtant expérimenté (Chris Klein, Neal McDonough, Michael Clarke Duncan, Josie Ho et Moon Bloodgood ne peuvent être considérés comme des incompétents) qui effectuent des performances, au mieux, médiocres. A leur décharge, il est plus convenable de signaler que le doublage français est assez calamiteux (surtout pour les personnages de Nash et Maya).

La conclusion de

Street Fighter: la légende de Chun-li est une bouse, un véritable étron cinématographique qui n'a même pas l'excuse d'être victime d'un manque budgétaire. Andrzej Bartkowiak, cinéaste sans aucun talent, nous propose ici un film au scénario débile et situé très loin de l'esprit du jeu de Capcom, mal réalisé, monté avec les pieds, et même pas drôle. A jeter.

Que faut-il en retenir ?

  • Kristin Kreuk, qui s'en sort avec les honneurs

Que faut-il oublier ?

  • Un véritable ratage, à tous les points de vue.

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