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Critique du film : Diary of the Dead #1 [2008], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le vendredi 14 mars 2008 à 08h04

Les morts-vivants se mettent aux multimédias

En pleine forêt, des étudiants en classe cinéma tournent un film d’horreur mettant en scène une momie. Alors qu’ils se disputent au sujet d’une séquence, ils sont interpellés par une information télévisée annonçant que des morts reviennent à la vie. Tous vont réagir différemment à cette situation. Parmi eux, il y a un jeune cadreur qui décide de prendre en main sa caméra numérique afin de rendre compte de la situation. Debra ne semble pas rassuré de cette initiative, mais elle n’arrive pas à le faire changer d’avis et elle finit même par s’accommoder de la folie de son compagnon…
George A. Romero et les Zombies, c'est une grande et belle histoire ! Depuis "la nuit des morts-vivants", jusqu’à ce jour, le réalisateur avait tendance à revenir tous les dix ans sur le genre qui le rendit célèbre. Et même son "land of the dead", qui reste le moins bon de sa série, demeure une réussite du domaine. Pour simplement appréhender la supériorité de Romero par rapport à ses confrères qui se sont essayés aux films de morts-vivants, il suffit de constater tous ces titres d’exploitation à séquelles - ou ces remakes - qui virent le jour sans jamais arriver à égaler le maître.
Il y a toujours eu un certain laps de temps entre chaque film de Zombies réalisé par Romero, et on pouvait y voir à chaque fois une évolution des morts-vivants. Cette fois-ci ce grand gars de 68 balais prend à contre-pied ses habitudes. Ainsi, "Diary of the dead" arrive seulement 2 ans après "land of the dead", mais de plus, le réalisateur revient aux origines en mettant en scène une civilisation tout juste contaminée et très vite dépassée par les évènements. C’est donc un tout nouveau départ que nous orchestre Romero et non une suite à sa quadrilogie !


Si "Diary of the Dead" se veut avant tout un film "fun" de zombies, avec son cota de scènes gores et excentriques, avec, par exemple, cette scène grand-guignolesque, mais génialissime mettant en situation un amish - une séquence qui va certainement déclencher les fous rires de toute une salle, dans le sens positif du terme, Romero n’en oublie pas pour autant de raconter quelque chose. Il ne choisit pas par hasard le point de vue de ceux qui filment, le choix se veut stratégique et en adéquation avec les propos qu'il souhaite exposer. Le réalisateur en profite donc pour amener un regard pertinent sur les médias d'aujourd'hui et la teneur des informations qui peuvent circuler sur les différents supports. Un autre point de vue - sympathique - du film et pas le moindre, est la façon dont Romero décrit la fascination de l’homme pour la violence. Ainsi, avec une simple phrase il justifie toute sa position de mise en scène : « les personnes ne s’arrêtent pas pour aider lors d’un accident, mais pour regarder », Romero pointe du doigt notre fascination, notre voyeurisme tourné vers la violence tout en y projetant une vision de l’être humain très noire, propre à celui qui n’aidera son prochain que par intérêt.
Le plus spectaculaire reste le résultat qu'arrive à obtenir George A. Romero sur écran, alors que son budget n'avoisine que les 2 millions de dollars. À titre comparatif une "oeuvre" comme "Cloverfield" est estimée à 30 millions de dollars. En gros pour un projet ayant une approche assez similaire (point de vue issue du cameraman), avec des moyens quinze fois moindres, Romero réalise mieux, de manière plus intelligente et sans jamais donner la nausée.
Pour le reste, le film est surtout porté par la ravissante Michelle Morgan qui se distingue aisément du reste d’une distribution assez quelconque. Limite, j’aurais même tendance à dire que par moment la distribution des seconds rôles est la seule petite erreur du film, bien que rien de vraiment dramatique n’est à noter de ce côté-ci.

La conclusion de à propos du Film : Diary of the Dead #1 [2008]

Richard B.
80

Diary of the Dead confirme que George A. Romero est toujours un maître de l’horreur et qu’il n’a pas perdu de sa forme. Bien au contraire ! Ici le réalisateur de la nuit des morts-vivants semble avoir même retrouvé du mordant et signe un film qui montre sa suprématie en tout point lorsqu’il s’agit de faire se lever les morts !

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