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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Dying God
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Dying God

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 10 juin 2008 à 0838

Gros engin en perspective !

Fallon est ce genre de type que l'on pourrait qualifier de « ripoux ». Son trip : se taper des putes, se défoncer occasionnellement avec de la poudreuse et surtout exprimer son fort penchant pour la bouteille. Cependant, abstraction faite de tous ses défauts, Fallon reste efficace lorsqu'il s'agit de mener des enquêtes. La dernière en question concerne une prostituée retrouvée avec le vagin défoncé et un gros trou dans le bide.
La première fois que j’entendis parler de Dying God, ce fut lors d’un petit article de Mad Movies, il n’y a pas loin de deux ans. Depuis, j'attendais avec impatience la concrétisation de ce projet. Pourquoi ? Car il s'agissait d'une production indépendante, avec une affiche de très belle qualité qui voulait se différencier de la masse pour revenir plus dans le trip des années 80. L’ensemble était doté d'un casting alléchant, en particulier avec Lance Henriksen, un acteur qui - rien qu'avec son visage émacié - a de quoi imposer le respect. Et dernier atout mettant bien en valeur ce projet : le cigle « une production de Jean-Pierre Putters » ! Jean-Pierre Putters : le gars à la culture bis la plus incroyablement garnie, et avec qui personne, dans ce domaine, ne peut rivaliser.


Motivé - et en même temps conscient de l’étroitesse budgétaire du film - j’ai mis la galette du DVD dans le lecteur sans vraiment savoir à quoi m'attendre. En effet, mis à part cet enthousiasme lié à mes propos exposés ci-dessus, je craignais que les conséquences d'un budget si léger finissent, à un moment ou à un autre, par se ressentir. Et, en effet, cela n’a pas tardé. Dès les premières secondes la pixellisation de la caméra numérique sur laquelle le film a été tourné se remarque. Il me faudra donc un petit temps d’adaptation pour m’habituer à cette exposition de pixels. Mais, une fois ces difficiles premières minutes passées, il s'installe une certaine ambiance que l’on prend plaisir à ressentir. Ainsi, je trouve fascinant comment les scénaristes (Jean Depelley et Fabrice Lambot) - bien qu'ayant faits de leur héros une totale pourriture - parviennent à rendre Sean Fallon attachant, comme si son vécu douloureux entrainait les spectateurs à comprendre ses dérives. De plus, ici, il n’est pas vraiment question de rédemption de l’antihéros. C’est juste un personnage interprété par un James Horan s’amusant à imiter un inspecteur Harry encore plus extrême - il reste cependant que James Horan n’est pas Clint Eastwood, et que l’on pourra toujours lui reprocher par moment de surjouer.
Le scénario aurait pu très vite tourner à la parodie avec sa légende du kurupi, sorte de mutant doté d’un sexe de 2 mètres et cherchant à trouver la mère porteuse idéale. D’un certain coté, on aurait même pu dire que traiter le film sur un ton humoristique aurait été plus facile. Pourtant, Fabrice Lambot opte pour l’approche sérieuse et il parvient à suivre un traitement « premier degré » étonnant, sans jamais sombrer dans le ridicule. Bien au contraire, tout en étant un hommage aux films dits de seconde zone, le film arrive à dégager une ambiance assez noire, avec un minimum d’hémoglobine. Oui, un minimum, car si le film possède bien quelques moments sanglants, on peut s’étonner que des amateurs du genre comme Fabrice Lambot et Jean-Pierre Putters ne soient pas allés plus loin dans le gore.
Côté casting, hormis James Horan et Lance Henriksen, on peut admirer aussi la ravissante Erin Brown - alias Misty Mundae -, une ancienne spécialiste de films coquins tel que « Bikini Girls on Dinosaur Planet ». Mais depuis la demoiselle s’est assagie, du moins suffisamment pour qu’ici son sublime corps ne soit plus dévoilé à nos regards pervers. En effet, cette fois-ci Misty Mundae ne joue pas de son physique ; elle interprète une prostituée au grand cœur et amoureuse de ce malotru de Sean Fallon. Même si sa présence dans le film se fait rare, les scènes les plus réussies sont celles où apparait la demoiselle. On peut aussi voir dans Dying God l’actrice Agathe De La Boulaye (Alien vs. Predator) qui occupe ici le poste de garde du corps de Lance Henriksen.

Dans l’ensemble, malgré quelques défauts, il faut lui reconnaître à ce long-métrage des qualités indéniables. Face à des films indépendants américains du même genre, Dying god n’a pas à rougir de la comparaison. Au contraire, il en impose et tient largement la route. De plus, le film de Fabrice Lambot possède un rythme soutenu qui fait que le spectateur ne devrait pas s’y ennuyer. En ce qui me concerne, le film m’a tenu dans mon fauteuil du début à la fin. Enfin, la musique composée par Sup est plutôt accrocheuse et participe bien à entretenir l’ambiance.

La conclusion de

Fabrice Lambot réussit ici le pari de livrer un petit – mais de qualité - film de genre indépendant français directement destiné au marché de la vidéo. Le manque de budget a beau être perceptible, la passion investie sur le film est communicative, et Dying God n’a finalement rien à envier aux autres productions du même type. J’attends maintenant avec impatience le prochain projet produit par Metaluna, tant celui-ci augure de très bonnes perspectives d’avenir.

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