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Critique du Téléfilm : Le Fléau
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Critique du Téléfilm : Le Fléau

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 20 avril 2006 à 0700

Un rhume qui fait du foin !

Suite à un accident, un virus très contagieux et extrêmement virulent s’échappe d’un laboratoire militaire et répand la mort sur son chemin. En quelques jours, la population mondiale est décimée. Les quelques survivants tentent de reconstruire leur vie en se réunissant en communauté. Certains d’entre eux ont comme point commun la répétition d’un même rêve, dans lequel une vieille femme leur indique une mystérieuse destination, et d’un même cauchemar, habité par un inquiétant Homme Noir…
Le Fléau est le roman le plus populaire de Stephen King, et à ce jour, son plus gros succès littéraire (bien qu’à mon avis, il soit loin d’être le meilleur). C’est également à cette occasion que l’auteur crée son fameux Randall Flagg, un personnage récurrent qui deviendra un des éléments essentiels de ses futurs romans. La tâche qui incombait donc à Mick Garris, qui avait auparavant déjà travaillé avec l’auteur, était donc de taille.
L’écriture du scénario demanda donc de gros efforts et, heureusement, la participation de Stephen King à sa conception permit au script de conserver les principaux aspects de ce livre fourmillant de personnages, de situations croisées et de parenthèses narratives. Bien entendu, quelques corrections sont effectuées, afin de mieux s’accorder avec le public télévisuel américain. L’exemple le plus flagrant est la transformation du jeune black sourd muet Nick Andross en jeune bellâtre blondinet (via l’acteur Rob Lowe) ! Mais bon, dans l’ensemble, pas grand chose à redire, l’adaptation est assez fidèle. Un fait assez rare pour être signalé !
En fait, le téléfilm – très long – se divise en deux parties. La première partie, qui voit se propager les méfaits de la pandémie et qui introduit les principaux personnages est à mon sens très réussie. En commençant par ce générique ‘’catastrophe’’ qui a rappelé à mes bons souvenirs le génial Warning Sign, un film marquant que les auteurs de Resident Evil ont honteusement plagiés. Ce générique est alors suivi d’un panel de présentations, sous fond d’ambiance apocalyptique, diverses car géographiquement éloignées, ce qui aurait pu entraîner une forte confusion. Mais grâce à un montage habile, posé et ordonné, aucun problème de compréhension ne se pose. Mais, revers de la médaille, cette technique narrative d’exposition entraîne un rythme final que d’aucun pourrait trouver vraiment trop académique, sans dynamisme et quelque peu désuet ( la présence de la musique country n’arrange rien !).
Néanmoins, grâce à ce script bien écrit et très énigmatique, le métrage tient la route et l’histoire est agréable à suivre. La réussite vient également d’une distribution de qualité. Car ce téléfilm regroupe un nombre important de bons comédiens, qui se doivent interpréter des personnages riches et intéressants (même s’ils sont moins fouillés que dans le roman et totalement infidèles à leur description physique). Les performances sont intéressantes, que cela soit celles de Molly Ringwald (la douce Frannie), Ed Harris (le général Starkey), Laura San Giacomo (la troublante Nadine), Corin Nemec (le fragile Harold), Matt Frewer (le ‘’détonnant’’ l’Ordure) ou Adam Sorke (le turbulent Larry). De plus, j’ai personnellement trouvé que deux acteurs sortaient du lot ; Gary Sinise et Miguel Ferrer. Le premier incarne de manière talentueuse le héros Stu Redman, un personnage au début quelque peu négatif mais qui va finalement se retrouver le leader involontaire du parti du Bien. Et le second est le puant et vil Lloyd, qui remporte haut la main la palme de l’interprétation dans le camp du Mal. Une récompense qui, à cause d’un manque de subtilité, est très loin de s’orienter vers un Randall Flagg (interprété par Jamey Sheridan) beaucoup moins impressionnant que dans le roman.
La deuxième partie est nettement plus faible et presque ennuyante à partir de sa troisième heure. Cela traîne vraiment en longueur. En partie la faute, c’est vrai, à une baisse de régime venant du roman lui-même, mais surtout à l’exposition interminable de cette intrigue manichéenne lourdingue. Cette lutte du Bien contre le Mal, sans aucune subtilité et hollywoodienne à outrance, est assez digeste dans le livre grâce au style inimitable de Stephen King, mais transposé à l’écran cela devient carrément chiant. L’intérêt réapparaît un peu à nouveau lors de l’affrontement final à Las Vegas, mais peut-être trop tard, bon nombre de spectateurs ayant probablement décrochés définitivement.

La conclusion de

Au final, le bilan est mitigé. Même si on peut saluer la fidélité de l’adaptation et les performances de la distribution dans son ensemble, il faut bien admettre que le film devient vraiment lourd à partir de sa deuxième moitié. Mick Garris fait correctement son travail, mais il ne met pas assez d’énergie dans une narration déjà construire de manière pachydermique pour nous empêcher de sombrer dans l’ennui ou le sommeil. Quand au spectateur qui aura tenu le coup jusqu’au dénouement, il regrettera son acte héroïque en assistant à un affrontement un peu mou qui n’a pas grand-chose de mémorable.

Que faut-il en retenir ?

  • Adaptation assez fidèle
  • Première partie intéressante
  • Interprétation de qualité

Que faut-il oublier ?

  • Concepts philosophiques primaires
  • Deuxième partie ennuyante
  • Un Randall Flagg peu terrifiant

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