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Critique : Shiver - L'enfant des ténèbres

Ecrit par Richard B. le jeudi 3 juillet 2008 à 00:10

Terreur dans les montagnes!

Santi est un vampire et comme tous ceux de sa race, il craint particulièrement la lumière… du moins dans ses rêves. Cependant, entre rêve et réalité la frontière reste étroite et Santi à beau porter des dents de vampire, mettre des lunettes noires et s'habiller avec un capuchon pour se protéger, Santi est avant tout un enfant malade dont le soleil provoque sur lui des réactions cutanées. Lorsque, accompagne de sa mère, ce dernier fuit les moqueries de la ville pour s'installer dans un village de montagne, il va vite se retrouver soupçonné de meurtres…

Décidément, l'Espagne a le vent en poupe ! Enfin « cela depuis un moment » me rétorqueront certains, ils auront raison et c'est pas moi qui contredirais! Il n'empêche qu'après les fantômes de « l'Orphelinat » et les Zombies de « Rec », Isidro Ortiz à la bonne idée de nous terroriser avec une autre menace et, croyez-moi, elle n'a rien à envier à nos chers mort-vivants ou autres fantômes. En effet, le réalisateur de Fausto 5.0., bien que n'échappant pas à la facilité avec quelques clichés (bruits de verrous de porte ou autre grincement de plancher…), arrive à instaurer une ambiance digne de ce nom et ne furent pas rare les moments d’angoisse au cours desquels je me suis demandé si une nouvelle victime n’allait pas s’ajouter au palmarès de la créature. En effet, le scénario se montre suffisamment original pour renouveler le genre, oubliant un peu les habituels morts revenant qui viennent hanter les vivants. La nouvelle menace hispanique a des crocs, elle est très primaire et n'a rien d'un vampire ou d'un loup-Garou.

Isidro Ortiz a aussi créé des personnages, des vrais, avec une histoire et un passé, ce qui fait que l'on s'intéresse à eux. Bien sûr à travers le personnage de Santi on retrouve quelques habituelles craintes d’adolescence, mais elles sont amenées de manière à ne jamais nuire à l'ensemble - bien au contraire -, surtout que la prestation de Junio Valverde est plutôt honorable.

S'il y a un défaut, il faut le situer plus dans le déroulement de l'enquête menée par la police. Je veux bien croire que l’on peut émettre des doutes sur ce que peut raconter un adolescent, surtout lorsqu'il est soupçonné de meurtre, mais j'ai du mal à concevoir que la police, en particulier le sympathique flic qui mène cette affaire, n'ait pas l’initiative de vérifier les propos - aussi incroyables soient-ils - de l'accusé. Cette partie du film est donc un peu trop « clichée ».

 

 

 

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