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Critique du film d'animation : Un été avec Coo [2008], par Lionel B.

Avis critique rédigé par Lionel B. le lundi 15 septembre 2008 à 20h00

Du folklore japonais revu et corrigé

Parmi toutes les créatures légendaires qui ont nourri le folklore japonais, il en existe une aux allures d'une tortue aux cheveux crépus appelée kappa. Ce dernier a fait l'objet d'un film d'animation dans lequel ce petit être maléfique devient un attachant petit monstre au coeur pur. En effet, dans Kappa no coo to natsu-yasumi (un été avec Coo), le réalisateur et scénariste Keiichi Hara prend le parti de faire du kappa l'ami d'un enfant au détriment de la légende qui le veut plus machiavélique puisqu'il est réputé pour attirer les enfants dans les rivières afin de les noyer.
C'est par hasard, sur le chemin du retour de l'école, que Kôichi, un jeune garçon, découvre une étrange pierre qu'il décide de ramener chez lui. En la lavant, il découvre qu'un petit animal y était caché à l'intérieur. Il s'agit d'un kappa qu'il adoptera avec sa famille en lui donnant le nom de Coo. La famille devra très bientôt faire face à la curiosité des habitants et des médias lorsqu'ils apprendront l'existence de ce kappa...
Comme dans la plupart des classiques d'animation japonais, l'écologie occupe une place prépondérante. Cela se retrouve au travers du kappa qui est passé de l'ère d'Edo à aujourd'hui et constate la disparition de beaucoup de plans d'eau au profit de l'urbanisation. Le constat est alors vite fait que l'homme a dominé la nature sans se soucier des autres formes de vie. Constat déjà énoncé dans Pompoko de Isao Takahata dans lequel les tanukis, des créatures issues de la mythologie japonaise vivant dans les forêts, voient leur lieu d'habitation anéanti par l'homme et sa soif d'extension. Toutefois, la nature n'est pas le seul sujet de fond de ce dessin animé. Le comportement humain est également dénoncé dans ce film au travers de la curiosité des habitants et de la méchanceté des enfants. Tout d'abord, il est montré à quel point la curiosité peut-être un comportement détestable lorsqu'elle prive les autres de leur liberté de vivre paisiblement. Mais la curiosité peut également entraîner la vanité lorsqu'elle émane des médias comme le montre le comportement du petit Kôichi lorsqu'il voit les photographes devant chez lui. Enfin, dans ce film d'animation, la méchanceté des enfants dénonce l'intolérance, les brimades dont sont victimes les enfants qui s'écartent du groupe social en ne respectant pas malgré eux la conception traditionnelle de la famille japonaise.
Si un été avec Coo évoque des thèmes assez matures, le long métrage d'animation n'en reste pas moins un film familial qui plaira au plus grand comme au plus petit. En effet, à la manière d'un Hayao Miyazaki, Keiichi Hara nous livre un film magique grâce à des personnages plus attachants les uns que les autres et à un humour très léger qui vient agrémenter une histoire pleine de tendresse et captivante.
Ne cherchez pas un studio d'animation super connu derrière ce film. Il ne s'agit ni de Ghibli (Mononoké), ni de Production IG (Ghost in the Shell), ni de Mad House (Paprika), et encore moins de Gonzo (Brave Story). C'est Shinei Animation qui a produit l'animation de ce long métrage, un studio peu connu en France qui a travaillé sur des séries telles que Doreamon ou bien encore GUNxSWORD. Cela ne signifie pas pour autant que la qualité n'y est pas. Bien au contraire, Un été avec Coo bénéficie d'une animation particulièrement fluide et détaillée qui n'a rien à envier aux plus grosses productions du genre. De plus, si le film est réalisé dans un style traditionnel où le dessin à la main est privilégié à l'ordinateur, les quelques éléments en 3D, tels que les trains ou l'eau, s'intègrent parfaitement et ne choc nullement le spectateur. Pour ce qui est du design des personnages, le style ne fait pas dans l'originalité avec des designs assez classiques sauf pour ce qui est du kappa pour lequel Yuichiro Sueyoshi (character designer également sur Mind Game du Studio 4°C) s'inspire de dessins et des informations connus tout en lui donnant un aspect plus mignon. À noter également que la musique de Kei Wakakusa (Ulysse 31, Hikaru no Go) contribue à donner au film cette ambiance si magique qui s'en dégage.

La conclusion de à propos du Film d'animation : Un été avec Coo [2008]

Lionel B.
90

Certes, Un été avec Coo évoque des thèmes maintes fois repris dans le monde de la japanimation. Toutefois, il n'en reste pas moins une oeuvre majeure tant son univers dégage une certaine poésie et offre au spectateur tout une panoplie d'émotion qui va du rire à la tristesse en passant par l'attendrissement.

Que faut-il en retenir ?

  • Une fable attendrissante
  • C'est drôle
  • Une très belle animation
  • Des personnages attachants

Que faut-il oublier ?

  • Des thèmes maintes fois repris (mais toujours aussi intéressant)

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