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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Le jour des morts vivants 2 - contagium
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Le jour des morts vivants 2 - contagium

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 20 juin 2007 à 1545

Sale grippe, mauvais film

1968. Dans un hôpital militaire, un homme pisse le sang sur une table d’opération. Il gigote, hurle, mort tout bout de chair passant à portée de ses dents. L’hémoglobine jaillit sur les murs, les infirmières, affolées, prennent leurs jambes à leur cou. Dans les couloirs, elles croisent des types et des femmes, tous hagards, le visage ravagé et l’œil mort. Puis l’armée - enfin des gars en treillis, armés de fusil de sniper en camouflage de jungle - arrive sur les lieux. Et ils commencent une opération de nettoyage… intégral. Oui, mais voilà, au milieu de la panique – une véritable boucherie -, un inconscient a réussi à sortir de la clinique avec un thermos à café. Bon, il ne trompe personne car on devine bien qu’il ne se nomme pas El Gringo et que son récipient contient bien plus qu’un extrait de caféine. Les militaires aussi pigent l’arnaque, et ils le prennent en chasse. Ils le rattrapent dans un fossé et lui mette une balle dans la calebasse, abandonnant sur place le thermos !? Quid ? Ah bah non, finalement, ils n’avaient pas vu qu’il planquait un truc sur lui. Quels cons ces militaires !


Le film nous amène maintenant quarante ans plus tard, un très solennel « five days ago » en incrustation sur un panneau de titrage appuyant l’ouverture de cette séquence… A cinq jours de quoi ? Aucune idée, mais j’ai hâte de le savoir. Pour le moment, on est invité à suivre un groupe de mogolos, accompagné de leur docteur es débiles mentaux, qui nettoie un coin de nature de son surplus de papiers gras, tout en échangeant d’étonnants propos philosophiques. L’un des attardés intello tombe alors sur le thermos, qui repose ici depuis des lustres. Tous ensemble, d’un commun accord, ils décident de ramener leur trésor dans leur logis. Un logis qui, l’on s’en doute bien, présente plus de barreaux aux fenêtres que de rideaux en dentelle et plus de chambres capitonnées que de lits à baldaquins.
Une fois de retour dans leurs pénates, pendant que le docteur cool s’amuse à expérimenter les conséquences de l’accouplement entre une suicidaire et un nécrophobe en rut, l’un des malades – qui avait pourtant l’air le moins craignos – se planque aux chiottes pour tenter d’ouvrir le thermos. Il en chie grave (on le voit parce que le comédien serre les mâchoires tout en fronçant les sourcils et que non, il ne s’est pas encore assis sur les toilettes) mais il finit par y parvenir. Il en ressort des tampons périodiques magiques qui s’ouvrent en corolle (comme dans la pub) mais qui ont pour particularité de lâcher dans l’air de petites billes luminescentes (ah ah ! des comme ça, les filles, vous n’en avez jamais vu, hein !?) qui se répandent dans le secteur. Nombreux sont alors ceux qui entrent en contact avec ces trucs zarbis et rigolos ; les malades balayeurs, le docteur cool, et évidemment la copine suicidaire. C’est à partir de ce moment que cela va partir en couille.

Ils font commencer par peler et tousser comme des perdus. Certains se retrouvent couverts de pustules, d’autres non, ou deviennent agressifs… Et, entre deux giclées de gerbes verdâtres, ils commencent tous à avoir très faim ! Puis, au gré des morsures d’infirmières ou de gardes, la maladie va se répandre dans la clinique. Mordu par la suicidaire, un garde antipathique et vicelard se transforme alors en une réplique du Toxic Avenger, version super vilain. A son tour, il va alors contaminer – et disloquer un peu – le directeur de l’établissement, un docteur très con qui, selon toutes évidences, en sait plus qu’il ne veut nous en dire (il nous dira d’ailleurs jamais rien, nous laissant définitivement dans le vague concernant sa véritable identité). Par exemple, avant de se transformer en zombie psychopathe, le directeur donne l’ordre aux gardiens de s’armer et de tirer à vue sur les malade, et dans la tête de préférence ! (comme quoi il est au parfum de l’histoire, ou bien fan des films de Romero et de Fulci).
Heureusement pour nous, ces gardiens sont des crétins. Jamais ils ne tirent dans la tête et ils se retrouvent rapidement débordés par la situation. Tout le monde mort tout le monde, court dans les couloirs, s’éventre dans la joie et la bonne humeur, et se baffre de chair humaine. On y comprend plus grand-chose, mais bon, c’est gore et rigolo. De son coté, après avoir réussi à récolter quelques informations d’un interlocuteur trouvé sur le web (le fils d’un des militaires des années 60, qui est au courant de tout, même des plus obscurs secrets défense) le docteur cool et quelques malades sympas – ils arrivent, de part leur volonté de fer, à résister à leur instinct cannibales – parviennent à l’infirmerie pour y chercher un antidote. S’en suit une séquence hilarante au cours de laquelle le docteur cool n’arrive même pas à lire des instructions médicales. « Le bulbe rachidien, c’est dans la tête ? » déclare-t-il avant de s’excuser de son ignorance. Pour toute explication, il argumente que cette lacune vient de son état de zombie qui le stresse un peu. Ben voyons !..

