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Chasseurs de dragons >

Critique du Film d'animation : Chasseurs de dragons

Avis critique rédigé par Richard B. le samedi 8 mars 2008 à 17:27

La chasse continue au cinéma!

Après 26 épisodes de 24 minutes et une bande dessinée chez les éditions Delcourt (bientôt 2), les chasseurs de Dragons vont tenter de s’imposer sur la grande toile. Cette fois-ci, le pari est double. Tout d’abord, "Chasseurs de Dragons" passe du dessin purement 2D à la 3D, au risque de déstabiliser les fans déjà acquis. Deuxièmement, ce long métrage rentre dans un domaine où la concurrence est rude et dominée par les productions américaines et japonaises. En cela, on se souvient encore de l’échec non mérité de Kaena qui s’était déjà essayé dans l’animation 3D.
Cette nouvelle aventure de Gwizdo et Lian-Chu nous conte comment ils vont croiser sur leur chemin la petite Zoé en quête de héros pour aider son oncle. En effet, devenu aveugle, le seigneur Arnold se trouve désormais sans pouvoir face à un terrible Dragon nommé "Le bouffe Monde". Même si Gwizdo et Lian-Chu se trouvent être des chasseurs de seconde zone, la jeune Zoé voit vite en eux des héros surtout en ce qui concerne Lian-Chu, à qui elle voue une véritable admiration…
La première question qui pouvait se poser, était : est-ce qu’un film d’animation 3D de 12 millions de dollars – somme tout de même importante – pouvait rivaliser avec les productions américaines de 50 millions de dollars, voir beaucoup plus ? Sur ce point le résultat est stupéfiant, à aucun moment on ne ressent vraiment la différence de budget, la mise en scène se trouve assez habile et permet de donner un résultat tout aussi réussi et maîtrisé qu’un "âge de glace" par exemple.


Guillaume Ivernel et Arthur Quark ont dû y mettre toutes leurs tripes et cela se ressent. Tous les plans apparaissent comme minutieusement préparés, les personnages sont superbement animés et dégagent de fortes personnalités, ainsi ils sont très vite attachants. Hélas ! Derrière ce travail monstre, une chose essentielle a été oubliée : donner de la profondeur ! Le plus gros défaut de Chasseurs de Dragons est de manquer de piquant, ce piquant que Pixar sait apporter à ses productions et que peu d’autres arrivent à imiter. Chasseurs de Dragons ne possède aucunement un double sens de lecture, il n’a pas d’humour de second degré. Chez Pixar, ils ne sont pas seulement les maîtres dans l’animation 3D parce qu’ils profitent de plus gros budgets. Ils le sont aussi car les scénarios et en particulier les dialogues sont mijotés aux petits oignons. Hélas si Guillaume Ivernel et Arthur Quark font preuves d’un immense talent technique et ont des personnages attachants, leur travail ne parvient jamais à provoquer de l’hilarité. J’ai souvent eu de petits sourires - l’humour bon enfant étant parfois efficace –, mais je n’ai pas retenu une scène en particulier, et surtout je n’ai jamais été plié en deux sur mon siège, comme par exemple je l’avais été avec les scènes de Barbie dans Toy’s Story 2.
Je voudrai tout de même terminer ici par une note positive puisque ce film d’animation le mérite amplement. Si j’en viens souvent à comparer avec le roi Pixar, c’est parce que justement Chasseur de Dragon possède un statut assez haut de gamme pour être presque comparé à lui et qu’il ne lui manquerait que peu de choses pour qu’il parvienne à leur niveau ; juste un petit travail supplémentaire du côté du scénario. De surcroît, le film tient totalement tête à un grand nombre de productions américaines, même celles de Dreamworks., Par exemple, j’ai largement passé un meilleur moment ici qu’avec Gang de requins ou alors Madagascar. Les lieux créés, les monstres imaginés et les héros attachants font que "chasseurs de dragons", malgré ses défauts, demeure une expérience cinéma haut de gamme.

65

Guillaume Ivernel, Arthur Quark et leurs équipes nous offrent des environnements et des monstres originaux et une mise en scène dynamique. Seul l’absence de second degré et des dialogues manquant de piquant viennent ternirent la réussite d’un projet qui tient tout de même largement tête à un grand nombre de productions japonaises et américaines. Un travail et une ambition qui méritent forcément des applaudissements !

Critique de publiée le 8 mars 2008.

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