75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°7 : Reconfigurez votre Adblock d'un coup de baguette magique. Harry P. l'a fait et n'a pas eu de séquelles.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique de la Bande Dessinée : Un dragon comme pas deux
Un dragon comme pas deux >

Critique de la Bande Dessinée : Un dragon comme pas deux

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 9 octobre 2006 à 0813

Tueur de baudruches…

Samedi dernier, j’ai vu mon fils de 10 ans se fendre la poire. Assis. Comme ça, là... Tout seul. Comme un con. Normal, dans ces conditions, qu’une oppressante bouffée d’inquiétude me prenne à la gorge, avec comme principal élément d’angoisse un fort doute sur l’état de sa santé mentale. Je voyais déjà sa mère me reprocher mes errances alcooliques passées ou une quelconque faille génétique dissimulée. A moins que cela soit encore Pazuzu qui ne fasse des siennes... Puis je vis qu’il avait une BD coincée entre ses genoux. J’y jetais alors un œil discret; Chasseurs de Dragons, que cela s’appellait. Un peu soulagé, je me décidais donc à me pencher de plus prêt sur la chooose dés que cela serait possible. Je restais quand même méfiant au sujet de Pazuzu, me rappelant que ce gosse étrange avait apprécié la lecture d’Eragon.
Une opportunité apparut quelques minutes plus tard. Un fait prévisible lorsque l’on connaît les limites de la capacité de concentration d’un jeune humain d’une dizaine d’années élevé au Banania. Je saisissais donc le livre abandonné prêt d’une pile de canettes de coca vides (mon fils est l’un des principaux signataires de la Ligue des Bordéliques de son école) et me planquait dans les chiottes, lieux de refuge de tout père de famille stressé. Mon nid d’aigle à moi, sans Eva Braun ni courants d’air.
Vu sur FR3... ce furent les premières informations que je recueillis, bien inscrites sur un hideux autocollant blanc hyper voyant collé sans vergogne, gâchant une couverture à l’illustration plutôt sympa. Une indication importante et inquiétante pour tous ceux qui ont eu la malchance de zapper quelques moments sur cette chaîne destinée aux masochistes et aux fans de jardinage.
Cependant, contre toutes apparences, Chasseurs de Dragon n’est pas l’adaptation d’une émission de télé-achat, ni d’un jeu pour occuper les résidents de maisons de retraite pendant que infirmiers et infirmières font du radada, mais d’un dessin animé d’héroïc fantasy ! Cette BD raconte l’histoire de deux potes qui essayent de se ramasser des tunes en chassant des reptiles de toutes tailles. Bon, le tout exploite à fond les codes de la fantasy bonne enfant et l’esprit cartoon. Les deux héros sont de construction ultra classique, à savoir le petit malin volubile au look de Sid (le paresseux de l’Age de Glace) et le grand gaillard protecteur mais un peu benêt. Pour faire plaisir aux amateurs de clichés, Mathieu Venant et Laurent Turner ont également introduit un petit familier, un dragon bleu rabougri, qui fait des galipettes et amuse la galerie, ainsi qu’une petite équipe de seconds couteaux plutôt colorés (une mention spéciale pour l’insupportable Prince Charmant sur son prétentieux cheval blanc).
Comme on peut le voir, Chasseurs de Dragon ne respire pas l’originalité. On utilise les vieilles méthodes qui marchent. Et pourtant le résultat n’est vraiment pas désagréable. L’humour, destiné aux plus jeunes, est vraiment sympa et plutôt bien trouvé, et le scénario, s’il ne va pas vous étonner, est assez rythmé grâce à une mise en cadre très cinématographique et quelques petites trouvailles, comme cet univers de terres en suspensions reliées par des passerelles qui donnent lieu à de bons gags vertigineux. Tout est d’ailleurs lié à l’élément de l’air, avec des créatures semblables à des baudruches et ces personnages bondissant dans un monde à faible pesanteur.
La qualité des graphismes est également l’un des points forts de l’ouvrage. Les dessins sont très sympas, dotés de cette grande dynamique indispensable à ce type d’histoire trépidante et la mise en couleur de Lorien est d’une grande qualité. L’ensemble aboutit à un look dans le style Chevalier / Ségur, avec quelques touches comics-book, voire manga (le dragon mech à la fin, très amusant !). Un mélange d’influence qui permet finalement à ce premier opus d’acquérir une identité propre.
Finalement, 20 minutes plus tard, je sortis de mes toilettes vachement souriant, content d’avoir passé un bon moment et rassuré sur l’état psychologique de ma descendance – même si je ne comprendrais jamais comment elle peut passer des heures le regard scotché sur les pixels criards de WoW.

La conclusion de

Quand le métissage d’influence aboutit à une œuvre personnelle. Voilà comment je pourrais qualifier le travail des auteurs de Chasseurs de Dragon. Rien de vraiment exceptionnel, rien de surprenant, mais un mélange bien équilibré d’une bonne quantité de codes et d’éléments empruntés à droite et à gauche, appuyé par un honnête travail graphique, pour finalement y appliquer une touche de personnalité. Une bonne surprise…

Que faut-il en retenir ?

  • Univers coloré et sympathique
  • Mélange d'influence réussi
  • Souvent assez drôle

Que faut-il oublier ?

  • Pour un lectorat assez jeune
  • Pas très original

Acheter Un dragon comme pas deux en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Un dragon comme pas deux sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Chasseurs de dragons

En savoir plus sur l'oeuvre Chasseurs de dragons