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Critique du Téléfilm : La Seconde Guerre de Sécession

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 31 août 2008 à 18:17

Le retour de l’un des plus indomptables des réalisateurs.

Depuis le pourtant grandiose et nostalgique « Panique sur Florida Beach », Joe Dante a oscillé discrètement entre séries télévisées (Rebel Highway) et téléfilms (Runaway Daughters). Puis, durant 3 ans, plus aucun projet. La carrière du réalisateur semble alors condamnée et son talent oublié. C’est alors qu’en 1997 la chaîne de télévision HBO accepte de produire « The second civil war » scénarisé par Martyn Burke. Une histoire incontestablement faite pour le papa des Gremlins.
Le gouverneur de l'Idaho, exaspéré par la politique d’accueil de son pays, refuse l’arrivée d’enfants orphelins issus d’une guerre entre l'Inde et le Pakistan. De plus, surmené par des préoccupations personnelles, sur un coup de tête, il déclare l’indépendance de l'Idaho. L’information, relayée par la presse et en particulier par la chaîne de télévision News Net, met dans une grande colère le président des États-Unis et son gouvernement. La Maison Blanche accorde un ultimatum de 72 heures et 30 minutes au gouverneur pour revenir sur sa décision, faute de quoi l’armée fédérale s’attaquera à l’état de l'Idaho.
« Lorsque j’ai préparé votre campagne, je savais que vous seriez élu, comme tous les autres présidents, avant tout sur votre image. Ceci n’est pas de l’irrespect, monsieur, mais les Américains votent pour le mode de cuisson pas pour la viande. Ce n’est qu’après que les pauvres malheureux doivent la manger fade et nerveuse », cette réplique chaleureusement mentionnée par James Coburn est un exemple du mordant jouissif mis en forme par un script subversif. Un scénario qui se permet beaucoup d’audace, certainement aidé en cela par son réalisateur qui n’a jamais eu froid aux yeux. En fait, s’il ressort un petit regret dans cette fantaisie c’est que celle-ci est presque trop fantasque pour que le spectateur accorde crédit à la situation. Certainement que pour véhiculer autant de propos politiquement incorrects fallait-il laisser la base improbable.


Si les choix de Joe Dante du côté réalisation optent pour une grande sobriété, son univers et sa touche personnelle apparaissent à travers diverses petites subtilités. Une personnalité amenée autant par le choix du casting, de l’humour, que par la décision d’offrir une vision des événements via une multitude d’écrans de télévisions, un aspect assez récurrent dans sa filmographie. Semblant complètement remonté après ses 3 ans d’absence, le réalisateur semble peu enclin au compromis et s’offre en cela un casting 4 étoiles qui lui ressemble. On ne s’étonnera donc pas de retrouver des acteurs qui lui sont fidèles comme, entre autres, Kevin McCarthy, Dick Miller, Robert Picardo, Belinda Balaski et on note même une apparition de son guide spirituel Roger Corman. À cela on ne s’étonnera pas non plus de la présence de James Coburn, grand nom du Western qui a certainement marqué ce réalisateur cinéphile. Figure aussi à ce casting déjà prestigieux ; Beau Bridges, James Earl Jones et enfin Kevin Dunn puis Ron Perlman - qui reviendront d’ailleurs travailler avec Joe Dante.
Plus encore, le réalisateur ne se contente pas d’égratigner les hommes politiques, mais aussi les médias journalistiques prêts à tout pour obtenir un scoop et à grossir les événements afin de maintenir l’écoute. À l’instar de Stanley Kubrick et son docteur Folamour, Joe Dante réussit largement son pari et il dépasse ici le stade du simple téléfilm.

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Juste avant son retour au cinéma avec Small Soldiers, Joe Dante signe pour HBO une satire politique correspondant parfaitement à ses ambitions de réalisateur indomptable. Après une longue absence, on se réjouit donc de voir que le réalisateur n’a pas perdu de son mordant et qu’une fois encore il nous gâte. À découvrir d’urgence !

Critique de publiée le 31 août 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • Une histoire subversive
  • Un casting 4 étoiles
  • Un Joe Dante remonté

Que faut-il oublier ?

  • Situation demeurant improbable
  • Une fin un peu rapide

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