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Critique du Film : North star, la légende de Ken le survivant
North star, la légende de Ken le survivant >

Critique du Film : North star, la légende de Ken le survivant

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 13 mars 2007 à 1552

A quoi bon survivre pour trouver ça..

Mes chères soeurs et mes chers frères, humains de la Terre entière, unissons-nous à présent pour que les sombres présages de Tony Randel ne se réalisent pas ! Pour que l’humanité n’en soit pas réduite à vivre dans des casses auto ou dans des buildings en polystyrène expansé et en carton plume afin de s’abriter de ces terribles pluies acides aux dégâts si sélectifs !
Car, en effet, dans la vision du cinéaste américain, un ami de Clive Barker (et probablement aussi de nombreuses substances illicites), les derniers représentants de la civilisation ont dû se résoudre à se rassembler dans la pitoyable Cité du Paradis, un inconfortable agglomérat de bagnoles dressées vers le ciel et de grillage de jardin faisant office de ridicule rempart face aux menaces extérieures. Ces habitants d’une ère post-apocalyptique très minimaliste, cette poignée de figurants maquillés au charbon, vivent d’expédients, de boîtes de fruits au sirop, de morales foireuses et de blagues Carambar (qui ont cependant pour mérite de ne pas filer des caries). Autant dire que ce n’est pas le pied. Et pourtant, dans ce monde de privations et de souffrances, on peut considérer cette bande de loqueteaux comme des privilégiés, car étant les heureux propriétaires d’une bassine d’eau.
Attisant les convoitises, ce confort va naturellement être envié par d’autres. Notamment par les hommes du Chevalier de la Croix du Sud, une cité Heller par delà la plage municipale de Petzouille-les-Bains. Cette rude bande de barbares aux rires gras, composée des représentants les plus hardcore (et les plus fauchés) du fan-club de Mad Max, ne manque pas, malgré un manque évident de moyens, de titiller la patience des citoyens de la Cité du Paradis en y organisant des virées festives à motocyclette. Alors que leur chef, reclus dans la seule pièce confortable du studio de la production, laisse filer les choses. Il faut dire qu’il est bien trop occupé à griller des Chippendales et faire la cour à Julia, une Chinoise frigide aux incessants regards caméra. Et puis, il faut bien que le petit peuple se divertisse, comme on dit communément…
Puis, soudain, apparaît le Chevalier de Véga (pas Zorro, un autre, plus musclé) ! Sapé comme Obi-Wan au cœur du désert de Tattouine, l’homme fait irruption dans la vie des quinze habitants de la Cité, redonne la vue à une gamine braillarde (mais on s’aperçoit ensuite que tout le monde s’en fout), casse la gueule à quelques sbires de la Croix du Sud (en usant notamment de ce don de faire exploser sa cible en la ruant de petit coups) et se lie d’amitié avec un bouffon jaune envahissant à lunettes de soleil vintage… Puis il se casse, les laissant dans la merde. Car ce Chevalier a une mission : la vengeance ! Il a vécu il y a trois jours, ou il y a trente ans, on n’en sait rien, un cruel trauma. En effet, l’autre Chevalier, celui de la ville en kit plastique, l’a presque tué en lui plantant ses doigts dans… le buffet (j’en ai vu qui souriaient déjà, bandes de porcs, mais c’est vrai, à voir le jeu ultra figé de l’acteur, on aurait pu légitimement en douter) et lui a piqué sa meuf (la chinoise, vous suivez ?). Depuis, il marche sur la plage, il pleure en grimaçant comme s’il avait mal aux dents (quel magnifique acteur que ce Gary Daniels, Van Damme n’a plus qu’à aller se cacher dans une fosse d’aisance et Steven Seagal dans une lamaserie Tibétaine), et il occupe ses moments perdus (tous, en fait) à taper sur les éléments du décor et soulever des rochers en mousse. Rien à redire, il a vraiment l’air d’un débile. Cependant, il a des excuses. Quand on sait par exemple qu’il est harcelé en permanence par un papa moralisateur revenant d’entre les morts sous la forme d’une fausse momie aztèque, d’un clone de Malcolm McDowell ou d’une merdeuse de 10 ans en lévitation, on lui pardonne d’avoir une si solide tête de crétin. Mettez-vous à sa place une minute.
