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Critique de la Bande Dessinée : Transmetropolitan : Eloge Funèbre
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Critique de la Bande Dessinée : Transmetropolitan : Eloge Funèbre

Avis critique rédigé par Nicolas W. le dimanche 12 avril 2009 à 2037

T'en veux?

« Tout le monde cherche quelqu'un à accuser la société. La culture. Hollywood. Les prédateurs. On accuse tout le monde sauf les bonnes personnes. C'est quelque chose de simple, les enfants, monsieur Jerusalem. Très faciles à casser ou à assembler de travers. Vous voulez savoir qui leur a fait ça ? Leurs parents, tout simplement. Voilà la chose que personne ne veut entendre. A chaque fois que vous arrêtez de réfléchir à la façon dont vous traitez votre enfant, vous créez un de ces mômes. C'est vraiment aussi simple que ça. Ca n'a rien à voir avec la pauvreté ou l'échec de la société ou quoi que ce soit. Ça a tout  à voir avec la responsabilité de concevoir un être humain. »


Pour ce quatrième tome de Transmetropolitan intitulé Eloge Funèbre, voici la citation qui résume le mieux le virage prit par l'auteur Warren Ellis dans l'ouvrage : réalisme cru et noirceur au service d'un propos lucide et terrible.Comme on l'avait pressenti dans le Tome 3 : Transmetropolitan : Seul dans la ville, Spider Jerusalem se fait plus aigri, plus sombre et encore plus pessimiste. Il comprend, comme son lecteur du fait, qu'il devra payer de sa vie la poursuite d'une Vérité cruelle mais pourtant essentielle. Plus isolé que jamais, Jerusalem ne peut compter que sur ses sordides assistantes Yéléna et Channon, pour l'aider dans son enquête qui est d'ailleurs devenu sa mission. Le Sourire, profitant de ses pleins pouvoirs, prend petit à petit les libertés d'une population qui se refuse à voir la tournure des événements, et les seuls qui s'y opposent, au rang duquel Spider Jerusalem bien entendu, se retrouvent isolés et pourchassés.

Pourtant notre journaliste garde son humour noir et son cynisme, qui vous décrochera bien souvent de petits rires. Il reste également de larges passages de pur délire, comme celui de ce panel de fous au détour des rues de la Ville. Mais inévitablement, ces passages serviront à un propos beaucoup plus sérieux et intéressant. Et Ellis pousse son raisonnement jusqu'au bout, à notre plus grande joie. A ce titre, le numéro « T'en Veux ?»  , qui nous raconte les histoires de gosses des rues qui se vendent pour obtenir de l'argent, est une réussite totale : glauque, malsain mais surtout cruellement vrai.

Darick Robertson, quand à lui, continue son irréprochable travail au dessin, donnant toujours davantage de caractère à cette immense ville. Ses planches sont toujours un délice pour le lecteur, les détails toujours aussi fournis et le caractère du comics ne perd rien de sa particularité, entre clinquant futuriste et recoins sombres et perdus...

Et l'histoire continue son  chemin, annonçant clairement que l'ensemble est bel et bien calibré au millimètre près par l'auteur, et que son personnage principal, Jerusalem, est le porte-parole de la vérité que veut nous délivrer Ellis à force de mots et de situations fortes.

Malheureusement, ce tome souffre d'un défaut majeur, qui n'est d'ailleurs pas à mettre sur le compte de l'histoire, du dessin ou du propos mais bel et bien par la faute de Panini Comics. En effet, ce 4ème tome ne fait que 180 pages au lieu des 280 pages des trois précédents, ceci cassant vraiment le rythme et laissant le lecteur sur sa faim à l'issue de ce nouveau volet pourtant d'une qualité égale à ses prédécesseurs.

De plus, et peut-être encore plus important, le prix n'a pas du tout changé, l'ouvrage coûte toujours 29euros pour près de 100 pages en moins. Il serait bon de rappeler à Panini Comics que ses clients ne sont pas des vaches à lait.

« Mais même si ça fait mal, regardez la Ville. Qu'elle vous crame la rétine. Parce qu'elle aura changé demain. Et vous ne la reverrez plus jamais comme elle est aujourd'hui. Gardez votre ville en mémoire, parce que dès le matin, on en aura démoli et rebâti une partie, inaugurant un nouvel instant. »

La conclusion de

Il n’y a donc aucun grief à avoir à l’encontre de notre duo de choc, Warren Ellis et Darick Robertson se montrent une fois encore à la hauteur et peut-être même encore meilleurs de par l’orientation du propos sous-jacent de leur œuvre. Spider Jerusalem reste fidèle à lui-même, toujours aussi incorrect mais pourtant si juste. Ce qui est certain c’est que Darren Aronofsky dans sa préface est dans le vrai, la fin approchant, on se demande de quelle façon le lecteur orphelin va pouvoir retrouver tant de talent …

Pour ce qui est du présent, profitez-en, car Spider l’a promis, il ira jusqu’au bout…Et ça tombe bien, nous aussi !

Que faut-il en retenir ?

  • Spider Jerusalem
  • Les assistances qui prennent de l'importance
  • Une peinture plus noir mais aussi plus lucide
  • Des numéros qui marquent
  • Des dessins constants dans leur excellence

Que faut-il oublier ?

  • Un mauvais tour de Panini Comics!

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