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Critique du Film : Highlander
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Critique du Film : Highlander

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 20 novembre 2006 à 0808

Il aurait du y en avoir qu’un…

Le premier volet des aventures temporelles de Connor McLeod, un ancien Highlander immortel qui traverse les ages à la recherche d’un amour définitivement perdu, tout en devant combattre ses semblables dans de terribles duels d’épéistes…
En 1984, un film inattendu réalisé par un jeune cinéaste australien fait sensation dans les festivals de cinéma fantastique. Utilisant des techniques narratives inédites empruntées aux réalisateurs de vidéo clip musicaux, Razorback – l’histoire d’un sanglier sanguinaire qui terrorise une petite localité du bush australien – révolutionne quelque peu un cinéma qui commençait sérieusement à se répéter. A force d’usage de filtres chromatiques, de plans tordus et travelling chiadés, Russell Mulcahy, malgré un film au budget ridicule et un scénario plus que basique, est propulsé sans étape au statut de réalisateur culte. On parle d'un nouveau George Miller, on fait même référence à Peter Weir
Deux ans plus tard, l’ambitieux Russell Mulcahy débarque à Hollywood pour réaliser son premier métrage d’envergure, et sous la bannière de la Fox, s’il vous plaît ! S’appuyant sur un scénario plutôt intéressant, le script d’Highlander met en avant le thème de l’immortalité et notamment le débat philosophique argumenté par le questionnement : à quoi bon de connaître l’état d’immortalité si c’est pour le vivre seul ? Pour illustrer ce thème sur la solitude que l’on croirait sorti tout droit d’un texte de John Steinbeck, le staff de scénaristes imagine l’histoire d’un surhomme fatigué par une existence interminable et pleine d’adversité.
Fidèle à ses principes, Russell Mulcahy recommence à cette occasion son travail d’esthétisme clippesque. Ce qui est devenu aujourd’hui synonyme de redondance et de manque d’imagination était en cet époque plus qu’innovateur et il est intéressant de remarquer que, malgré les années, le film a gardé son élégance photographique et ses coquetteries narratives (le reflet dans les lunettes au cours de la séquence du parking, par exemple), si elles n’impressionnent plus, n’apparaissent pas comme ridicules. Il faut dire que les effets gratuits de Mulcahy sont enveloppés dans un confortable confort dramatique grâce à la présence d’acteurs charismatique et d’une bande musicale qui va entrer dans la légende.
Le rôle principal est à la charge de Christophe Lambert. Devenu une star depuis son rôle simiesque de Greystoke, le français est, il faut bien l’admettre, plutôt mauvais, comme à son habitude. Ce qui est le plus incroyable, c’est que la pilule passe très bien car le spectateur candide de l’époque prend l’hallucinante mollesse de l’acteur (la scène durant laquelle McLeod manie le fer à la forge est à mourir de rire tant Lambert parait anesthésié) pour une volonté délibérée d’interpréter un être désabusé, adepte du stoïcisme. Il faudra attendre les prestations suivantes de notre totoffe national pour prendre conscience que, en fait, c’est tout simplement l’expression de sa véritable nature de Marshmallow humain. C’est probablement pour cette raison que Highlander reste son meilleur rôle, et aussi grâce à l’habileté de Mulcahy qui parvient à cadrer l’acteur en réussissant à estomper sa coquetterie oculaire.
Il faut dire que l’immortel en kilt est parfaitement secondé, dans l’amitié comme dans l’adversité. Dans le rôle de l’initiateur, et dans la peau d’un hidalgo égyptien plein de classe et d’ironie, Sean Connery apporte une fraîcheur incroyable au film et j’en suis venu à regretter vraiment que les rôles n’aient pas été inversés. Cadré beaucoup plus serré que Christophe Lambert, le comédien écossais écrase son vis-à-vis lors des scènes communes, par sa prestance naturelle mais aussi son jeu, et réduit l’aura du puissant Highlander immortel à celle d’un pygmée cul de jatte. Sa mort intervient vraiment trop tôt à mon goût, laissant seul Christophe Lambert avec sa nonchalance d’ado attardé.
Dans tout film épique qui se respecte, qui dit héros dit également monstre à affronter. Et dans ce registre, la sortie d’Highlander est l’occasion de voir accéder au panthéon restreint des vilains inoubliables un personnage mythologique qui incarne la lubricité et la cruauté : le Kurgan. Interprété par un Clancy Brown encore plus cabot que d’habitude – c’est peu dire – le personnage cadré comme une bête des Enfers est vraiment impressionnant et sa mort peu paraître, à ce titre, un peu trop facile.
Enfin, il serait un crime de conclure cette critique sans parler d’un autre élément essentiel à la réussite du film : la bande son. Travaillée par Michael Kamen et magnifiée par les chansons de Queen - tirées des albums Kind of Magic et Princes of Universe - la bande originale de Highlander reste encore de nos jours un grand moment de musique cinéphilique.

La conclusion de

Révolutionnaire à sa sortie, Highlander a bien sûr vieilli. Il ne s’est pas bonifié avec le temps mais, à la manière d’un vieux scotch écossais bien tourbé, il a su garder sa puissance et son élégance. Et ce n’est pas le jeu soporifique d’un Lambert sous Prozac qui parvient à gâcher le plaisir offert par l’unique grand film de Russel Mulcahy, cet esthète éphémère. Un pauvre cinéaste qui a perdu depuis son talent narratif au coeur des méandres du temps. Un classique que tout amateur de cinéma fantastique qui se respecte se doit d'avoir vu.

Que faut-il en retenir ?

  • Concept intéressant
  • Réalisation innovante en son temps
  • Bande originale exceptionnelle
  • Sean Connery et Clancy Brown

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario qui développe peu l’idée première
  • Christophe Lambert

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