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Critique du Film : Horribilis
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Critique du Film : Horribilis

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 23 avril 2006 à 0951

Pour quelques dollars de plus !

Dans le bled de Wheesly, tout est tranquille, les préoccupations sont la chasse et à la limite un maire un peu égocentrique. Grant Grant a tout pour lui, il est riche et est marié à une femme superbe. Mais voilà, suite à une nuit avec sa femme loin d’être torride, Grant Grant part faire un tour dans le bar de la communauté. Sur le retour en passant par les bois il va récupérer une espèce de gros vers gélatineux…
Horribilis ou Slither en anglais, était un film qui accentué ma curiosité à plusieurs titres. Les images alléchantes laissées à penser un film bien saignant rappelant à ce titre quelques petits bijoux des années 80 qui ne se prenaient pas au sérieux. Curiosité encore plus accentuée quand il se révèle que James Guun signe ici son premier film cinéma. James Guun est ce que l’on peut qualifier de poulain, et pas celui de n’importe qui, puisqu’il est celui de Llyod Kaufman : grand créateur de la Troma. Ainsi, Gunn avait participé pour Kaufman à la réalisation entre autres du scénario de ‘Troméo et Juliet’ (de même qu’il l’avait co-réalisé). Guun après c’est un peu fourvoyé en écrivant le scénario de l’armée des morts (remake du grandiose ‘Zombie’ de George A. Romero). Mais, en soudoyant son âme en écrivant pour ce remake ou encore ‘Scooby doo’, Guun arrive enfin à mettre les studios de Major hollywoodienne dans sa poche. L’horreur étant plus ou moins revenue à la mode James Guun arrive à vendre son scénario de Slither et obtient un budget assez confortable de 15 millions de dollars. Cela pourrait paraître peu, mais quand on vient de la Troma cela est énorme (pour faire une idée, ‘Troméo et Juliet’ a coûté environ 350.000 dollars).


Le film sur le départ me déçoit un peu, assez long à démarrer, il est assez traditionnel : petite bourgade, portraits caricaturaux, mais attachant, puis encore une fois un trio amoureux. Puis arrive la bestiole bien gluante, une espèce de vers gélatineux qui s’incruste rapidement dans la personne de Michael Rooker. Un Michael Rooker pas souvent assez visible sur les écrans et toujours aussi bon ! Son personnage et a la fois drôle, méchant, sadique et dégage cependant de la compassion. Assez rapidement son personnage va devenir accro à la viande et va petit à petit se muter. Bientôt grâce à d’autres petits vers il va transformer la petite bourgade en Zombie et se mêler aux corps des autres, rappelant dans une certaine mesure des films comme le ‘Blob’. Le film se lâche au fur à mesure est hésite pas à déborder dans le grand-guignolesque par moment. à ce titre, des passages vont vite devenir hilarants et sanglant. Les clins d’œil et références de films sont nombreux : cela va de l’hommage à la Troma avec un extrait de ‘Toxic Avenger’ à des rappels de séquences tels que ‘Critters’, ‘blob’ ou autres films de Mort vivants. Bien sûr la femme de Rooker joué par Elizabeth Banks aidé par Nathan Fillion vont essayer de contrer la créature. Elizabeth Banks s’en tire pas mal dans son rôle de femme presque soumise qui va au final faire preuve de caractère. Loin d’être la nunuche de service, elle sera jouer de sa beauté sans jamais se rendre caricatural et évite ainsi de camper la gonzesse tête à claques comme nous pouvons en trouver dernièrement dans ce type de film ; à l’exemple du pitoyable remake de ‘the fog’ ou ‘la maison de cire’.

Le film aurait pu devenir une référence si de temps à autre il ne s’était pas calmé. Nous n’arriverons jamais dans la démesure d’un ‘Bad Taste’ ou autre ‘Braindead’. Peut-être cela est dû au fait que le film demeure un film hollywoodien, mais pourtant par moment Guun frôle presque la même jouissance, souvent nous sommes pris de crise de fou rire et souvent nous croyons au lancement d’un débordement totalement gore. Mais hélas le film ne part jamais réellement en vrille. Toutefois, il reste largement supérieur à la plus part des productions actuelles et est largement plus saignant qu’un ‘Hostel’ ou autre ‘destination finale’. Moins prétentieux, plus dingo il est certainement le meilleur produit de ce début d’année.

La conclusion de

Horribilis est un bon film de série B. Assez drôle, saignant, et attachant pour que l’on s’amuse. Il lui manque cependant un poil d’irrévérencieux en plus pour faire marque et se distinguer réellement. Un produit cependant de meilleures tenues que beaucoup d’autres actuels. Un retour bien agréable a ces films qui nous m’ont bercé.

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