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Critique du Film : Ténèbres
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Critique du Film : Ténèbres

Avis critique rédigé par Christophe B. le dimanche 8 janvier 2006 à 0717

Intense et violent

Ténèbres est l’occasion pour Dario Argento de retrouver un genre qu’il avait abandonné dans ses trois précédentes réalisations : le Giallo. (Ce terme de Giallo, que l’on peut traduire par « Jaune », est issu de la couleur de couverture des livres de ce style en Italie, comme on a nos « Séries Noires » en France) Ce genre de film typiquement transalpin et parfaitement inimitable, qui mèle le thriller, le film d’angoisse, l’épouvante…


Si le personnage principal du thriller traditionnel est le flic, celui du giallo serait plutôt le meurtrier, froid, minutieux, masqué, ganté de noir et sachant comme pas un se servir de tout ce qui coupe, tranche, sectionne. Et s’il s’agit de sectionner quelque-chose, autant que ce soit les gorges de minettes affriolantes (et si possible au moment où elle prennent leur douche, c’est visuellement tellement plus agréable…)
Comparé a ses œuvres précédentes, Argento nous offre, concernant l’ambiance, un revirement à 180°. Terminés les décors gothiques, le style expressioniste allemand et les éclairages acidulés. Ténèbres, à contrario de son titre, est filmé sous des lumières éblouissantes et des décors hyper-réalistes, du béton et encore du béton, le blanc est omniprésent. Le style est dur, brutal, pur, clinique. Le propos ne s’encombre pas de mort-vivants pour faire jaillir l’horreur, la concrète et cruelle réalité du quotidien s’en charge.

La musique est une fois de plus assurée par trois des membres du groupe Goblin, ayant splitté peu de temps avant. Une musique qu’on qualifiait à l’époque « d’électronique ». Syncopée à souhait, habillant les images au plus près. Emplifiant l’ambiance de ses beats synthétiques, hypnotisants, froids et angoissants.
Certaines scènes du film resteront longtemps gravées dans la mémoire des spectateurs de l’époque. Une fenêtre explosant sous un coup de hache qui va venir sectionner un bras, le plan séquence de la fuite d’une jeune fille poursuivie par un dobberman filmé à la steady-cam, un travelling le long d’un immeuble filmé à la Luma. Des plans souvent copiés par la suite, mais rarement égalés.

La conclusion de

Ténèbres est un des films les plus sanglants d’Argento, la violence y est intense, perverse ; agrémentée, ce qui n’est pas de coutume chez le réalisateur, d’une certaine forme d’érotisme. Un érotisme malsain où les corps dénudés sont filmés avec passion, où la femme gémit de peur sous les carresses des gants de cuir du tueur, hoquète de douleur sous les coups de boutoirs des couteaux. Argento aime filmer les femmes et ça se voit (même si c’est pour les découper en morceaux…)

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