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Critique de la Bande Dessinée : Transmetropolitan : Le Come Back du siècle
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Critique de la Bande Dessinée : Transmetropolitan : Le Come Back du siècle

Avis critique rédigé par Nicolas W. le jeudi 12 mars 2009 à 1704

Spider Jerusalem, ce héros...

« Des amoureux dissidents, échappés d'une réserve chinoise, s'embrassent pour fêter leur révolution.

Un flic disperse les putes. Une bande de loups-garous russes comprend qu'ils ne baiseront pas cette après-midi.

Cette ville ne s'est jamais laissée aller au grand déclin. Elle grandi, follement, intensément. C'est un bon gros bordel, brillant, bruyant et puant.

Elle tire sa force des milliers de cultures qu'elle abrite et des milliers qui apparaissent chaque jour.

Elle n'est pas parfaite. On y vole, on y triche. Ce n'est pas une utopie et je préfère de loin la montagne...Mais la ville vit. Je dois bien l'admettre. »

Bienvenue mes très chers lecteurs dans la Ville. Bon alors, pour votre information, nous sommes au XXIème siècle et les temps ont changés, et je vous rassure, pas en bien.

Cette Ville est une infection, on pourrait même dire un immense foutoir. On y croisera tout ce qui est imaginable. A ce coin de rue, des gens qui attendent pour prier à l'église de Thor, à un autre vous trouverez peut-être un chat à deux têtes génétiquement modifié qui bouffe des geckos, plus loin encore des gens qui ne mangent plus, car ils se sont fait remplacer l'estomac par des bactéries. Des putes, des transités, des politiciens véreux, des cultures sauvegardées dans des réserves, des chiens qui parlent....Bref un beau merdier grandeur nature et plus vérolé qu'un lépreux. Comment survivre là dedans, toi qui me lit et qui se demande comment un mec a pu coucher sur papier une ville aussi démente ?

La réponse tiens en deux mots : Spider Jerusalem.

Spider Jerusalem est journaliste, du moins il l'était, jusqu'à ce que son dernier best-seller le rende si célèbre qu'il décide de tout plaquer pour se terrer à la montagne, en reclus, avec quelques mines autour de sa demeure, juste au cas où. Problème, il est sous contrat. Un putain de contrat disant qu'il doit deux livres  à son éditeur...Et comme il ne peut écrire qu'à la Ville, il va devoir y replonger. Spider Jerusalem est peut-être un des plus formidables personnages, un des plus couillus, un des plus tarés, un des plus incorrects que l'imaginaire moderne ait pondu.Puisque réengagé au journal The Word, c'est décidé, il va devoir remettre en marche sa machine à dézinguer, c'est-à-dire sa verve ravageuse. D'un cynisme inégalable, il n'hésite et ne recule devant aucun défi, jugez plutôt :

Une émeute de Transités, des humains qui veulent devenir des Extra-terrestres, est réprimé par la police. Ni une ni deux, Jerusalem est sur le coup même s'il doit fracasser la gueule de quelques cons au passage et se faire détruire par les flics dont il aura flingué la réputation.

Regarder la télé une journée entière pour comprendre son effet sur ses concitoyens, pas de problème allons-y !

Descendre en flammes tous les religieux qui pullulent dans la Ville, le tout habillé en Jésus New Age, pourquoi pas ?

La vérité, c'est que Spider Jerusalem est un enfoiré, ou devrais-je dire, un putain d'enfoiré qui se fout de savoir qui il devra descendre tant qu'il peut porter à son lecteur la Vérité, car au fond, c'est tout ce qui lui importe, cette satanée vérité. Vulgaire, absolument odieux, drogué, alcoolique, anti-religieux, anti-politiques, Jerusalem est l'homme qui ne recule devant rien ni personne. Il est comme une tique qui vous pomperait le sang jusqu'à ce qu'il découvre qu'il vous a foutu à genoux.

