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Critique de la Bande Dessinée : Transmetropolitan : La Nouvelle Racaille
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Critique de la Bande Dessinée : Transmetropolitan : La Nouvelle Racaille

Avis critique rédigé par Nicolas W. le dimanche 22 mars 2009 à 1526

Ne le laissez pas partir!

« Nous faisons des miracles avec des machines de la taille d'un virus, et pourtant, rien qu'aujourd'hui et rien que dans cette ville, 24 personnes mourront parce qu'elles se sont promenés dans le mauvais quartier. Nous ne sommes même pas une civilisation de type un. Nous demeurons une société zéro. »

 


Après le Transmetropolitan Tome 1, voici la suite toujours piloté par les excellents Warren Ellis et Darrick Robertson.

Nous retrouvons Spider Jerusalem, le plus incorrect et le plus cynique des héros qui soient,et sa rubrique "Laissez-moi partir" accompagné de ses Sordides Assistantes (oui désormais elles sont deux, car après Shannon, Yéléna a débarqué) et bien entendu du chat, de son rédac chef Royce, de son faiseur drogué et de son agitateur d'intestin.

La Ville est toujours égale à elle-même, avec ses politiciens corrompus, ses flics véreux et violents, ses religions toutes plus absurdes les une que les autres. Mais voilà, les élections approchent et Spider est bien décidé à mettre des bâtons dans les roues des deux candidats, La Bête et le Sourire.

Le premier volume nous introduisait les personnages, la Ville et décrivait la vie effrayante et hilarante de ce futur fantasmé par l'auteur...Avec ce second tome, les choses sérieuses arrivent. Cette fois, nous allons avoir un fil rouge au travers de tous ces numéros, les élections présidentielles. Bien entendu, l'enfoiré parmi les enfoirés, le trouble-fête par excellence est forcément de la partie, et c'est certain, ça va faire mal.

Au travers des dessins toujours aussi réussis, colorés et foisonnants de détails de Roberston, Ellis va encore une fois se servir de Jerusalem pour taper à tout va sur cette société du futur qui nous renvoie furieusement à notre propre société. Et ici, plus particulièrement, aux aspects politiques.

Rassurez-vous, l'auteur n'a rien perdu de son mordant, de son cynisme et de son réalisme. Puisqu'ici point d'espoir de trouver un homme politique honnête, non, plutôt de choisir le moindre mal, un mal contrôlable. Ellis, par l'intermédiaire de Jerusalem, détruit toutes nos certitudes, pour mieux les reconstruire, pour mieux faire éclater la sacro-sainte vérité, si chère à notre journaliste.

Comme d'habitude, Jerusalem ne recule devant aucun méfait, aucun délit pour arriver à ces fins, souvent drogué, toujours enragé mais jamais naïf. Car au-delà de taper sur le monde politique, il va aussi largement faire mal à l'électorat, à nous autres, pauvres votants manipulés et qui sommes heureux de leurs œillères. Il va nous révéler en quoi, la Nouvelle Racaille peut se mettre elle-même dans ces conditions de vie sordides.

Mais à côté de ça, toujours et encore, il reste une oasis d'humanité, il reste un Jerusalem qui a une valeur, celle de la vérité absolue. Il reste des fulgurances dans ce livre à vous en décrocher la mâchoire, dans le numéro « Nouvelles Rues » notamment. On s'enfonce de plus en plus dans la noirceur, dans le désespoir en une humanité du futur qui semble pourtant si réelle.

Et c'est là toute la force de Warren Ellis, c'est là tout le respect et l'admiration que nous inspire Spider Jerusalem. La lucidité et le réalisme absolue des deux, entre noirceur du sujet et l'hilarité qui vous prendra à de nombreuses reprises sur les répliques cultes du journaliste (c'est bien simple, à chaque fois qu'il ouvre la bouche, c'est un grand moment).

« Voici les nouvelles rues de cette ville, où la nouvelle racaille tente de vivre. Vous et moi, et dans ces rues nous pouvons trouver les choses que nous voulons : Sexe et naissance, votes et greffes, argent et culpabilité, télévision et ours en peluche.

Mais en réalité, nous sommes notre seul bien. A vous de décider ce que ça signifie. »

La conclusion de

Au milieu, pourtant reste cette impression, comme celle de cette petite fille à qui Spider rend son ours en peluche. Cette impression que nous sommes cette petite fille, qu’Ellis nous offre un cadeau inestimable. Car, encore meilleur que le premier volume, encore plus abouti, plus acerbe et méchant, plus drôle et cynique mais aussi d’une profonde humanité, Transmetropolitan fait mieux que confirmer toutes les possibilités entrevues dans le premier tome, il accède déjà au rang d’objet culte indispensable.

Ne ratez pas l’édition du soir de Spider Jerusalem dans The Word ! Et croyez-moi, les élections seront mouvementées !

Que faut-il en retenir ?

  • Spider Jerusalem, toujours truculent
  • La Ville
  • Le Propos
  • Le Dessin
  • Certaines histoires magnifiques...
  • ...D'autres hilarantes et jouissives

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