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Critique du Film : Le Jour des morts-vivants
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Critique du Film : Le Jour des morts-vivants

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 10 octobre 2005 à 0930

Un sanglant verset de l’Apocalypse selon Saint George

Nous sommes dans un futur proche, la fin du monde est entamée et les zombis ont envahi la surface de la Terre. Restent quelques survivants qui se terrent hors des cités infestées. Une poignée d’entres eux a établi domicile dans un ancien silo de missiles. Cette petite colonie composée de militaires, de scientifiques et de quelques civils trompe l’ennui à sa manière. Sous la direction d’un professeur complètement allumé surnommé ‘’Frankenstein’’, les scientifiques effectuent des expériences sur les zombis capturés par les militaires dans le but avoué d’essayer de comprendre leur fonctionnement, afin de les ‘’humaniser’’. Cependant, cloîtrés dans cette prison souterraine, certains commencent à perdre patience et les tensions s’accentuent entre les deux groupes.
Avec son propre style très décapant, l’ami George Romero, déjà responsable des premiers et deuxièmes volets de cette joyeuse saga, se prend au jeu de continuer sa critique sociale. Cette fois-ci, le huis clos n’a plus lieu dans une simple baraque de campagne ou dans un centre commercial, mais dans un silo atomique. Et même si l’espace vital est plus vaste, le fait que les assiégés se trouvent en sous-sol augment encore d’un cran le sentiment de claustrophobie et d’oppression que subit le spectateur de ce triste épilogue de l’histoire de l’humanité.
Le film s’attarde tout d’abord à définir la vie dans la petite communauté humaine. La conclusion est claire et nette : malgré la semblable assurance de certains d’entre eux (surtout les militaires), les personnages sont conscients de leur état d’emprisonnement et leur santé mentale se dégrade au fil du métrage. Comme des animaux en cage voyant leur espace vital se réduire comme peau de chagrin, ils finissent par s’entretuer, oubliant toutes lois sociales. Avouons que le concept n’est pas neuf et ressemble à s’y méprendre aux précédentes œuvres du cinéaste.
Cependant, Romero, très en verve, ajoute ensuite un ingrédient qui fait la différence et donne au film une saveur inattendue (et qu’il développera lors du volet suivant) : l’apparition d’une conscience chez les morts-vivants. Contrairement aux précédents volets qui se concentraient essentiellement à mettre en évidence la déshumanisation des individus se trouvant face à une situation désespérée et inattendue, l’auteur met ici en comparaison les deux mondes, celui, naissant, des zombis et celui de la race humaine agonisante. Pendant que les uns s’organisent et apprennent, les autres se déchirent et s’autodétruisent. Comme Fulci, Romero propose le réveil des morts comme un fait annonciateur et exécuteur de la punition divine, un nouveau Déluge, en quelque sorte. Tsunami de morts – l’enclos des morts-vivants ressemble d’ailleurs à un barrage avec son écluse – qui finira par envahir comme un liquide le silo et par submerger toute cette humanité indigne de régner sur la Terre, aidé en cela par un homme ayant hâte de s’offrir (comme une symbiose organique) à la nouvelle race désignée.
Mais peu importe le moyen, on le savait, la fin était inéluctable. Seuls deux survivants, des nouveaux Adam et Eve, arrivent à s’échapper par la voie céleste, incarnant les porteurs d’une nouvelle chance de créer une autre humanité. Plus méritante ? On ne sait pas, Romero se garde bien de jouer l’évangélisateurs moraliste, il se pose seulement en témoin. Bien que lorsque le couple fuit avec l’hélicoptère, on constate que pour le réalisateur, Dieu est sévère, mais il sait aussi se montrer magnanime.
La réalisation colle parfaitement au film. Malgré un rythme assez lent – ce volet est plus un drame psychologique qu’un actionner – Les Jour des Morts Vivants est très efficace, avec une photographie très sobre et glaciale, et une musique crispante comme il faut. Puis, dans les séquences d’action, l’ambiance glauque cède la place à l’horreur gore qu’affectionne Romero, très efficace grâce au superbe travail de son maquilleur attitré et ami Tom Savini. Du coté de l’interprétation, les acteurs ajoutent au malaise avec un jeu décalé et presque solennel (mortuaire ?)

La conclusion de

Pour conclure, je dirais que Day of the Dead (ben oui, je préfère le titre anglais) est une excellente nouvelle vision de Romero sur sa mythologie. Plus lent mais plus émotionnel et psychologique que le précédent, moins primaire que le premier, et plus ‘’arty’’ que le dernier opus (qui m’a déçu), je dirais qu’il est le meilleur de tous si je n’avais une affection particulière pour le génial western gore du tandem Romero-Argento. De toute manière, ce film est une messe apocalyptique viscérale qu’il est indispensable de posséder pour tout amateur de fantastique qui se respecte.

Que faut-il en retenir ?

  • Ambiance de mort glaciale.
  • Interprétation particulièrement bizarre.
  • Réalisation très personnelle.
  • Effets spéciaux impressionnants.

Que faut-il oublier ?

  • Quelques longueurs (voulues).

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