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Critique du Film : Déjà vu

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 17 décembre 2006 à 22:50

4 jours pour agir ...

Boum, Badamou, tout un ferry explose et cause la mort de 563 personnes. Doug Carlin (Denzel Washington) aura la lourde tâche de rassembler les morceaux et de trouver qui se cache derrière l’attentat. Bientôt il apprend qu’une fille du nom de Claire Kuchever (Paula Patton) a essayé de le joindre, mais que cette dernière est morte et qu’elle aurait pu être rattachée à l’affaire du ferry. L’Agent Andrew Pryzwarra (Val Kilmer) propose à Doug Carlin d’enquêter sous un nouveau procédé qui permet de visionner le passé de 4 jours en arrière et en temps réel. Ce dernier décide d’utiliser ce procédé et d’aller visionner 4 jours en arrière la vie de Claire Kuchever.
Voici dans les grosses lignes l’histoire qui nous est offerte par Bill Marsilii et Terry Rossio. Un scénario qui semble efficace, carré, bien pensé, mais qui fait songer à d’autres films comme Minority Report, effet papillon ou des séries télévisées comme pour 7 jours pour agir. Mais il faut dire que la trame de l’histoire se révèle assez passionnante, du moins durant une partie du film. En sortant de la salle, je me suis posé une seule et unique question : la fin aurait été tel meilleur si ce n’avait pas été une production Jerry Bruckheimer ? Comment une histoire qui semble si bien travaillée au début, tombe dans une totale incohérence et facilité à la fin ? Certain pourront dire que c’est déjà pas mal, les productions Jerry Bruckheimer n’essayant pas d’habitude de raconter une histoire, mais juste de divertir (ce qu’il fait assez bien), mais dans le cas présent cela gêne dans la mesure ou quand on sort, on a l’impression d’être passé à côté de quelques choses qui auraient pu être énorme, et qu’à la place on à un semi-pétard mouillé.


Du côté de la réalisation, il n’y a guère de surprise : Tony Scott est égal à lui-même. Réalisateur efficace, sachant tenir une caméra, mais il faut reconnaître qu’il prend beaucoup moins de soin à traiter l’image que son frère Ridley Scott. Tony Scott aime que ça bouge, que les coupes soient nettes, que les couleurs soient saturées et que l’image face mal à la tête de temps à autre. Du côté de sa mise en scène on pense beaucoup à Uss Alabama ou encore plus à Ennemi d’état. Il est étonnant, vu la popularité aujourd’hui du réalisateur, de le voir revenir travailler avec un producteur comme Jerry Bruckheimer, qui a tendance à imposer sa touche à ses productions plus que les réalisateurs eux-mêmes.
Les acteurs dans l’ensemble sont assez bons : Denzel Washington a son charisme et son assurance habituels – peut-être trop par rapport au sujet - et la jeune Paula Patton est assez sobre et charmante pour essayer de se percer une carrière dans le show-bizz américain. Val Kilmer lui a pris du poids, mais pas grave, nous sommes toujours heureux de le revoir en second rôle, c’est là ou souvent il est le meilleure.

50

Déjà vu n’est pas un mauvais film, il est même plutôt efficace, mais le temps et un sujet délicat, encore plus quand le film essaye de rendre l’ensemble crédible ; alors quand la fin hollywoodienne ne rentre pas dans l’équation temporelle, forcément les incohérences perturbent. De même qu’à vouloir trop en mettre : Thriller, SF, histoire d’amour, … parfois ça déborde. Dommage, mais le film, bien que divertissant, ne marquera pas l'espace-temps.

Critique de publiée le 17 décembre 2006.

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