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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Zombiegeddon
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Zombiegeddon

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 4 mai 2008 à 1713

Satan et ses zombies moisis

Dans sa grotte au sol sablonneux, Satan et son âme damnée jubilent. Ils sont en effet satisfaits de leur initiative qui est de transformer l'humanité en une espèce de zombies affamés de chair humaine. Leurs premiers efforts se portent sur les occupants d'un lycée dont un grand nombre, sous l'influence de ces êtres maléfiques, se métamorphose soudainement en créatures couvertes de latex pendouillant et sanguinolents. Certains titubent, d'autres courent comme Ben Johnson, mais tous partagent le même trait: ils sont ridicules et pas effrayants pour un sou.
Heureusement, pour le devenir de la race humaine, deux flics véreux, patrouillant dans le coin, vont intervenir dans l'affaire et mettre hors d'état de nuire Satan et son engeance «zombiesque».


Zombiegeddon commence sous les meilleurs auspices: Tom Savini et Brinke Stevens, deux stars du cinéma indépendants, partageant le même lit après une introduction d’Uwe Boll nous conjurant de ne pas mater cette ineptie. Quand on connait le tâcheron teuton, on se dit finalement que ce film de Chris Watson ne peut foncièrement pas être mauvais. Mazette, comme je me trompais! Car Zombiegedon, qui se voulait être le parangon de la série Z, se vautre finalement dans l'ennui et le fastidieux.
En effet, à quoi bon engager tant d'icones du ciné indépendant US (aux précédents, il convient d'ajouter Lloyd Kaufman, Felissa Rose, JR Bookwalter, Robert Z'Dar, Joe Estevez, Linnea Quigley, etc.) si c'est pour se complaire dans un traitement archi-bavard et terriblement ennuyant. Oh, bien entendu, les clins d'oeil au genre sont nombreux – la plus sympa reste cette reconstitution bien crade et du plus mauvais goût d'une scène de Bad Lieutenant -, mais cela ne suffit pas à relever notre niveau d'intérêt pour ce film bâclé qui aligne les dialogues débiles et rarement drôles.
Le scénario, lui, débute sous la forme d'une légende urbaine narrée au micro d'une radio locale par Brinke Stevens. Un conte qui comme de bien entendu va se révéler totalement véridique sur la fin. Le récit se concentre sur deux flics pourris, deux crapules aux méthodes peu recommandables qui vont se retrouver confrontés à une invasion de zombies, en fait des humains possédés par le Malin (un mec avec des cornes qui vit dans une caverne pourrie en compagnie d'un assistant crétin interprété par un Joe Estevez maquillé à la pizza trois fromages).

Chris Watson va également y glisser une histoire d'élu. L'un des flics, en effet, est le fils d'un homme qui a voué son existence à combattre le mal, accompagné de son tigre et de son courage, avant de disparaître mystérieusement il y a de nombreuses années. Bien entendu, le fils va venger le père...
La réalisation est anarchique, on a l'impression que les plans s'enchainent sans grande logique (mais est-ce qu'il y avait vraiment un scénario écrit?) La photographie est plus qu'approximative, avec des variations de bain de couleur d'un plan à l'autre dépendant fortement de l'heure de tournage et des moyens du moment. Bref, c'est un peu n'importe quoi, n'importe comment...
Bien entendu, le film ne se veut pas du tout sérieux. Mais hélas, il est rarement drôle. En fait, le principal défaut est qu'il n'est absolument pas délirant dans les effets grands-guignols et très timide dans le domaine grivois. Peu ou pas de sexe, très peu de gore, deux absences de ce qui fait en général les seuls intérêts des productions Troma. Il y a bien quelques pointes lancées sur le système social et politique américain, mais cela ne suffit hélas pas à éveiller suffisamment longtemps notre attention.
Le pire reste les maquillages spéciaux, vraiment, vraiment, très mauvais. Ils ne sont même pas compensés par leur abondance puisque les scènes gores sont finalement assez rares. Le seul élément correct est la chorégraphie des combats, dont la justesse dénote parfois du bordel ambiant. Ils finissent même par jurer par rapport au reste, affligeant de nullité...

La conclusion de

Euh, que dire de ce film? Je n'ai pas pour habitude de casser gratuitement les oeuvres du cinéma indépendant – ils ont plus besoin d'encouragements que de lapidations - pourtant, dans le cas de Zombiegeddon, je ne peux laisser sous silence que ce métrage de Chris Watson est lamentable. Effets spéciaux moisis, humour pas drôle, dialogues chiants et interminables, scénario débile, réalisation de fumiste; voilà le mélange détonnant qui fait Zombiegeddon!

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques séquences de combat assez réussies
  • La relecture de Bad Lieutenant
  • Casting sympathique

Que faut-il oublier ?

  • Réalisation bâclée, montage approximatif
  • Photographie à peine digne du cinéma amateur
  • Pas drôle du tout
  • Effets spéciaux lamentables

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