75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°2 : Remontez le temps jusqu'à l'installation de votre Adblocker et rajoutez-nous en liste blanche.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : X-Files : Régénération
X-Files : Régénération >

Critique du Film : X-Files : Régénération

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 6 août 2008 à 1159

I Want to Forget

Je ne vous le cacherais pas, je fus très surpris par l'annonce, il y a maintenant quelques temps, de la décision prise par Chris Carter de remettre en marche la machine X-Files. Pour moi, cette exceptionnelle série, dont je fus un fan absolu (c'est d'ailleurs le seul show TV qui m'ai rendu complètement accroc au petit écran), était terminée, digérée et assimilée dans mon vécu (mais certainement pas oubliée).
Avec le temps, j'ai même pardonné les quelques écarts de son géniteur, les errances d'un arc qui partait parfois dans l'incohérence, et surtout le fait que Chris Carter n'ait pas réussi à empêcher la série de se scléroser dans ses derniers moments. Car X-Files, c'était quand même quelque chose, ce n'était pas simplement le récit d'enquêtes sur des évènements inexplicables (Kolchak l'avait déja fait bien avant, et d'excellente façon) c'était aussi une ambiance paranoïaque et sombre extrêmement bien rendue et des personnages forts, avec en tête, bien entendu, l'antithétique couple Dana Scully / Fox Mulder. Et aujourd'hui, en prenant du recul, même le premier film, Fight the Future, m'apparaît comme une oeuvre imparfaite mais de qualité (alors, qu'en fan exigeant, je l'avais fustigé lors de sa sortie).


Ainsi j'aime X-Files et bien que je persiste à penser que le passéisme n'est pas l'ami du cinéma, je me suis très volontiers prêté au petit jeu de Régénération, séduit par l'idée de revoir à l'écran un duo mythique - cependant j'avoue que j'étais aussi un peu inquiet, échaudé par les critiques assassines des mes petits camarades de SFU.
Le début du métrage a contribué à un peu me rassurer, avec une introduction efficace, une mise en place des personnages fidèle à la série (la rencontre entre Scully et Mulder est presque un parfait copier-coller de celle vécue lors de l'épisode pilote), la musique de Mark Snow toujours aussi accrocheuse, et des premières images bien léchées qui démontrent que Chris Carter est un bon technicien. Puis, petit à petit, on découvre les enjeux. Scully est désormais médecin dans un hôpital catholique et s'occupe d'un enfant en phase terminale (ce qui va donner lieu au déroulement d'une intrigue secondaire bien menée mais guère utile), alors que Mulder plante des crayons dans son faux-plafond et affiche plus jamais son air désabusé et cynique.

On est donc bien, au bout de dix minutes, plongé dans une ambiance X-Files et ça c'est chouette. Hélas, on se rend compte au bout d'un moment qu'il y a quelque chose qui cloche... on hésite, on tique un peu (notamment devant l'attitude un peu réac de Scully pour résoudre ses problèmes moraux) et l'on finit par comprendre que c'est carrément le scénario qui n'est pas à la hauteur de la réputation de la série. En effet, très (trop) prudent, Chris Carter, s'il réussit de belles choses dans la tenue dramatique de son script (notons une très bonne mise en place des relations entre nos deux "amis de 15 ans", une sorte d'épuration psychologique et idéologique, un échange intimiste basé sur la foi, le tout mis en valeur par des comédiens talentueux), il se révèle bien trop timoré dans le développement de cette trame générale finalement trop commune pour nous surprendre. On pourrait même en arriver à se dire, un peu agacé par cette intrigue redondante: tant de temps pour accoucher d'un scénario aussi banal, mais qu'est-ce que c'est que cette fumisterie? Car si on ne peut pas reprocher grand chose à une réalisation très sobre (budget modeste oblige) mais élégante (la séquence de la piscine, par exemple, est très réussie), on ne peut en dire autant à la vision de ce thriller mollasson, linéaire et verbeux mettant en scène un prêtre pédophile et voyant (le seul élément "paranormal" du film) et un chirurgien fou qui surfe sur la mode d'Hostel et de Turistas. Un jeu de piste qui, avouons-le, manque assurément d'ambition et qui aurait juste sa place, sous forme d'épisode, dans l'une des multiples séries policières actuelles.

La conclusion de

X-Files Régénération (titre crétin s'il en est) est une déception. On sent pertinemment que ce qui intéresse ici Chris Carter est la mise en forme - d'une manière plus mature qu'auparavant - des rapports entre Dana Scully et Fox Mulder, mais cela ne l'excuse pas pour autant d'avoir négligé la trame principale, d'une banalité affligeante. On assiste donc au déroulement d'une histoire linéaire sans grand intérêt (mais heureusement assez bien réalisée), mettant en scène des personnages attachants délivrant un débat métaphysique parfois un peu trop directif. Un spectacle moyen, certainement pas à la hauteur de la réputation de la série.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation élégante
  • Personnages toujours aussi attachants
  • L'aspect intimiste bien développé

Que faut-il oublier ?

  • Scénario très moyen
  • Elément paranormal bien léger
  • Très linéaire

Acheter X-Files : Régénération en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de X-Files : Régénération sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de X-Files

En savoir plus sur l'oeuvre X-Files