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Critique du film (direct to vidéo) : Le retour des morts-vivants 4: Necropolis [2006], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 25 octobre 2006 à 09h04

Vil Coyote et les Zombis avachis…

Peter Coyote, installé dans un building administratif roumain, souffre d’une terrible gingivite aigue qui lui colle un rictus permanent. Evidemment, cela le rend aigri. Pour se défouler, il décide de ressusciter des zombies grâce à de la trioxyne récupérée dans les ruines de Tchernobyl avec l’aide de deux figurants ukrainiens (doublés par des comédiens à l’accent russe de Sarcelles, ou de Québec puisque le DVD est un zone 1 canadien). Vous me direz, c’est une idée comme une autre. Ensuite, il tue son frère et sa belle-sœur. Comme ça, un caprice de gosse gâté… Néamoins, comme c’est un gars qui a le sens pratique, il récupère les corps afin de les transformer en soldats-zombis en les enfermant dans des vitrines réfrigérantes de supermarché et en les attifant de vieux costumes de Klingons piqué dans le musée des studios …ah oui, il leur fait faire des bébés éprouvettes aussi…

Peter Coyote et sa gingivite

Mais le vil Coyote n’a pas de bol, car ses deux neveux (Julian et Charles), en compagnie d’une fine équipe composée d’une gymnaste russe allumeuse, d’une bimbo à couettes et à lunettes, d’un cowboy du dimanche et d’un ami psychotique, vont s’introduire dans le complexe high tech pour y secourir un pote prisonnier au milieu des zombis. Grâce à la complicité d’un employée, leur amie Katie, qui arrive à déconnecter tous les verrouillages de portes au moyen de son interface WindowsXP option Pack Office, il parviennent à accéder au laboratoire ou ils trouvent des zombis par centaines et un Coyote, avec un foi plus jaune que jamais, qui se défile non sans avoir lâché sur eux les morts-vivants libérés. Car, il faut signaler que la copine, même si elle n’est pas blonde, a fait une sacrée connerie en tapotant n’importe quoi sous Word, et notamment le code ouvrirportezombis, qui est le sésame suprême pour libérer les créatures de leur emprisonnement, sans même demander une validation de confirmation.
Les zombies, tous revêtus de blouse bleue de bloc chirurgical en papier, se rependent dans les locaux, puis dans le parking, puis dans la rue, puis c’est tout... Un combat enragé va s’engager, les jeunes finissant par paraître se noyer sous le nombre. Avant que dix figurants déguisés en types du SWAT arrivent pour nettoyer le quartier….
Une bande de d’jeuns

Depuis un sympathique Arac Attack en 2002, le réalisateur néo-zélandais Ellory Elkayem avait disparu de la circulation. Et la surprise fut d’autant plus grande lorsque l’on apprit que Scifi Channel lui avait confié la tâche de finaliser le projet Return of the Living Dead : deux direct-to-DVD bâtis sur les fondations établies par le génial Dan O’Bannon il y a déjà vingt ans. Remarquez, en y songeant, j’étais plutôt confiant, tant les deux précédents films de genre du jeune réalisateur, Eclosion et Arac Attack, parvenaient à réunir les ingrédients qui rendent si agréables les séries B horrifiques : une outrecuidance potache, des effets spéciaux bien délirants, un second degré omniprésent et une sincérité artistique avouant sa fraîche naïveté.
Et bien, snif ! A la vue du premier des deux films mis en boites dans ces si économiques pays de l’est – Charles Band a décidemment fait de nombreux émules -, ma déception n’en est que plus grande. Ellory Elkayem s’est complètement vautré dans le piège des douceurs roumano-ukrainiennes. Principal responsable du naufrage ; l’écueil du ton utilisé. Le cinéaste récupère en effet tous les éléments humoristiques des précédents volets (les punchline téléphoniques, l’expression gutturale des zombies ; Braiiiinn !, etc…) mais, selon toutes apparences, il a décidé d’employer une méthode narrative sérieuse, voir pompeuse. Le décalage entre la forme et le fond devient donc rapidement chiant, et même désagréable. De plus, la direction d’acteur est si mauvaise que l’on se demande vraiment si le cinéaste était sur le plateau ou s'il cuvait, complètement bourré, dans un bastringue de Sofia. En son absence physique ou mentale, des modèles de films de cul posent sans conviction, et en plus, ils restent habillés! Le plus affligeant est la prestation de Peter Coyote, qui cachetonne de manière complètement lamentable avec une mollesse indécente. Un véritable Marshmallow humain. Bref, abandonnés à leur triste sort, dotés de lignes de dialogues insipides (nous sommes foutus… on est perdu… on va mourir…), ces comédiens, pour la plupart sans talents (et certains post-synchronisés car incapables d’aligner deux mots d’anglais) errent comme des cons dans des tuyaux d’aérations et un parking de supermarché en essayant de nous rejouer Resident Evil. C’est dire les références...
Un supersoldat au frais

Restent les maquillages. Aux commandes : John Vulich. On le connaît, c’est très loin d’être un manchot (il a travaillé à ses débuts chez Charles band, puis avec Dario Argento et George Romero, avant de se consacrer aux séries télé : Babylon V, Buffy, Angel, X-Files). Et comme d’habitude, cet expert des petites productions sauve ce Necropolis du naufrage total. Pour une production Scifi diffusée en prime time aux states à l’automne dernier, le résultat est même très surprenant. De nombreux effets sont filmés à l’ancienne, à base de latex et de sang artificiel, et sont résolument gore. Aussi, même si la mise en scène est hésitante – et je reste poli ! - et le montage si mauvais que l’on dirait que des plans ont oubliés d’être shootés (ce qui est possible d’ailleurs), les amateurs de plans gore seront amusés par la dernière demi-heure du film qui est riche en scènes grand guignol.
Bon, ils riront aussi jaunes quand apparaîtront les deux soit disant supersoldats zombis. Equipés de mitrailleuses et de scies rotatives, ces deux Némésis d’opérette se font rétamés avec une déconcertante facilité par des flics qui déboulent sur les lieux dans les dernières minutes du film. Ceux qui attendaient naïvement un final apocalyptique en seront pour leur frais… Même pas drôle.
Pan ! T’es mort!

La conclusion de à propos du Film (Direct to Vidéo) : Le retour des morts-vivants 4: Necropolis [2006]

Nicolas L.
15

Necropolis est un ratage complet. Le pourtant talentueux Ellory Elkahem se loupe complètement en voulant donner à ce navet un ton sérieux sans posséder la moindre once de matière pour ce faire. Il en résulte une désagréable narration mâchouillée par un faux rythme et un montage aux raccords souvent étranges. Un résultat si catastrophique que je m’en suis voulu cinq minutes d’être si méchant avec ce brave Uwe Böll. Oui, car sur le coup, le néo-zélandais supplante notre cher teuton.

Que faut-il en retenir ?

  • Maquillages spéciaux réussis

Que faut-il oublier ?

  • Mise en scène mollassone
  • Réalisation et montage sans relief
  • Dialogues débiles
  • Absence de second degré
  • Peter Coyote, lamentable

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