« Ouais, je qualifie ta foi de merde. Ce type a besoin d'aide médicale, s'il ne peut pas s'en sortir dans la vie sans croire à un truc invisible. »

Warren Ellis s'en donne à cœur joie à travers Jerusalem et dézingue tout ce qui bouge. Il transforme son matériel d'origine en un brulot dément et hors norme. Pour descendre la religion, la télévision, la politique, les nations, l'homme et surtout la société, Ellis ne se fixe aucunes limites et bordel que c'est bon. Avouons-le, Transmetropolitan traîne la réputation d'être un des meilleurs comics de Vertigo avec Preacher. Et j'irais plus loin, c'est simplement le meilleur comics que j'ai lu. Tout y est fou, démesuré, déjanté, c'est un futur glauque et pourtant absolument hilarant, une Ville horrible et pourtant si familière. Et au milieu de tout ça, on trouvera des moments de pur humanité, des moments de beauté absolue, comme l'histoire d'une Ressuscitée qui se retrouve larguée dans le futur de cette Ville insensée.

Jerusalem déteste les gens presque autant qu'il les aime, il est la définition même du misanthrope qui clame que quiconque n'est pas misanthrope à 40 ans n'a jamais aimé les hommes. Car Jerusalem peut faire preuve de bonté et de gentillesse, c'est rare, c'est comme un trésor sur une île perdue mais ça existe.  Au milieu d'une culture qui prône la conservation des Républicains ou des Mayas dans des réserves, qui voit l'apparition d'une religion nouvelle toutes les heures, Jerusalem est le seul point d'attache du lecteur. Un point d'attache cynique, méchant, acerbe, hilarant, cruel et pourtant d'une lucidité à toute épreuve.

A côté de ça, Darick Robertson met en image les tribulations de notre trouble-fête d'une façon magistrale. Avec un dessin coloré et bigarré, bourré comme jamais de détails et saupoudré d'un zeste de noirceur avec un brin de folie, il fait de ce comics un véritable délice pour les yeux. Pour en finir, une bonne fois pour toute, car cher lecteur, je vois que tu n'en peux plus de me suivre, je citerai juste l'illustre Garth Ennis (Preacher) dans sa préface du livre, parce qu'il fallait un autre génie pour en décrire un : « Voici le premier volet de la saga Transmetropolitan. Voici une ville frappée de tous les vices imaginables, et de quelques-uns imagés spécialement pour l'occasion. Voici Spider Jerusalem, la misérable enflure qui vous guidera à travers cette Babylone du futur. Voici un humour noir et une haine pure, et une justice qui fait serrer les dents de rage. Et au milieu de tout ça, aussi inattendue et naturelle que les larmes d'une strip-teaseuse, voici une oasis d'humanité. »

 

La conclusion de

Alors quoi, encore là bandes d’incultes ? Vous avez toujours pas compris…putain mais qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour vous le rentrer dans le crâne : Spider Jerusalem est une saleté d’anti-héros et Ellis un putain de dieu. Dans Transmetropolitan, vous y trouverai du sexe, du sang, de la rage, de la haine, de l’humour, de l’incorrect, du gratuit, du grinçant, de l’humanité, de la lucidité et surtout la Vérité. Armé de son agitateur d’intestin en cas de coup dur, de sa prose ordurière, Jerusalem vous attend. Vous y trompez pas, il vous hait déjà et aimerait certainement que vous vous soyez fait sodomiser par un bouc, mais une chose est sûr, derrière les terribles armes de Warren Ellis et Darick Robertson, la plume et le dessin, vous aurez une chose et une seule : la vérité. Et ça, bordel de chier, toi imbécile de lecteur qui me lit encore au lieu de courir se procurer ce livre, ça c’est un putain de cadeau !

Que faut-il en retenir ?

  • Spider Jerusalem
  • L'univers totalement fou
  • Incorrect jusqu'au bout
  • Le dessin
  • Le passage de la Ressuscitée

Que faut-il oublier ?

  • On effleure l'univers, l'intrigue principale n'est pas encore là
  • Trop court!

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