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Critique du Film : Le Retour des morts-vivants 3
Le Retour des morts-vivants 3 >

Critique du Film : Le Retour des morts-vivants 3

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 13 janvier 2006 à 0807

Romeo et Juliette ; le mythe revisité

Une base militaire est le théâtre d’expérimentations très secrètes durant lesquels des cadavres sont mis en contact avec la trioxine, ce gaz qui ressuscite les morts. Lorsque le jeune Curt, fils du colonel Reynolds - le directeur de ce projet – perd son amie Julie dans un accident de moto, il ne peut supporter sa douleur et il décide alors d’utiliser le gaz pour redonner vie à son amour.
Après un premier opus très réussi et qui est resté dans les mémoires, mais qui fut hélas suivi par une séquelle beaucoup moins réussie – essentiellement par un manque d’originalité et un esprit potache trop vivace – le projet d’un troisième volet atterrit au début des années 90 sur le bureau de Gary Schmoeller, John Penney et Brian Yuzna.
Les trois troublions et nouveaux papes du gore depuis les succès populaires de Re-animator, From Beyond et Warlock décident d’aborder le sujet d’une manière différente, plus dramatique, et orientent leur écriture vers un road movie construit sur une base rappelant fortement un amour maudit, dans le pur style Roméo et Juliette. Exit donc l’humour potache et les gros gags omniprésents dans les deux premiers volets, et place au très glauque agrémenté d’un humour noir incisif et décapant.
Le film raconte, pas de manière toujours habile, il faut bien le reconnaître, l’histoire de Curt et de Julie, deux post-adolescents amoureux qui se voient refuser leur idylle par l’autorité parentale. Lorsqu’ils décident de prendre en main leur destin, le couple est violemment séparé par un accident de moto - Yuzna appuie l’importance et le particularisme de cet évènement tragique par une séquence de mort violente d’une étonnante sobriété – dans lequel Julie perd la vie. En s’introduisant dans le laboratoire pour ranimer sa dulcinée, Curt va alors déclencher une véritable réaction en chaîne, aussi intense et incontrôlable que sa passion, qu’il ne peut maîtriser.


La fuite de Curt et de Julie qui se transforme lentement en mort-vivant suit parfaitement le canevas classique du road movie, avec ses rencontres fatales et ses rebondissements scénaristiques. La différence notable est que dans ce film, les victimes se transforment généralement en morts-vivants. Puis, progressivement, Yuzna concentre de plus en plus son attention sur le personnage de Julie, utilisant les déboires du couple avec les voyous comme un leurre puis un élément déclencheur de sa bestialité. Prenant pour principe que si l’on en vient à souffrir, c’est que l’on est toujours vivant, le réalisateur nous montre cette jeune victime pratiqué sur son corps des techniques de scarification, sans nous préciser si Julie s’automutile pour se punir de son inhumanité ou pour punir son amant de l’avoir laissé mourir.
Toujours est-il que cela est très efficace et impressionnant, notamment grâce à de superbes effets spéciaux de Steve Johnson qui, durant tout le film, se déchaîne avec son latex. Il faut bien préciser que le film est très gore, beaucoup plus que les deux premiers volets, et que sa vision n’est pas conseillée à tous les publics. Le clou du film est évidemment la finalisation de la transformation de Julie, interprétée par une étonnante Mindy Clarke, et son apparition théâtrale dans l’encadrement d’une porte, à la manière d’une véritable apparition divine, ou plutôt démoniaque. Diaboliquement magnifique et profondément érotique, la nouvelle Julie va calmer les ardeurs des membres du gang, notamment par l’utilisation d’un redoutable phallus d’acier qu’elle s’est insérée sous les chairs de la paume de sa main.
La cavale des amants va s’achever lorsque tous les protagonistes seront capturés par l’armée et que tous, transformés en zombis – dont certains sont vraiment très originaux - par leurs contact avec la ‘’malédiction’’ de Julie, seront emmenés au laboratoire pour devenir des cobayes. Seul Curt, épargné par la puissance de son amour, parvient à rester un être humain. Mais un humain au cœur brisé. Et c’est à ce moment que Yuzna décide de donner à son œuvre un dénouement encore plus shakespearien avec le suicide des deux jeunes gens. Main dans la main, ils décident de quitter un monde où leur amour n’a plus sa place en s’immolant par le feu, au cours d’une scène sobre, romantique et totalement dénuée d’horreur.
Bien entendu, le film n’est pas dénué de défauts. On pourrait reprocher quelques incohérences – Curt se balade dans le labo avec une étonnant liberté d’action – et comme Yuzna n’a jamais été un grand directeur d’acteurs, certaines scènes de dialogues tirent parfois en longueur et les interprètes semblent alors un peu figés. Mais cela n’est visible qu’au tout début du film car le réalisateur maîtrise mieux son travail lorsqu’il se concentre sur la métamorphose de Julie, de son état embryonnaire d’adolescente amoureuse à son stade final de femme fatale. Dans tous les sens du terme.
Les amateurs d’effets gore et de maquillages spéciaux ne seront pas en reste, car l’ensemble est très réussi et entre bien dans la mise en scène, en évitant assez bien l’effet gratuit et le déballage démonstratif. Très nombreux, imaginatifs et très violents, ces effets spéciaux sont aptes à satisfaire les amateurs les plus exigeants. Mon préféré : le zombi girafe du chef des voyous ; son long cou étant du à la traction opérée sur sa tête par une Julie enragée.

La conclusion de

Le Retour des Morts-vivants 3 est un film d’horreur gore très réussi et riche en effets chocs et explicites, avec une créature principale très charismatique. Mais il n’est pas que cela, c’est aussi un récit baignant dans un romantisme gothique, une histoire d’amour passionnée et passionnelle cachée derrière des hectolitres de sang entre un jeune homme et une femme qui se retrouve incapable d’aimer de manière conventionnelle. Un film d’horreur gore et intelligent à voir et à revoir.

Que faut-il en retenir ?

  • Scénario intelligent et original
  • Effets spéciaux très réussis
  • Mindy Clarke, mort-vivant sexy et fatal
  • Ambiance bien glauque

Que faut-il oublier ?

  • Quelques incohérences
  • Certaines scènes de dialogue, un peu laborieuses.

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