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Critique du Film : Wolfen
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Critique du Film : Wolfen

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 4 juillet 2007 à 2334

Qui a peur du loup ?

À en croire le titre, on pourrait aisément penser à un film de Loup-Garou. D'une certaine manière, le film n'en est pas éloigné, mais ici, il n'y a pas l'ombre d'un humain mordu qui se transformerait en pleine nuit. Dans Wolfen, il est question de ce que l'homme s'octroie au détriment des lois de la Nature. Et en particulier d'hommes soi-disant civilisés par la grande ville. À travers un récit fantastique, c'est donc avant tout une satire sociale et écologique qui se déroule sous nos yeux.
« Dans son arrogance, l’homme, ne sait rien de ce qui existe en dehors de lui, de ce qui existe sur la terre et défie l’imagination. Une vie aussi certaine que notre mort ! Une vie qui se nourrit de nous, comme nous de cette Terre ! »
Wolfen est inspiré d'un roman de Whitley Strieber (ne me demandez pas de comparer le film et le roman, je n’ai pas encore eu la chance de le lire). Dans tous les cas, que l’adaptation soit fidèle ou pas, le scénario de David Eyre et Michael Wadleigh ne perd en rien de sa splendeur. Car Wolfen n’est ni le Loup-Garou de Londres, ni Hurlement (les 2 films sont eux aussi sortis en 1981), l’approche de cette histoire est beaucoup plus originale. Là où l’histoire se montre habile, c’est en jouant la comparaison entre l’extinction d’une civilisation (les Indiens) et celle d’un animal (le loup). Dans les 2 cas, ces 2 civilisations ont dû apprendre à faire leur place dans un Nouveau Monde (ici New York) pour survivre. Si, dans la première demi-heure on pense au Loup-Garou, il rentre vite en jeu cette idée de droit qui appartient à la Nature et de défense de son territoire. Comme il était indiqué sur l’affiche d’époque, le loup est mi-Dieu, mi-diable, le héros devra aller même jusqu'à s’incliner s’il veut survivre. Dans Wolfen, la Nature et l’ordre naturel reprennent leur place.


Un des autres éléments scénaristiques apparaissant dans le film se situe dans la misère humaine. Ainsi, pendant de longues années, des sans-abri meurent, et personne ne remarque rien. Mais lorsque la victime est un riche entrepreneur tout commence à bouger. Comme il est évoqué dans le film, voir disparaître un démuni ne gêne en rien cette société dite moderne, mais, il ne faut pas toucher aux hommes apportant des bénéfices à celle-ci. Ce sujet social n’est pas nouveau, mais ici, il s’intègre parfaitement dans le contexte de cette légende urbaine.
Bien avant Predator, le réalisateur Michael Wadleigh (réalisateur déjà engagé sur Woodstock), utilise le regard de la bête avec une sorte de vision aux couleurs primaires ou sous forme de négatif. Un procédé efficace, qui permet des séquences de suspense bien senti. Cependant, le réalisateur opte par moments sur des incohérences par rapport à cette vue subjective. Ainsi, des plans sont pris de près pour les regards et expressions, mais la victime semble tout de même surprise lorsque survient l’attaque. Dans tous les cas, le film est rempli de petites trouvailles visuelles, et surtout bénéficie d'une réalisation qui ne vieillit pas (seules les coupes de cheveux et la garde-robe marquent les années).

Du côté de la distribution, il n'y a rien à reprocher, les acteurs sont tous impeccables et en particulier Albert Finney qui est très crédible dans le rôle de cet inspecteur de police blasé par la société. De même que dans les seconds rôles, on remarquera une très belle prestation d'Edward James Olmos (Adama dans la série Battlestar Galactica) qui interprète le personnage de l'Indien nommé Eddie Holt. Edward James Olmos est dans une scène particulièrement animalière où celui-ci se trimbale cul nu sous la pleine lune.

La conclusion de

Wolfen est un film marquant qui traverse plutôt très bien les années. En plus d'offrir un bon suspense, il est aussi un film volontairement engagé et de manière intelligente. Quand un sujet de société se glisse dans un divertissement bien mené, pourquoi bouderions-nous un tel film ?

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