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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Le Retour des morts-vivants 5: Rave mortel
Le Retour des morts-vivants 5: Rave mortel >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Le Retour des morts-vivants 5: Rave mortel

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 23 mars 2007 à 1513

Dead can Dance potache

L’intrigue se déroule dans une petite ville américaine de Slovaquie, ou de Roumanie. Tout débute sur un parking de superette, lorsque quelques individus louches négocient, en compagnie de sosies de Dupond et Dupont, l’achat d’un baril de Trioxyn-5 avec un Peter Coyote paraissant souffrir toujours autant de sa gingivite (voir Return of the Living Dead 4 – Necropolis).
Ceci étant fait, le groupe pénètre à l’intérieur d’un laboratoire de 10m². Décidé, Peter Coyote (qui incarne apparemment un scientifique) commence par faire inhaler (on apprend donc à l’occasion que les morts respirent) les gaz prélevés dans le container à l’un des cadavres entreposés dans la pièce. Evidemment, cela tourne mal, car après quelques essais infructueux sur d’autres corps, il finissent par se ranimer tous en même temps et s’emploient à goulûment croquer les cuirs chevelus en latex des personnes présentes. Le tout dans des grandes gerbes de sang et sous des grandes exclamations « cerveaux !! » des zombies, qui paraissent comme autant de vivas. Hélas, Dupont et Dupond ne paraissent pas partager l’enthousiasme général. D’un air dépité, ils massacrent soudainement tout le monde avant d’abandonner les lieux en l’état, et par la même occasion, le container. On en reste cois…

Après Nécropolis, l'équipe de choc est de retour

Un container qui a cependant des petits frères, entreposés dans la pièce secrète de la maison du Coyote. Et c’est en fouillant cette maison que son neveu va les découvrir. Ce jeune BCBG va tout d’abord en faire part à sa petite amie, avant de commettre une erreur impardonnable, contacter ses potes lobotomisés. Deux crétins, étudiants en biologie, ou en chimie (mais plus sûrement en connerie) qui, après une brève analyse de la Trioxyn-5 au moyen d’un microscope piqué dans la boîte du Petit Chimiste (version Collector 1973), décide de la teneur inoffensive du truc. Ils ont alors l’idée géniale d’analyser le produit de manière gustative. Et devinez quoi ? Ils vont le trouver à leur goût et fabriquer des petites pilules vertes en série qu’ils nomment le Z (tiens, comme le film ! Quel humour ce Elkayem !). Quelques heures plus tard, le campus, occupé essentiellement par des cheerleaders à la croupe généreuse, des filles les nichons à l’air et des geeks junkies , se transforme en un réservoir de zombis maquillés à la pelle à tarte sous le regard indifférent des étudiants non encore atteints. Il faut dire que, très malins, le scénariste a fixé la date des évènements en pleine fête d’Halloween… Alors, évidemment…
L’épidémie « zombiesque » va alors se répandre sur le site à travers des hilarantes tranches de vie (un zombi qui croque le cul généreusement offert d’une cheerleader, une décapitation à la guitare…) et toucher les participants d’une Rave Party qui se déroule non loin d’une autoroute tchécoslovaque (on voit de drôles d’inscriptions sur des panneaux, au loin). Et, à ce moment, sur une unique musique techno tournant en boucle, le film décide de partir dans le domaine du délire. Tout le monde se mord à qui mieux mieux, grogne « cerveau !! », ça se course, ça se chamaille un bout de chair ou une oreille ; bref, c’est la mort-vivant Party ! Quand aux danseurs encore normaux, ils attendent patiemment leur tour avant de passer à la casserole, en se trémoussant mollement (pour éviter de quitter le champ de l’unique caméra DV disponible). De véritables moutons à l’abattoir…
Cerveaux!!!!

C’est alors que surgissent Dupond et Dupont (ils ont auparavant usé de leur bazooka pour refréner la pandémie) qui, pour passer inaperçu, se sont déguisés en Walkyries wagnériennes, avec casques à cornes et tout le tremblement (si, si, j’vous jure que c’est vrai, m’sieur !). Fidèles à leurs habitudes, ils tirent alors dans le tas (aahh ! On voit que l’école des nettoyeurs de Critters a créé des vocations) tout en délivrant des propos hautement philosophiques sur le sens de l’existence d’agent secret, avant que, dépassé par les évènements, ils ne fassent appels aux… américains. On se rappelle alors que ces deux imbéciles se sont déclarés officiers de l’Interpol, ce qui a deux avantages : cela justifie leur fort accent slave et le fait qu’ils soient cons comme des manches (normal, ils sont européens),
L’intervention américaine va se matérialiser sous la forme d’un hélicoptère de modèle inconnu qui, en vol stationnaire au-dessus de la fête, va ouvrir le feu sur les étudiants. Et c’est sous une grêle de plomb, qui touche sans discernement zombis et gens « normaux » que la Rave Party va se disperser, les figurants survivants fuyant le site non sans avoir auparavant tournés inexplicablement en rond sur la piste comme des chiens cherchant un coin pour pisser . C’est sur la vision d’un lendemain de fête que s’achève le film, et sur quelques plans d’un zombi en décomposition débonnaire marchant au bord de la route, l’air choqué de n’avoir aucun succès dans ses tentatives d’auto-stop.
La charge des Walkyries version Elkayem

Rave Mortel est très, très nase. Il fallait que je le dise. Ellory Elkayem parait sur ce coup encore plus désintéressé par le sujet que dans Nécropolis, c’est dire. Il laisse donc faire n’importe quoi. Ce que tout le monde, du cadreur à l’éclairagiste, en passant par le monteur, s’empresse de faire. Et le film, bien évidemment, finit par tourner à la gaudriole potache, avec même des passages qui se voudraient burlesques mais qui, faute de tenue, sombrent dans une sorte de sketches à la MrBean sous acide. Le seul truc intéressant, comme dans le volet précédent, reste la forte proportion de séquences gores. Les zombies sont très mal foutus (avec des figurants dotés d’un jeu d’acteur proche de celui d’une laitue), mais en tout cas, ils ont de l’appétit ! Et les effets sanglants, même s’ils sont amenés de manière ridicule et forcée, représentent le seul véritable intérêt de ce nanar.
Gueule de porte-bonheur?

La conclusion de

Je pensais que Ellory Elkayem ne pouvait pas aller plus loin dans la nullité après avoir visionné son Necropolis. Je me trompais, Rave from the Grave est encore pire. A tous les niveaux. Il a cependant un net avantage par rapport au précédent volet (tourné cependant en même temps) d’un cycle vraiment parti en quenouille; il affirme nettement plus son second degré. Si cela ne rend pas le métrage meilleur, cela lui permet d’être moins agaçant, et même parfois volontairement drôle. Le spectacle reste néanmoins pathétique.

Que faut-il en retenir ?

  • Du Gore qui s’assume
  • Un peu d’humour

Que faut-il oublier ?

  • Tout est nase
  • La réalisation est encore pire

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