75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°4 : Au secours ! Un Publi-killer se ballade dans le coin. Une seule solution, le désactiver pour de bon.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Roman : Identification des schémas
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Critique du Roman : Identification des schémas

Avis critique rédigé par Manu B. le mardi 12 septembre 2006 à 0627

Identification des schémas

"Cinq heures de décalage horaire made in New York. Cayce Pollard se réveille à Camden Town, cernée par les loups affamés de son cycle circadien chamboulé..."
Cayce Pollard est une "découvreuse". Elle a le flair pour sentir où le vent tourne et est devenue, depuis longtemps, une consultante pour la publicité très recherchée. C'est aussi une grande amatrice de films et elle s'intéresse comme de nombreux autres internautes à un film intrigant, dont des séquences passionnent et obsèdent nombre d'entre eux. On la contacte un jour pour retrouver la source et l'instigateur de ce phénomène devenu cultissime...
William Gibson, qui a toujours été en avance sur son époque, semble maintenant sur le point de fusionner (disons recoller) la science fiction (à) la littérature mainstream. Ce qui est étonnant, c'est cette valse avec le temps que l'auteur américain donne au fur et à mesure de sa carrière. Car ses premiers écrits, même s'ils collaient à la réalité comme matériau de travail, tentaient de projeter le lecteur assez loin dans le futur, un futur où l'homme tentait de coexister avec la machine, d'une façon ou d'une autre. Mais la technologie était vraiment, à l'époque des balbutiements du cyberpunk et de Neuromancien, très avancée par rapport au présent d'alors. Plus tard, sa trilogie du Bridge et lumière virtuelle, débouche sur les nanotechnologies dans tomorrow's parties.
Or ici, il semble que l'univers décrit dans identification des schémas soit presque contemporain. On s'y sent presque chez soi, même si Cayce vit dans des sphères très éloignées de notre quotidien, en voyage à droite à gauche, gagnant des fortunes colossales. Mais ce sentiment de réalisme s'estompe complètement à un certain moment où l'on sent un décrochement... Malgré tout, ce roman a toujours la même patte Gibson, sa passion pour les marques (trademarks) est toujours là, ce que le métier de Cayce favorise bien, puisqu'elle travaille dans la publicité. On retrouve moins, par contre les contre-cultures habituelles, quoique la faune a maintenant changé de visage -je parle des internautes, des piliers de forums, avec encore une fois cette réflexion sur l'anonymat des membres-.
On regrettera toutefois un dénouement un peu décevant, un peu raccourci et manquant de prospective. Mais ce qui compte, chez Gibson, ce n'est pas forcément la destination, c'est aussi le voyage... Alors enjoy !
A lire, l'Interview de Max du grand bonhomme: http://www.cafardcosmique.com/William-GIBSON-Identification-des

La conclusion de

Si ce roman de William Gibson ne déçoit pas vraiment, il nous laisse pourtant un petit arrière goût d'inachevé. Beaucoup plus proche de la "littérature blanche" que de la science fiction, Gibson déroute le lecteur en brisant encore plus les barrières du genre avec un univers si proche du nôtre.

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