75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°2 : Remontez le temps jusqu'à l'installation de votre Adblocker et rajoutez-nous en liste blanche.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Last house on dead end street >

Critique du Film : Last house on dead end street

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 5 janvier 2009 à 23:39

Snuff movies

Terry Hawkins fait juste de terminer une peine de prison pour possession de drogue. Durant cette période d’incarcération, il a eu bien le temps de réfléchir. Son prochain film ne sera plus un « simple » porno, mais un long métrage qui bouleversera, qui ne ressemblera à aucun autre. Si au départ il s'agit de torture, les intentions du réalisateur vont très vite évoluées et il va finir par vouloir finalement filmer des meurtres en direct…
« Last House on Dead End Street », intitulé originellement « The Cuckoo Clocks from Hell », est un film qui pourrait être situé entre le professionnalisme et l’amateurisme. Tout commence (semble-t-il) en 1973, à cette époque, Roger Watkins est encore étudiant à l'université d'état d'Oneonta et il a déjà réalisé quelques courts-métrages. Le budget du film étant très modeste, les acteurs travaillent gratuitement et le père de Watkins - qui travaille en tant que responsable de la pellicule chez GAF - fournit gracieusement la pelloche. De ce fait, Watkins - de son propre aveu - peut profiter d'une partie du budget pour s'offrir ses doses de drogue. En fait, « Last House on Dead End Street » est un film assez difficile à juger car la copie visible n'est pas la totale matérialisation de la vision du réalisateur. Par exemple, Watkins (décédé en mars 2007) parle d'une introduction de vingt minutes se déroulant dans un abattoir et qui aurait été tout bonnement censurée par les distributeurs. Ainsi, il semblerait qu’une bonne partie du film fut remontée sans l'accord de son réalisateur (il ne reconnaît d’ailleurs que la dernière partie du métrage). Entre procès, tapage, scandale et bobines trop abîmées « Last House on Dead End Street » à bien souffert. Cependant, le film, sans tous ses problèmes, aurait-il été meilleur ? Cela est loin d'être sûr, tant la mythologie qui l'entoure constitue une partie de l'intérêt que l'on peut avoir à regarder cet ovni cinématographique.


Juger un film comme celui-ci demeure une expérience assez étrange. D'un côté, j'ai trouvé ce film tout simplement mauvais : les plans sont atroces, il y a des cadrages partant complètement de traviole et la photographie est rarement la même. D'un autre côté, « Last House on Dead End Street » doit peut-être ses aspects les plus glauques et les plus malsains grâce à ses défauts. Il matérialise vraiment l'idée que l'on se fait d'un « Snuff Film » et en cela son côté provocateur est réussi. À l'inverse de films modernes se déclarant (faussement) provocateurs (Hostel à titre d'exemple), Roger Watkins réussi à générer un mal à l’aise dans l’esprit du public. De plus, par moment, le film propose des séquences tout simplement frappantes, notamment au cours de ces séquences où sont mis en avant les masques portés par Terry Hawkins et ses amis. Dans ces moments il se dégage de courtes, mais de vraies, idées de mise en scène.
Le Film est-il aussi gore que l'on aurait pu le croire ? Là encore, la réponse n'est pas absolue. L’aspect sanglant du récit n'apparait surtout que vers la fin, et en particulier dans une scène. Dans les années 70, il est certain que cela a dû horrifier plus d'une personne. Aujourd'hui, les ficelles sont visibles aux yeux experts et surtout, entre-temps il y a eu des films bien plus gore. Par contre, comme les moments saignants ne prêtent pas à rire, ces passages demeurent d'une froideur incroyable et, bien des années plus tard, elles arrivent encore à nous procurer des sensations d'effrois.

35

« Last House on Dead End Street » est un film presque impossible à juger. D'un certain point de vue, il peut-être perçu comme étant très mauvais, mais d’un l'autre, il se dégage réellement un quota de sympathie pour ce qui peut-être considéré comme un ovni cinématographique arrivant à être, et cela malgré son âge, encore très malsain, avec des séquences vraiment marquantes.

Critique de publiée le 5 janvier 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • Les masques utilisés
  • un film vraiment glauque
  • Quelques idées de plans intéressants

Que faut-il oublier ?

  • pas vraiment de rythme
  • un ensemble pas toujours cohérent
  • pas vraiment de mise en scène

Acheter Last house on dead end street en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Last house on dead end street sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Suis nous sur facebook !