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Critique du Film d'animation : Cars : au pays des 4 roues
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Critique du Film d'animation : Cars : au pays des 4 roues

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 13 juillet 2006 à 0803

Virée dans le désert

Flash McQueen est un jeune et fringuant sportif de haut niveau. Hélas pour son entourage, Flash McQueen est également un personnage prétentieux, vaniteux et égoïste… Suite à un concours de circonstances, ce jeune champion va être accueilli, bien contre son gré, au cœur d’une sympathique communauté rurale. Au cours de ce séjour mémorable, il va y apprendre les vertus de valeurs aussi primordiales que peuvent être celles de l’amitié et de l’amour…
Réalisé par ce génie de John Lasseter, Cars réunit à nouveau les ingrédients de ses précédents films. A savoir un scénario béton, bâti à partir de soigneuses études de caractères, doté d’une écriture bien équilibrée, mélangeant avec subtilité des argumentations sur des valeurs que l’on trouveraient, en d’autres occasions, bien naïves. Ici, dans cette histoire finalement profondément humaine, l’équipe de Pixar surprend en laissant de coté le pastiche des Indestructibles pour entrer de plein pied dans la comédie sentimentale - au doux parfum des fifties – se déroulant sur fond de critique sociale.
Cars met en avant, à la manière d’un Doc Holliday animé (un excellent film avec Michael J. Fox qui bénéficie du même ton optimiste), des éléments critiques comme : la désertification des campagnes, la fracture sociale entre les différentes composantes d’une Amérique Nouvelle qui a oublié les valeurs d’hospitalité et humilitée inculquées par les premiers colons, et surtout la mise au rancard de la petite entreprise et de l’initiative personnelle au profit des grandes corporations. Un sacré challenge à relever – une conception également fortement Républicaine -, au cœur d’un film d’animation destiné en priorité à la jeunesse.
Après une première partie dans laquelle le spectateur va être plongé dans un univers agité, , désagréable, superficiel et presque hystérique de la vie citadine, le film change complètement de style et prend un rythme plus doux et feutré. Arrivé par ‘’hasard’’ dans la petite ville presque fantôme de Radiator Springs, Flash McQueen va progressivement se laisser emporter par l’esprit traditionaliste (dans le bon sens du terme) et écologiste qui circule anarchiquement – illustré par les troupeaux de tracteurs en liberté et les acrobaties du fantasque Mater, un vieille guimbarde finalement pas si idiote que l’on pourrait le croire - dans son atmosphère champêtre. L’antipathique personnage principal va alors entamer une véritable mutation psychologique et retrouver d’anciennes et nobles valeurs. Un soudain parcours initiatique déclenché dans un premier temps par l’attrait purement physique qu’il ressent pour la jolie Porsche nommée Sally, mais qui va rapidement laisser la place à une sensation plus profonde et universelle. Cette procédure de conversion va être traduit sur la pellicule par une narration simple, humoristique et légère, portée par un véritable festival de gags très drôles ne sombrant jamais dans l’excès potache ou le ridicule.
Puisqu’il s’agit d’un film d’animation, il vaut bien sûr parler du niveau technique et artistique. Du début à la fin, un seul mot m’est venu à l’esprit pour qualifier la performance des studios Pixar: prodigieux ! Encore plus que cette superbe qualité d’une mise en image qui frôle de très près la perfection – avec notamment des courses de NASCAR sidérantes de réalisme –, avoir réussi l’exploit d’humaniser d’une manière aussi convaincante ces amas de tôles tient tout simplement du pur génie. Je ne pensais pas, avant d’avoir vu ce film, que je pouvais éprouver de la sympathie ou de la compassion envers une bagnole ! Et rien que pour ressentir cette sidérante sensation, le film mérite d’être vu.
Cependant, pour être honnête, il y a un petit détail narratif qui m’a quelque peu gêné. Comme de nombreux films orientés vers le buddy movie, le fait d’avoir un héros aussi suffisant entraîne le spectateur à porter son affection vers son ami plus ‘’humain’’ ou moins parfait, car plus facilement identifiable. Et Cars n’échappe pas à la règle avec le cas Mater, d’autant plus que Flash McQueen vient d’un monde qui cultive la superficialité et que son changement d’attitude est bien trop rapide pour être crédible et assimilé sans heurt par l’audience. Par conséquence, je n’ai ressentit aucune empathie, ni même une quelconque sympathie, envers le héros, et j’ai inconsciemment reporté mon affection et mon intérêt vers Sally, le shérif, les vendeurs de pneus italiens ou ce vieux grincheux de Doc Hudson. Si ce défaut mineur, en plus d’une histoire somme toute assez classique, est apparu à mes yeux, c’est de toute manière bien peu au regard de toutes les trouvailles que renferment ce petit bijou.

La conclusion de

Un véritable régal. Au niveau technique comme au niveau émotionnel. Bien sur, Pixar et Disney obligent, le film reste ultra conventionnel avec une rédemption un peu trop facile et un happy end inévitable, mais c’est bien peu par rapport au plaisir qu’il peut produire. Et cela même sur les personnes peu ou pas concernées par le sport automobile.

Que faut-il en retenir ?

  • Scénario bien construit
  • Gags très drôles
  • Niveau technique époustouflant
  • Des voitures si… humaines

Que faut-il oublier ?

  • Histoire assez banale
  • Quelques petits défauts de structure

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