Mais malheureusement, son égarement va porter préjudice à ses amis. Pendant qu’il imite Jésus méditant 40 jours dans le désert (version ninja), les choses tournent mal en ville. Les hommes de la Croix du Sud viennent faire une rafle d’esclave pour procurer à leur maître de la main d’œuvre afin qu’il puisse entamer la construction d’une autre maquette. Comme ils ne sont que des abrutis, ils vont descendre la moitié des prisonniers (avec le même pistolet d’ailleurs), mais il va en rester suffisamment pour remplir trois cages pour chien. Ces actes atroces ont le don de même notre Chevalier de Véga hors de lui (un froncement de sourcil et un rictus). Il décide alors que cela a trop duré.
Etant parvenu à dénicher une vieille moto, il déboule chez la Croix du Sud sans prévenir. Il commence par mettre des baffes à une bonne dizaine de figurants qui ont l’amabilité d’entrer les uns après les autres dans le champ. Une véritable file d’attente devant le stand Mandales Distribution ! Puis il part à la recherche du maître des lieux. Il va le retrouver rapidement, vêtu d’un gilet en cuir tendance Village People et les doigts en feu. Le combat est terrible, violent. Notre héros en prend plein la tronche et quand il subit encore un humiliant doigté, on croit que cela est bel et bien terminé pour lui. Que nenni !
Poussant dans un interstice du dallage effrité, une plante attire l’œil du mourant. Mon dieu, se dit-il, mais cette plante est issue d’une graine donnée jadis à ma bien-aimée ! Elle est donc vivante ! (Vous ne réalisez probablement l’effort de déduction fourni à l’occasion de cette réflexion). Gràce à cette pensée, le Chevalier de Véga se sent alors tout ragaillardi (le mental est une chose très importante, me dit toujours mon entraîneur au lancer de nains, et il a raison) et il utilise sa botte spéciale "baudruche" sur son adversaire qui va passer du statut de médusé à celui d’explosé.
Les deux maisons de Véga et de la Croix du Sud n’auraient jamais du s’affronter, répète souvent les protagonistes. Personnellement, je l’aurais fortement regretté, me retrouvant privé pour le coup d’un irrésistible nanar. Un nanar finalement pas si hilarant que ça mais doté d’atouts de premier ordre : une réalisation à l’arrache (avec une éllipse hallucinante en plein milieu de métrage qui pourrait faire croire que l’on se serrait endormi au moins dix minutes) et une cargaison non négligeable de seconds couteaux n’osant trop se compromettre. En effet, au gré du métrage, on a le « plaisir » de voir apparaître de manière plus ou moins éphémère Malcolm McDowell (le papa), Chris Penn (un mutant qui garde les stigmates d’une ancienne rencontre avec le héros sous des angles de cuir), Clint Howard (un mutant hilare au pistolet) et un Costas Mandylor impayable dans le rôle d’un Chevalier de la Croix du Sud à la forte ambiguïté sexuelle. A cela, il ne faut pas manquer l’ajout non négligeable de l’un des papes du non-jeu, maître de l’inexpressivité faciale : l’ex-champion de Kickboxing Gary Daniels.
Cela vous fait baver, avouez-le !

La conclusion de

Avec son budget complètement ridicule et la présence en tête d’affiche de l’un des plus mauvais acteurs de sa génération, Ken le Survivant, version cinématographique d’un manga à succès, ne pouvait pas être autre chose qu’une bouse. Reste à savoir si Tony Randell allait arriver à en faire quelque chose de fun (comme Ticks, son nanar parasitaire). Je dirais que le pari est plus ou moins tenu, avec des moments plutôt drôles (au dixième degré, j’entends) et d’autres nettement moins qui enfoncent la narration dans un ennuyant bourbier démonstratif. Par conséquent, à moins d’être un (ou une) afficionados des torses épilés, je pense que vous ne trouverez guère en Ken le Survivant un spectacle inoubliable.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques séquences involontairement drôles
  • Si vous aimez les bustes épilés et les abdos saillants

Que faut-il oublier ?

  • Réalisation chaotique
  • Scénario elliptique au possible
  • Interprétation calamiteuse de Gary Daniels
  • Décors et costumes cheap

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