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Critique du Film : Jeepers creepers II le chant du diable
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Critique du Film : Jeepers creepers II le chant du diable

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 30 avril 2006 à 1235

Le Creeper aime les beaux males

Tous les vingt trois ans, une terrifiante créature surgit des profondeurs de la terre et sème la terreur durant vint trois jours. Au vingt deuxième jour du cycle, un fermier voit son fils être enlevé par l’immonde créature alors qu’au même instant un car transportant une équipe de basket-ball et ses cheerleaders tombe mystérieusement en panne. La nuit tombe et le car est immobilisé en rase campagne. Le Creeper, attiré par l’odeur de ces jeunes gens appétissants, fonce alors sur ses proies….
Suite au succès remporté par le premier volet, une suite se devait donc d’être donnée aux aventures de cette nouvelle icône de la terreur qu’est le Creeper. C’est à nouveau à Victor Salva, géniteur de la créature, que revint l’honneur de le faire revivre, en transposant astucieusement cette épisode avant le premier opus, à la manière d’une préquelle.
Force est de constater que le réalisateur au passé trouble a réussi à tenir ses engagements horrifiques, même si le film n’est pas exempt de défauts, souffrant essentiellement de son scénario rachitique mais aussi de ses personnages non seulement insupportables mais également d’une rare niaiserie.
La séquence d’ouverture, par contre, risque d’étonner et de faire plaisir aux amateurs de frissons. Salva crée de suite une ambiance glauque, une atmosphère de terreur oppressante dans un champ de maïs écrasé par un soleil de plomb, au milieu duquel un jeune garçon est en train de planter des épouvantails. La résurrection du Creeper au travers de l’un de ces épouvantails restera le point culminant du film, accompagnée de la mort du gosse emporté dans les airs par la terrifiante créature.
Malheureusement, après ce départ au climax haletant, la suite, contrairement au Creeper, ne parviendra pas à décoller et va vite tomber dans l’engrenage des clichés et des déjà vus. Salva fait appel à moult artifices éculés pour essayer de nous faire peur mais rien ne parvient réellement çà nous étonner, même s’il nous arrive parfois de sursauter par de brusques entrées dans le champ.
Bénéficiant d’une superbe photographie, de quelques moments que l’on pourrait qualifier d’oniriques – comme les envolées de la créature dans les cieux – et de très réussis effets spéciaux qui raviront les amateurs de gore, le film ne peut cependant nous faire oublier ses gros défauts. Le plus évident étant ses personnages sans consistance, groupe d’adolescents niais dont le sort nous indiffère totalement, et dont on ne saura rien. Ca crie, ça s’insulte, ça se crêpe le chignon, mais l’on s’en fout comme de sa première chaussette… On attend juste que le Creeper les bouffe en se curant les trous de nez.
Il faut également reconnaître qu’à travers cet étalage d’Adonis, Salva a créé un beau film gay, utilisant jusqu’à satiété les symboles les plus flagrants qui noient habituellement les métrages de l’ami David De Coteau. La caméra s’attarde sur les torses dénudés, les braguettes entrouvertes, on parle homosexualité entre deux séances de bronzage et d’urologie, revoyant le tout à la plus vulgaire imagerie gay, le choix des acteurs s’étant fait plus sur leur physique de bimbo boy pour magazines spécialisés que sur leur talent dramatique.
Et le Creeper de saliver sur cette nourriture alléchante, choisissant en se pourléchant les babines, l’œil lubrique, les plus beaux spécimens, avec en priorité ceux qui ont bizarrement leur jean moulant déboutonné. Alors, le Creeper, premier monstre gay ? Mesdemoiselles, circulez, il n’y a rien à voir…
On regrettera aussi une fin complètement ridicule lorgnant vers le grand guignol et nous projetant à l’aube d’un nouveau cycle, vingt trois ans plus tard.

La conclusion de

Au final, il est dommage de dire que le film de Salva n’a aucune autre ambition que celui de nous faire sursauter et d’alimenter le moulin à dollars des producteurs. Le réalisateur y a glissé quelques unes de ses obsessions (le film ravira tous les amateurs de torses masculins épilés), de manière assez grasse d’ailleurs, et il s’est contenté de construire une série B bien réalisée mais sans aucune originalité. Des rumeurs persistantes annoncent un Jeeper Creepers 3 en gestation, les petits slips blancs en frémissent déjà !

Que faut-il en retenir ?

  • Belle photographie
  • Effets spéciaux réussis
  • Belle séquence d’ouverture

Que faut-il oublier ?

  • Scénario étriqué et linéaire
  • Personnages niais et vides de substances
  • Fin débile

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