De toute façon, cette longue scène ne sert à rien car pendant ce temps, les zombis sont sortis du périmètre de la clinique et on commencé à envahir les rues, mordant les passants et les journalistes. C’est le début de la fin du monde, quoi. Ah, oui, c’est vrai, en bas, un panneau de titrage indique « on day ago », ou « yesterday », je ne sais plus…. Bref, cela veut dire, qu’aujourd’hui on est dans la merde… ou pas.
Comme vous avez pu le lire, le scénario de Contagium n’est pas si insipide que cela. Il est ridicule car truffé d’incohérences, certes, mais bien pris en main, il aurait pu se transformer en un spectacle potache bien délire, dans le pur style Re-animator ou Return of the Living Dead, par exemple. Hélas, c’est loin d’être le cas. Avec sa très lente période centrale – l’incubation de la maladie – qui tire terriblement en longueur par manque de rythme, il est même par moment fortement chiant. Le comble pour un film gore ! La faute aux deux réalisateurs (oui, ils étaient deux pour nous pondre ça !) qui ont pris leur sujet nettement trop au sérieux alors qu’ils n’avaient ni le talent ni la matière pour le faire - à commencer par une fournée d’acteurs très moyens qui cabotinent à outrance, apportant un involontaire aspect comique. Vouloir faire du Truffaut avec du matériel Troma, il faut être sacrément vaniteux… et aveugle. Le titre du film, Day of the Dead 2, trompe également sur la marchandise. Aucune des argumentations de George Romero – même parmi les plus simplistes, comme l’explication du réveil des morts – n’est reprise dans le script. Cette théorie d’expérimentation militaire rapproche plus ce film des comédies horrifiques signées Dan O’Bannon.

En fait, la seule chose à sauver dans Contagium, c’est l’orgie de gore au début et dans les vingt dernières minutes. Cette débauche de maquillages et d’effets sanglants est de plus le seul élément qui nous rappelle les films de Romero, les maquilleurs de Contagium poussant même l’hommage en reconstituant certaines séquences mythiques de Day of the Dead. Au niveau de la qualité, on est plus proche de Giannetto de Rossi que de Tom Savini, je l’admets, mais cela n’est déjà pas si mal. Les effets non numériques sont devenus si rares de nos jours que l’on ne va pas faire la fine bouche. Certains sont d’ailleurs bien sympas, comme lorsque le directeur se retrouve sous sa forme de zombie. Donc, vous êtes prévenu, certains passages sont très crus et extrêmement démonstratifs.

La conclusion de

Si vous pensez trouver en Day of the Dead 2 une séquelle de la quadrilogie de Romero, détrompez-vous, sinon vous risquez fort d’être déçu. Ce film de Ana Clavell et James Glenn Dudelson en a certes la prétention, mais hélas pas du tout les moyens. Trop sérieux, manquant sérieusement de second degré, le film se révèle même ennuyant pendant une bonne partie de sa durée. Seules l’ouverture et les vingt dernières minutes le sauve un peu du pilori, avec une sympathique débauche d’effets gore aptes à satisfaire les fans d’effets de maquillage. Mais bon, c’est quand même peu pour faire un film non ?

Que faut-il en retenir ?

  • Histoire qui aurait pu occasionner un truc sympa
  • Nombreux effets gore

Que faut-il oublier ?

  • Rien à voir avec Day of the Dead
  • Script trop sérieux et souvent ennuyant
  • Niveau d’interprétation médiocre
  • Réalisation prétentieuse

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